armoni's glob

Pour vivre heureux, vibrons cachés!

05 mai 2007

Pourriez-vous partir en vacances avec moi ?

En ce week end électoral et en ce mois de recrutements universitaires, j’ai décidé de noyer mon stress en pensant aux vacances. Bien sûr, il y a différents types de vacances, différentes façons de voyager mais partagez-vous mon style à moi ? Pourriez-vous partir avec moi ? Voici un petit jeu de rôle pour vous.
Naviguez d’un numéro à l’autre en fonction de vos choix ! Bon voyage !

Nous sommes dans un café et discutons des possibilités de voyager ensemble, mais avant tout, il nous faut trouver la période idéale. Si vous préférez partir au mois de juillet allez au 1, au mois d’août allez au 2, au mois de septembre allez au 3.

1. Ah ! Le mois de juillet, début des grandes vacances d’été pour des milliers d’écoliers français et aussi début du fameux job d’été pour des milliers de jeunes cherchant à subvenir à leurs besoins et c’est là que ça coince car je travaille au mois de juillet donc si vous voulez partir durant ce mois-ci, ce sera sans moi. Laissez tomber ou recommencez au début.

2. Août, le mois chaud. Une variété infinie de possibilités s’offre à nous, à condition de s’y prendre suffisamment à l’avance pour ne pas se retrouver sans rien ! Décidons d’une destination, voulez-vous ? Si vous préférez l’Amérique du nord (USA + Canada) allez au n°4, si vous cherchez le soleil (Espagne, Ibiza, Côte d’Azur…) foncez au n°5, si les pays du nord vous attirent (Scandinavie, Ecosse), ça sera au n°6.

3. Pfff ! Qui sait de quoi Septembre sera fait ? Je vais peut-être avoir du boulot…enfin…le début du mois sera sans doute libre…et les vacances en septembre ont tellement de charme. Allez, banco, on embarque ! Décidons d’une destination, voulez-vous ? Si vous préférez l’Amérique du nord (USA + Canada) allez au n°4, si vous cherchez le soleil (Espagne, Amérique du sud, Italie) foncez au n°5, si les pays du nord vous attirent (Scandinavie : Norvège, Suède, Finlande, Danemark), ça sera au n°6.

4. Ah ! Les States, les métropoles à dimension non humaine, les parcs nationaux ! Le Canada et ses grands espaces, la nature à perte de vue ! C’est un nouveau monde qui s’offre à nous…ou plutôt à vous car j’ai déjà prévu un voyage à Chicago et au Québec pour le mois de juin et visiter les mêmes pays deux fois en si peu de temps, ça ne m’emballe pas tant que ça…alors ça sera pour une prochaine fois ? Trouvez un/e autre partenaire ou changez d’avis en revenant en arrière.

5. Chaleur, bronzage, farniente au soleil, boites de nuit…bref les destinations soleil réunissent tout ce qui m’ennuie en vacances…désolée mais les vacances ensemble me semblent compromises…Amusez vous bien quand même (et attention au coups de soleil).

6. Monter vers le nord lorsque toute l’Europe file vers le sud, c’est votre truc ? Errer dans des paysages préservés, sauvages, immenses, découvrir une nouvelle culture, son architecture, son histoire, son art, ça vous tente ? Et surtout réaliser de magnifiques photos en prenant tout votre temps, ça vous branche ? Faut croire qu’on doit voyager ensemble, alors. Reste à trouver comment voyager à travers ces immensités sauvages. Faisons du stop ! Départ au n°7 ! Louons une voiture ! Mais vous n’avez pas le permis, attendez moi au n°8. Louons une voiture ! Vous avez le permis, on se retrouve au n°9. Vive les transports en communs (train, bus) ! RDV au n°10.

7. Du stop…bon…franchement, je l’avoue, j’aime bien organiser, planifier mes vacances afin de voir un maximum de choses en un minimum de temps. Or, il n’y a rien de plus aléatoire que le stop. Je sais je suis chiante, pas assez aventureuse mais ça ne me branche pas vraiment. Bon courage et attention aux coups de soleil sur le pouce.

8. Vous n’avez pas le permis…ben moi non plus…ainsi se termine notre merveilleux voyage…merci et on se revoit à l’auto-école ? Si vous persistez quand même on peut faire du stop au n°7 ou prendre les transports en commun au 10.

9. Vous avez le permis et là, c’est clair que je vous admire pour avoir réussi là où j’ai échoué. Comme ça ne vous dérange absolument pas d’être le seul conducteur/conductrice, nous pouvons nous mettre en route, je serai la copilote. Un conseil : quand j’indique une direction, suivez plutôt ce que montre mes mains que ce dit ma bouche car je confonds la droite et la gauche. Tournez à droite pour rejoindre le n°11.

10. Ah…les transports en commun…galère sans fin…mais bon, n’ayant pas le permis, je dois souvent m’en contenter. Et puis à deux, c’est plus sympa, non ? On aura toute la liberté de regarder le paysage, dormir, bouquiner un peu sur la route et visiter des tonnes de gares ferroviaires et routières pendant nos longues heures d’attente entre deux transferts. J’apporte le jeu de cartes. Embarquons au n°11.

11. Et où c’est qu’on dort ? Le camping, c’est cool et pas cher, plantons notre tente au n°12. A l’hôtel, pour le confort, la sécurité du lieu et si possible avec jacuzzi, le bain est prêt au n°13. Vive les auberges de jeunesse, rien de tel pour rencontrer d’autres voyageurs tout en surveillant son budget, nous avons une réservation au n°14. Et pourquoi pas faire du porte à porte chez les habitants ? Toc toc au n°15.

12. J’ai toujours fait du camping avec mes parents, pendant des années…et franchement…maintenant que je suis adulte, j’aime toujours autant ça. Cuisiner sur un mini réchaud, monter la tente en plein vent, se blottir dans son sac de couchage en écoutant la pluie tomber (personne n’a fait autant de camping que moi au Royaume-Uni)…j’adore, sincèrement, ça fait des super tranches de rigolade et de bon souvenirs. Choisissons notre programme au n°16.

13. C’est vrai qu’un hôtel, c’est quand même super confortable…en plus dans les pays scandinaves, il y a presque toujours piscine et sauna dans les hôtels…d’ailleurs, avez-vous déjà été en Scandinavie ? La vie y est horriblement chère et, soyons honnêtes, je n’ai pas les moyens pour l’instant. Si vous êtes plein de fric et prêts à assumer financièrement une majorité des frais d’hébergement pour nous deux, eh bien en route au n°16, il faut choisir notre programme. Si vous ne roulez pas sur l’or, adieu car notre compte bancaire ne se remettra jamais de ce séjour.

14. C’est vrai que les auberges de jeunesse, c’est pas cher et pratique. Oui mais voilà, après une expérience traumatisante dans une auberge à Londres, je me suis dit « jamais plus jamais ». Vous pouvez bien sûr essayer de me convaincre des avantages des auberges de jeunesse et vous pourriez même réussir mais ça risque de vous prendre tout l’été. Désolée.

15. Oui, c’est sûr que loger chez l’habitant c’est super pour faire des économies, sans parler de l’expérience culturelle au cœur d’un foyer typique. Oui mais voilà, aller loger chez des amis OK, frapper chez des inconnus et demander une service, non. J’ai horreur de déranger les gens, et je serai vraiment super mal à l’aise. Désolée, sans moi.

16. Bien, nous voici prêts à découvrir un pays de Scandinavie, armés de notre guide touristique mais quel guide au fait ? Le guide du routard (ou le Petit Futé) pour ses conseils pratiques et ses bons plans restau et hébergement, ouvrez-le au n°17. Le guide Gallimard Voyages ou Voir de chez Hachette, vous savez ces beaux guides super chers sans presque aucune information pratique (hébergement, nourriture) mais des plans de villes, des infos sur l’histoire, le patrimoine, les musées et châteaux à visiter, on l’achète au n°18. Les deux types de guides, éclatons le budget guides au n°19. Un guide ? Pour quoi faire ? vous êtes indépendant au n°20.

17. Ah ! Le guide du Routard ! LE guide des tuyaux percés ! Qui ne s’est jamais précipité vers un « bon petit restau typique sympa et pas cher » recommandé par le routard pour se retrouver dans un endroit dégueu, désagréable et cher ? Je me souviens d’un conseil du routard pour accéder à un site sans en payer l’entrée, il fallait pour cela escalader une falaise plongeant à pic sur une mer agitée…ça devait être une blague mais je pense que quelques touristes aventureux et économes ont dû se tuer ainsi…Rien ne vaut, à mon sens, la combinaison de deux types guides…mais comme vous êtes si proches du but, je vous emmène quand même avec moi et je referai votre éducation en matière de guide touristiques. L’assassin habite au 21 et c’est là qu’on va aussi.

18. C’est vrai qu’ils sont beaux ces guides, des mines d’informations et le top pour savoir quoi visiter. J’adore. Malheureusement, ce n’est pas suffisant et quelques infos pratiques du Routard me semblent indispensables aussi. Rien ne vaut, à mon sens, la combinaison de deux guides…mais comme vous êtes si proches du but, je vous emmène quand même avec moi et je referai votre éducation en matière de guides touristiques. See you au 21.

19. Bon choix ! Rien ne vaut la combinaison du guide pratique « bons plans » même si les plans ne sont pas toujours bons et du guide culturel. Traînons un peu dans une boutique de livres d’occasion et je suis certaine qu’on trouvera des guides pas chers qui n’ont servi qu’une fois. Et main dans la main, sautillons jusqu’au numéro 21.

20. Ah ! Si près du but, c’est dur…mais partir dans un pays étranger et inconnu sans aucun guide, aucune info, c’est un peu amateur…comme savoir ce qu’il y a à voir, hum ? Comment comprendre la culture qui nous entoure ? Non, franchement, même si le guide ne dit pas tout, il est quand même indispensable, non ? Non ? Ben tant pis alors…

21. Nous sommes prêts ! La plus grosse épreuve pour vous est passée : arriver au terme de ce jeu et ça y est vous y êtes. Si je ne vous ai pas exaspéré dans la préparation du voyage et si vous me supportez encore, vous m’adorerez pendant le voyage, n’ayez crainte. En route !

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26 avril 2007

Mettez vous un peu à ma place!

Bon, assez parlé de mon voyage en Angleterre (et de ma banderole, bande de pervers).

 

Evoquons un instant l'ambiance résolument bucolique d'un séjour à Petiteville.
A Petiteville, on faire plein de trucs sympas, comme:

 

Regarder les tétards

autoportrait_et_t_tards

 

Emmerder le chat de papa/maman

freddie


Se demander ce que c'est que cette mousse verte

bulles_vertes


Se dire qu'être une fourmi, c'est dur

fourmi

Rencontrer Maya l'abeille

abeille


Et puis, évidemment, découvrir le mode Macro de son appareil photo

chardon_2

encore...

epis

et encore...

fleurs_blanches


et encore...

fleur_jaune

Faire semblant de travailler

vacances_1

Faire prendre l'air à ses pieds

vacances_2

Et faire une vidéo pour ses lecteurs préférés

 

 

 

A ma place
Vidéo envoyée par armoni

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24 avril 2007

A trip to England 2

Une fois arrivés chez James, celui-ci nous a annoncé que pour les femmes, il avait une chambre de deux et une de trois et qu’il fallait se dispatcher. Comme personne ne se décidait rapidement, j’ai annoncé : « OK, je vais prendre la chambre de 3 avec Odette et Nathalie et Prisca et Chantal peuvent prendre la chambre de deux, ça vous va ? ». Notre chambre de trois ressemblait à la maison des trois ours de Boucles D’or. Il y avait un grand lit, un moyen et un petit. Après avoir investi le petit lit et laissé les deux autres à mes collègues, nous sommes descendues voir comment les autres étaient logés. Le mieux était Nounours qui dormait dans la chambre de notre hôte (je ne sais d’ailleurs pas où a dormi James pendant le séjour). Au centre de la chambre trônait un imposant lit à Baldaquins. Il y avait également une machine à UV car j’ai oublié de préciser que James avait un bronzage parfait.

Nous étions tous sur le palier du premier étage à admirer la chambre de Nounous lors que James nous a demandé ce que nous voulions faire et surtout quand nous voulions manger. Chantal a expliqué que nous étions partis de Paris dimanche après-midi, que nous avions passé la nuit sur le ferry, que nous avions passé la journée de lundi à faire des visites et qu’en ce lundi soir, nous rêvions tous d’une douche. A ce moment-là, James a attrapé le bras d’Odette, l’a soulevé, lui a sniffé l’aisselle et a déclaré « oui c’est vrai, vous avez besoin d’une douche ! ». Pour mieux vous imaginer la scène, il faut savoir qu’Odette est une femme qui vient de fêter ses 60 ans, elle est cool mais a toujours la classe et à plusieurs moments de la journée, on la voit sortir son peigne de son petit sac à main et arranger son brushing, ce qui lui vaut depuis des années quelques remarques taquines de ma part. Mais sans méchanceté car j’adore Odette et en plus elle est venue à ma soutenance de thèse (cette dernière information n’a aucun intérêt mais je la donne quand même.) Après avoir distribué les tours de passage de pour l’unique salle de bains, nous avons tous regagné nos chambres respectives. J’ai alors dit à Odette « Il t’a reniflé les dessous de bras quand même !!! », ce à quoi elle a rétorqué « Ouais, putain ! ». Je suis alors descendue en courant dans la chambre de Chantal pour lui annoncer la terrible nouvelle : « On a un problème terrible avec Odette : elle a dit Putain ».

Une fois lavées et changés, nous sommes descendus dans la salon où James nous avait préparé l’apéro : vin blanc et rouge et petits canapés de saumon et d’œufs de lompe. Et là, je dois dire que ça m’a tuée. C’est la première fois qu’une famille d’accueil nous reçoit aussi bien. C’est très rare qu’on nous donne de l’alcool et encore moins des canapés. Et ça été comme ça tous les soirs. Malgré les apparences, James était un hôte hors pair et nous a reçu comme des princes et princesses, ce qui n’est pas étonnant puisque James est un roi lui-même.

Et oui, il nous l’a annoncé comme ça direct le premier soir en prenant l’apéro : « Je suis en fait le roi de France en exil. » Ha ha ce type est fou ou bourré mais plus vraisemblablement les deux en même temps. Mais en fait, à bien y regarder sa maison était pleine d’objets anciens, certains sans doute de valeur, notamment une collection d’armes impressionnante: une lance Massaï, une canne qui se transforme en épée comme celle de John Steed et ce qu’il nous a affirmé être le plus grand fusil du monde ! Plusieurs photos de lui jeune conduisant des voitures de collection genre Rolls Royce ou Bentley ont achevé de nous convaincre qu’il était sans doute un aristocrate désargenté.

 

fusil

 
Chaque soir le dîner était excellent. A chaque fois que nous le complimentions sur sa cuisine, James nous rétorquait : « c’est pas moi, c’est le chef. » Ha ha. « Oui, j’ai un chef mais il a tout préparé avant que vous arriviez et il a dû partir tôt ce soir car il possède son propre restaurant et il a beaucoup de travail. » Et tous les soirs de la semaine, il s’est amusé à nous faire croire qu’il avait un chef cuisinier et nous qui le voyions faire la cuisine, faisions semblant d’y croire. L’avant-dernier soir, il nous a annoncé que nous verrions le cuisinier le lendemain, qu’il passerait nous dire bonjour. Evidemment, comme nous sommes allés au supermarché ce soir-là, nous sommes rentrés un peu plus tard. James nous a annoncé que malheureusement, nous avions raté le chef, mais que celui-ci nous avait laissé un mot. Il nous a effectivement produit un mot de la part du cuisinier (mais écrit de la main de James évidemment).

pubLe mercredi soir, nous avons voulu aller boire un verre au pub et avons invité James (que nous commencions sérieusement à adorer). Il a dit OK, je me prépare et on y va. Ca a pris un temps fou ! Car pour la première fois depuis le début de notre séjour
chez lui, il a changé de vêtements : chemise blanche éclatante, gilet en tissus, cheveux peignés et…santiags !  Le dandy !

Remarquez, le dernier soir au pub, c’était pire ! James et moi avions organisé une petite surprise pour l’anniversaire de Chantal. J’ai emmené les filles au pub et lui, s’est pointé un peu après avec un super gâteau et des bougies, ça a fait super plaisir à Chantal.

g_teau

 

Et pour célébrer l’occasion, James avait mis son chapeau Guinness, avec des mini Guinness qui pendent ! Je ne pouvais pas ne pas lui piquer !

my_guinness

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23 avril 2007

A trip to England 1

La première semaine des vacances, je l’ai donc passée en Angleterre. Comme chaque année, j’ai accompagné un groupe d’enfants (45 cette année, âgés de 10 à 17 ans). Nous sommes partis en car depuis Banlieueville dimanche après-midi. Au programme : excursions avec les enfants tous les jours et bonne ambiance.

 

Cette année, nous sommes allés dans le sud-ouest, dans le Somerset plus précisément. Comme c’est loin, nous avons fait une traversée de nuit entre Cherbourg et Poole. Franchement c’était l’horreur. Nous étions tous installés dans un grand salon avec des fauteuils inclinables. Dormir là-dessus, c’est vraiment la misère. Les enfants ont à peu près dormi mais nous, les animatrices, avons passé la nuit à chercher la position idéale. Moi, par exemple, je dors normalement en chien de fusil, sur le côté quoi. Eh ben dormir avec cet accoudoir de m… dans les fesses, j’ai pas du tout tripé. A un moment j’ai essayé de dormir par terre mais la seule place libre que j’avais trouvée était près de la porte des toilettes. Après m’être fait marché dessus 2 ou 3 fois, j’ai renoncé et regagné mon siège inclinable. A 6h du matin, l’hôtesse est venue nous réveiller. Mes collègues et moi avons été nous maquiller aux toilettes pour essayer d’avoir la classe même après cette nuit blanche ! Et hop, nous étions tous prêts pour la longue journée de visites prévue avant le repos du soir (et la douche !!!!).

ferry

Lors ce type de séjour, les enfants sont hébergés dans des familles anglaises. Le soir, après les excursions, notre car se gare sur un parking dans le centre ville et les différentes familles anglaises viennent chercher les jeunes. Ils dînent donc chez leurs hôtes anglais, y dorment et y prennent le petit déjeuner le matin. Le premier soir, lors que nous arrivons dans la ville d’hébergement, c’est toujours un peu l’appréhension de rencontrer les familles anglaises pour la première fois. Les enfants se demandent chez quel type de personnes ils vont tomber, s’ils seront gentils, s’ils auront des enfants, des animaux, etc. En général, les enfants tombent dans des familles charmantes et ils y prennent beaucoup de plaisir. Il n’en va pas toujours de même pour les animatrices…

 

Je dois dire que ces dernières années, j’ai à peu près tout connu en matière d’hébergement. La première année où j’ai fait ce voyage, j’étais logée toute seule chez un couple. Deux de mes collègues étaient chez des gens très sympas mais à la campagne et très loin du centre ville et les deux autres chez une dame qui ne leur adressait même pas la parole et leur servait juste les repas. Au début, j’étais un peu déçue d’être la seule à loger sans personne d’autre du groupe mais dès que j’ai connu ma famille d’accueil, j’ai tellement trippé sur eux que je n’y ai plus pensé. Ils ont tout fait pour me faire plaisir pendant mon séjour, ils étaient vraiment adorables. Au séjour suivant, j’étais logée avec ma collègue Odette. Nous partagions une chambre thème léopard : les housses de couette du lit étaient en tissus imitation léopard, tout comme les rideaux, les tapis, les abat-jour, les cadres…bref tout était léopard…on en a fait une indigestion.

 

L’année suivante, nous avons été logées toutes les 5 ensemble, avec le chauffeur du car. Nous étions super contentes d’être ensemble, ce qui allait considérablement augmenter les possibilités d’aller au pub le soir vider quelques bières. Seulement voilà, notre hôte était une véritable psychopathe…je dirais plutôt maniaco-dépressive. Un jour, elle m’a sévèrement réprimandé car je n’avais pas bien placé mon verre sur le dessous de verre mais sur le set de table. Je vous passe les détails mais on en a été traumatisées et on en parle encore ! L’année dernière, c’était la ménagerie. Les gens étaient sympas mais vivaient dans un zoo. Ils avaient 1 chien, 2 chats, des tas d’oiseaux dont 1 perroquet qui hurlait à la mort à l’heure du petit déjeuner, des lapins, des poissons, des tortues, des poules et je ne sais plus quoi encore. Cette année, donc, nous nous demandions quel genre de famille allait nous accueillir mais nous ne pensions pas être surprises car nous croyions avoir tout vu.

 

Erreur.

 

Nous n’étions pas préparées à rencontrer James.

 

Le soir de notre arrivée dans la ville d’accueil, après avoir dispatché tous les enfants dans les familles anglaises et après avoir fait quelques recommandations et encouragé mes petits de 10 ans dont c’était le premier séjour, j’ai entendu Chantal, la responsable du séjour, m’annoncer : « Marion, voici notre hôte, James ». Déjà, un homme tout seul, c’était pour nous inédit mais l’homme en question était également toute une attraction. James est grand, la soixantaine sans doute mais parait plus. Il portait un polo à rouge et or du pays de Galles (polo qu’il a gardé 3 jours de suite d’ailleurs). Ses cheveux gris étaient grossièrement ordonnés sous l’emprise d’un bandana roulé et noué autour de la tête comme un bandeau. Son nez était ravagé par une consommation intense de vin et de bière. D’ailleurs, il sentait l’alcool. Bref, James c’était un croisement entre Keith Richards and Iggy Pop. Nous étions un peu inquiètes mais la présence de Nounours notre super chauffeur, nous rassurait quand même un peu.

 

james

La suite demain ?

Deux petites photos de Stonehenge pour vous:

stonehenge_1

stonehenge_2


 

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28 mars 2007

Yeaaaaaaaaaah!!!

La fac où je fais mon post doc vient de me verser 2 mois de salaire d'un coup! Mon compte en banque ne va pas s'en remettre. Il faut que je dépense ces sous!!!!

Et quoi de mieux que de faire un petit voyage? Chicago, me voilà!!!!! En juin, c'est la grand messe des chercheurs de ma discipline et j'ai été acceptée pour une communication. Alors, hop! Dans l'avion Marion! Et comme quand on est à Chicago, on est seulement à 1198 km de Montréal, ben au passage, je vais y faire un arrêt (il y avait une escale à Montréal de toutes façons). Donc Yvon, si tu m'entends (ou plutôt si tu me lis) je serai au Québec du 21 au 26 juin (et avec un emploi du temps déjà pas mal chargé).

Dr Carter, si tu m'entends, je serai à Chicago du 16 au 21 juin.

Les autres...ben vous ne me lirez pas du 16 au 26 juin.

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15 novembre 2006

Avoir la classe à Budapest

Deuxième thème : Avoir la classe à Budapest

Etant donné qu’en voyageant hors saison, les tarifs sont vraiment avantageux, Marco et moi avons décidé d’orienter notre séjour sur la thématique : « vivons dans le luxe ». Pour une toute petite poignée d’euros de plus, nous avons logé à l’hôtel Astoria, en plein cœur de la ville. C’est un vieil hôtel qui a été témoin de faits historiques. Par exemple, c’est là qu’a été formé le premier gouvernement démocratique du pays en 1918, après l’effondrement de l’empire austro-hongrois. Y a pas à dire, c’est un lieu classe, avec portier à l’entrée et restaurant chic, etc. Pour moi qui, en voyage, ait plutôt l’habitude des campings ou des squats chez des amis, c’était un véritable choc.

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Hôtel Astoria, façade extrérieure

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Restaurant de l'hôtel Astoria

Moment clé de notre séjour de luxe, le dîner au restaurant Gundel (dont malheureusement je n’ai pas de photo). C’est un des restaurants les plus chics et les meilleurs de Budapest. Le Gundel, c’est un peu le Fouquet’s Hongrois ou la Tour d’Argent. Quand j’ai appelé pour réserver, on m’a bien précisé qu’il y avait un code vestimentaire et que les hommes étaient obligés de porter une veste dans le restaurant. Ca a été un peu la panique avec Marco car nous avons dû vider nos sacs de voyage à la recherche de vêtements pas trop moches et pas trop froissés. Au final, on était plutôt beaux. Marco s’est fait prêter une veste au Gundel car il n’en avait pas apporté.

Gundel

Purée qu'on est beaux!

Nous sommes arrivés en taxi sur place, le portier en haut de forme est venu nous ouvrir la portière et nous conduire jusqu’à l’entrée où on a pris nos manteaux. A l’intérieur, c’était chic mais sans être trop chargé. Un groupe jouait tranquillement de la musique traditionnelle, pas trop fort pour ne pas déranger, juste donner une couleur musicale au lieu. Un violoniste passait de table en table.

 

Avec Marco, notre politique gastronomique s’est résumé ainsi : on est au Gundel, il faut vivre le trip jusqu’au bout, on ne va pas commander une salade verte ! Nous avons donc opté pour le menu gourmet : 7 plats, donc 5 accompagnés d’un verre d’alcool. Il faut savoir qu’on avait commandé du champagne hongrois en apéro, alors autant vous dire qu’à la fin du repas, on était un peu pompette. Chaque plat était très peu copieux ce qui nous a permis d’arriver au bout sans avoir l’impression d’éclater. Alors, vous voulez savoir ce que contenait le menu Gourmet ? D’abord du caviar, puis une gambas fumée avec salade, un potage crème de champignons sauvages aux cèpes rôtis, une tranche de foie gras grillée sur galette de pommes, une selle de cerf au four avec sauce de vin rouge, châtaignes et strudel aux fruits rouges, une dégustation de fromages de Gundel et une crème brûlée. Toujours accompagnés de vins hongrois qui sont effectivement très bon. C’était délicieux, inutile de le préciser et on était super content de cette expérience, d’autant plus que l’ambiance dans ce restau était très bonne, pas du tout guindée ni touristique.

 

Notre séjour à Budapest a également été marqué par les visites aux bains. La capitale hongroise est une des plus grandes villes thermales d’Europe avec 30 sites pour se baigner dans des sources chaudes naturelles. On hésitait entre deux sites, finalement nous sommes allées aux deux. Le samedi, nous avons été aux bains Gellèrt qui sont connus pour leur cadre art nouveau. Ce n’est pas très grand mais l’avantage c’est qu’il n’y avait pas trop de monde. Les bains chauds ou spas sont unisexes mais il y a une piscine commune. Elle est bordée de colonnes de marbre, de statues, c’est vraiment très impressionnant de se baigner là-dedans. En revanche, en ce qui concerne les bains chauds unisexes, sur le plan hygiénique, ça a été une expérience traumatisante pour moi puisque j’étais cernée dans un bain par de vieilles femmes hongroises pour qui le port du maillot de bain est tout à fait inutile. Bon, pour avoir un peu visité les pays scandinaves, j’ai pris goût au sauna toute nue mais j’avoue que dans un bain, avec les poils qui flottent et tout…par contre culturellement, c’est une vraie immersion dans le mode de vie hongrois.

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Les bains Gellèrt

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Hall d'entrée

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Planfond du hall d'entrée

Le dimanche, nous sommes allés aux bains de Széchenyi que je vous recommande carrément même si c’est très touristique. Il y a trois bains en plein air, avec eau à 34° et beaucoup de bains chauds et saunas divers en intérieur. Le cadre est magnifique, certains bains ont des sections : bains bouillonnants, rivière, jets, etc. Quand on sort de l’eau par contre, ça caille !

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Bains de Széchenyi: après-midi et début de soirée

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14 novembre 2006

Budapest, la chance et la poisse

Alors me voilà de retour de Budapest. Pour vous faire le récit de ce magnifique voyage, je ne vais pas adopter une ligne de conduite chronologique mais plutôt thématique.

Premier thème : Budapest, la chance et la poisse

Nous avons effectivement, durant ce séjour, connu des épisodes très malchanceux, heureusement largement compensés par de bonnes surprises.

Le voyage a très mal commencé, pour tout vous dire, puisque nous avons décollé de Roissy avec 1h30 de retard. En fait, nous avons passé tout ce temps dans l’avion mais cloué au sol, à attendre que tous les passagers passent les contrôles de sécurité, que la tour de contrôle nous donne l’autorisation de décoller, puis nous avons roulé un peu et avons pris place dans la file d’attente de décollage en 8e position. Nous devions faire escale à l’aéroport de Zurich, en Suisse, pour prendre un autre avion pour Budapest où nous devions arriver vers 14h. Très vite, nous avons compris que notre correspondance était compromise. Pressentiment confirmé puisqu’une annonce sur les écrans dans l’avion nous a informés que tous les passagers dont la correspondance était prévue au-delà de 12h35 étaient assurés d’avoir leur vol…la notre était à 12h30…pas de pot. Pour 5 minutes, on a loupé notre avion pour la Hongrie.

Avec plusieurs autres passagers un peu énervés mais surtout désabusés, je suis allée au comptoir des transferts de Swiss Air pour trouver un autre vol. Je n’ai pas eu le culot de leur dire que je croyais les Suisses ponctuels, ce n’était pas leur faute mais bien celle de l’organisation d’ADP (Aéroport de Paris) qui, on le sait, laisse à désirer. Tenez, je vous donne un exemple : les mesures de sécurité renforcées. Vous en avez sans doute entendu parler, le fait que nous n’avons plus le droit de transporter dans le bagage à main, ni liquide, ni dentifrice, ni crème à moins que les flacons fassent moins de 100ml et qu’ils soient scellés dans un sachet plastique transparent de 20x20 cm. Bon, ça c’est au cas où, on voudrait fabriquer une bombe dans l’avion avec des produits chimiques contenus dans un tube de dentifrice et un mascara. Seulement moi, je suis fière d’annoncer que j’ai voyagé avec un gars (mon ami Marco) qui a transporté dans son bagage à main un énorme coupe-ongle donc la lame, cassée, était super tranchante. A Roissy, ils n’ont rien vu car ils étaient trop occupés à nous faire enlever nos chaussures et à vider nos dentifrices mais à Zurich, il s’est fait grillé au contrôle, c’est d’ailleurs comme ça qu’on s’est aperçu qu’il transportait un objet interdit. La madame du contrôle lui a vidé tout son sac, a sorti l’objet du délit, l’a montré à sa collègue et, dans un sourire, a gentiment remis l’arme dans le sac de Marco et lui a rangé toutes ses petites affaires. Elle nous a ensuite souhaité « bon voyage » et on est monté dans l’avion, un peu hallucinés.

En tous cas, tout ça pour dire qu’on a eu la chance d’avoir un vol pour Budapest le même jour mais 5h plus tard. Donc, on connaît par cœur l’aéroport de Zurich et on a fait plein de Sudoku. J’avais proposé à Marco de jouer aux devinettes mais comme après la première, il en avait déjà marre et que j’ai dû lui donner la réponse, ben, on a fait des Sudoku.

 sudoku

Sudoku

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Aéroport de Zurich

Autre malchance, nous avions choisi exprès un hôtel dans le centre de Budapest, à côté d’un métro. Mon compagnon de voyage ayant une mobilité réduite à la suite d’un grave accident, nous avions planifié de nous déplacer beaucoup en transports en commun dans la capitale hongroise. Manque de bol, la station de métro était en réparation. D’ailleurs d’une manière générale, il n’y a pas grand-chose qui ne soit pas en travaux actuellement à Budapest. Il y a des échafaudages partout, des trous dans les trottoirs, des rues barrées, des façades à refaire, des tas de gravas, des bennes, etc.

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Ca ne nous a pas empêché d’admirer cette ville magnifique. Et de voir la chance tourner à notre avantage. Par exemple, le musée des Arts Décoratifs étant un peu en travaux, nous n’avons pas payé l’entrée pour les collections permanentes.

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Musée des Arts Décoratifs

Autre coup de chance, à l’hôtel, notre réservation ne comprenait pas le petit déjeuner. Quelle bonne surprise d’apprendre le soir de notre arrivée (après une bonne journée de galère) que grâce à une offre spéciale durant tout le mois de novembre, le petit déjeuner était gratuit ! Buffet à volonté à 14 euros d’ordinaire, qui dit mieux ?

Au niveau du climat, j’avoue que j’étais un peu inquiète en regardant les bulletins météo avant de partir. En fait, il n’a pas fait froid du tout (d’ailleurs avec nos vêtements d’hiver, on avait toujours trop chaud). Nous avons eu une alternance de pluies et d’éclaircies mais je reconnais que les épisodes pluvieux ont été assez limités. Cela nous a permis de jouir de quelques arcs en ciel magnifiques !

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Arc en ciel sur la place des héros
 

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Après la pluie sur la place des héros et sur le Danube

 

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03 novembre 2006

Tout a commencé samedi dernier…

Non, tout a commencé bien avant…je ne sais pas trop quand en fait…je me souviens avoir lu un roman qui se passait dans cette ville quand j’étais au collègue, ça m’avait donné envie d’y aller. Et depuis, l’envie de m’a pas quittée. Mais il n’y a pas eu d’occasion alors qu’entre temps, d’autres voyages se sont dessinés, d’autres destinations ont été prioritaires. Pourtant cette ville que je rêve de découvrir n’est pas si loin, à un jet d’avion…un week end ou trois jours peut-être peuvent suffire à s’imprégner de l’esprit de la capitale même si la connaître en détails demande définitivement plus de temps et d’attention.

Pourquoi n’ai-je pas organisé ce séjour plus tôt ? Etrangement car je n’avais pas envie d’y aller seule et parce que je ne trouvais pas de compagnon (ou de compagne) de voyage. Lorsque je proposais à quelqu’un cette aventure, je recevais souvent pour réponse un « mouais » dubitatif et éloquent.

 

Tout s’est concrétisé samedi dernier…comme ça par hasard…sur un coup de tête…je passais le week end chez mon vieil ami Marco, il était tard, on venait de regarder quand Harry rencontre Sally…rectification…je venais de permettre à Marco de combler une de ses (nombreuses) lacunes cinématographiques. La télé était en marche sur Arte, je crois, avec le son coupé, on écoutait un album d’Harry Connick Junior. Tout à coup mon attention a été détournée par de vieilles images en noir et blanc à la télévision. On y voyait clairement une révolution populaire, de jeunes insurgés qui jetaient des projectiles. J’ai dit à Marco : « ça, ce doit être des images de la révolution de 1956 à Budapest, ça fait 50 ans, ils en parlent beaucoup dans la presse actuellement. » et j’ai ajouté « Ah ! Je rêve depuis des années de visiter Budapest ! ».

 

Marco m’a regardée interloqué, il m’a demandé si j’étais sérieuse et si je faisais quelque chose le week end du 11 novembre. Oui, je suis sérieuse, non je ne fais rien. C’est alors que nous avons découvert cette vieille envie commune de visiter la capitale Hongroise. Une heure après, on avait réservé billets d’avion et hôtel sur Internet pour un séjour de 4 jours à Budapest.

 

J’aime ce genre de projets réalisés sur un coup de tête, comme ça. On a envie, on y va. Et puis lorsque l’on a un boulot flexible (ou pas de boulot), pas d’enfants, bref, la liberté de décider comme ça de se faire plaisir sur une impulsion, c’est génial de pouvoir le faire.

 

Bon, évidemment, j’ai cru que ma directrice de thèse allait avoir une attaque quand elle a su que je partais en voyage 3 semaines avant la soutenance ! Je lui ai dit « Relax ! » Mais bon, elle s’inquiète…Pas moi, je trippe !!!!

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05 juillet 2006

Bruxelles la belle

J’étais déjà allée en Belgique, avec mes parents lorsque j’étais enfant, je n’en ai que de vagues souvenirs…autant dire que lorsque j’ai débarqué à Bruxelles en ce jeudi 29 juin, c’était comme si j’y venais pour la première fois. Arrivée à la gare du midi, je me suis dit que ce serait une bonne idée de me rendre à pieds au centre ville, faire une belle ballade, tranquille. Idée lumineuse en effet : non seulement les alentours de la gare sont très laids mais en plus j’ai passé tellement de temps me perdre que j’ai commencé à douter sérieusement de la véracité de mon guide touristique « Bruxelles pour les Nuls » (ou peut-être de mon sens de l’orientation, qui sait)


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Bref, au bout d’heure, je parviens enfin à déposer mes jolis petits pieds sur la Grand Place. Je me promène dans le coin, prends des tas de photos de monuments et autres jardins dont j’ignore le nom (vous pouvez peut-être d’ailleurs m’éclairer…).

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Bruxelles in Provence


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La Grand Place

A 12h30, je rejoins Amélie à la gare centrale. On se tombe dans les bras et on se souhaite mutuellement « Joyeux Anniversaire ». Nous allons déjeuner puis Amélie me propose de faire un peu de magasinage. Je lui demande « Ah ouais, génial, ce sont les soldes aussi à Bruxelles ? », elle me répond que non. Bilan des courses, je me retrouve à acheter des fringues chez H&M (oui, on a le même en France) et même pas soldées en plus… Vers 16h, je quitte Amélie qui doit rejoindre des amis et je continue mon tour de Bruxelles, je vais au jardin botanique où je ne trouve pas le jardinier-paysagiste de mes rêves mais où je profite de la fraîcheur de l’ombre végétale. Je continue vers le palais royal puis le palais de justice.

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Aller plus haut...

Je marche encore un bon bout de temps pour trouver l’appartement d’Amélie. Il y a une brasserie en bas de chez elle où nous allons fêter l’anniversaire un peu plus tard. Amélie est en terrasse avec une amie, elle me conduit chez elle afin que je puisse me doucher. Elle vit dans un petit appartement, 20 m2 environ. Il y a déjà 2 couples de Québécois installés, de passage en Europe et hébergés par leur copine Amélie. On se salue, ils sont très sympas et j’accroche tout de suite avec eux. Je m’assois, j’ai marché 7 heures aujourd’hui, j’ai un peu mal aux pieds et j’ai eu bien chaud (surtout avec mon gros sac à dos). Un des Québécois me met un verre de rosé bien frais dans les mains. C’est un tel réconfort. Je prends ensuite une douche et enfile une robe puis nous descendons à la brasserie. Au cours de la soirée, des tas d’amis qu’Amélie a connus durant ses 2 années en Belgique défilent. Ce qui est drôle c’est que tous ces gens que je ne connais pas me souhaitent bon anniversaire. Je goûte des tas de bières aromatisées super bonnes : à la pêche, à la framboise, à la pomme…Vers 1h, nous montons chez Amélie nous coucher. A 6 dans l’appartement, c’est pas gagné mais je dors en fait super bien.

Le lendemain matin, un des Québécois nous régale de crêpes pour le petit déjeuner. Amélie doit partir en fin de matinée pour un rendez-vous, moi j’ai prévu d’aller visiter l’Abbaye de la Cambre. Je fais un bout de chemin avec elle puis je réalise que j’ai laissé mon MP3 à son appartement. Je fais demi-tour. Les Québécois m’aident à chercher mon MP3, je retourne mon sac, le lit où j’ai dormi, rien à faire. Enfin, quelqu’un me dit : « C’est pas ce truc là sur le frigo, avec tes lunettes de soleil ? »…Ah ouais merci…c’est reparti…

L’Abbaye de la Cambre est un lieu très paisible, serein et émouvant. Je m’y sens incroyablement bien. Les bois tout autour sont frais et calmes. Un lieu magique pour errer seul(e).

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Abbaye de la Cambre

Plus tard je retourne vers le centre, je m’arrête chez un épicier pour acheter une barquette de fraises que je mange en chemin. Retour à la gare du midi (en métro cette fois) puis à Paris puis à Banlieueville…J’ai passé un très beau moment en Belgique. Amélie quitte ce pays cette semaine pour retourner au Québec, j’imagine ses sentiments mêlés de tristesse, de nostalgie, de joie du retour et d’appréhension aussi…bon vent…

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31 mai 2006

Carte postale du Québec – fin –

Samedi 13 mai 2006
Fin d’après-midi

Je suis chez Hélène et Yvon pour le week end. Ils sont venus me chercher la veille à Montréal et ça me fait super plaisir de les revoir. Malheureusement, il pleut sans arrêt donc pas vraiment moyen de sortir. Du coup, on décide de regarder « Astérix et Obélix, mission Cléopâtre ». On avait eu ce projet lorsqu’ils étaient chez moi, à Paris : regarder le film avec la télécommande à portée de main et stopper à chaque référence franco-française, chaque blague ou jeu de mots tellement marqués culturellement que seul un français peut comprendre. Exemples : « Itinéris a raison de ne pas se laisser faire » >(SFR) ou « La lumière du phare d’Alexandrie fait naufrager les papillons de ma jeunesse. » ou encore (bon là je n’ai pas la citation exacte) quand Panoramix commente la maquette du palais élaborée par Numérobis et lui dit que les cuisines sont placées trop près des chambres et « avec le bruit et l’odeur, y en a que ça pourrait gêner.»

 

Dimanche 14 mai 2006
Après-midi

Hélène, Yvon et moi allons voir de magnifiques chutes à Rawdown.

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Yvon et moi prenons plein de photos, Hélène est d’une patience infinie…

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J’essaie de faire de la macro avec mon petit numérique, qui, je le vois bien à présent, à ses limites…

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Retour à Montréal dans la soirée.

 
Lundi 15 mai2006
8h du matin

Je suis à l’arrêt de bus, je dois me rendre à l’université McGill pour le colloque qui commence aujourd’hui. Je suis un peu en retard mais je ne communique que le lendemain, alors ce n’est pas un drame. Il pleut, j’attends le bus. Geneviève m’a dit de prendre le numéro XX mais il n’arrive pas. En revanche, le bus n° XXX passe toutes les 5 minutes. Je déplie sous la pluie mon plan de la ville et des lignes de bus pour m’informer. Un charmant jeune homme anglophone en costume me demande si j’ai besoin d’aide. Je m’en remets complètement à lui et il m’explique que le XX ne passe pas aux heures de pointe et qu’il faut prendre le XXX. Je monte dans le bus avec lui, on discute en anglais puis en français. Il est charmant. Puis il m’indique l’arrêt où je dois descendre, je suis hyper à la bourre mais ce n’est pas grave…

 
Mardi 16 mai 2006
8h30 du matin

Je fais ma communication devant les quelques personnes assez courageuses pour s’être levées ce matin-là. Dans le public se trouve A., je n’en reviens pas car il n’est jamais venu m’écouter du temps qu’on était ensemble…En tous cas, je suis très touchée de ce geste…la présentation se passe très bien…vers 12h je vais dans un autre bâtiment de l’université où se déroule un autre colloque auquel mon amie Celoo de la fac participe. C’est rigolo de se voir à Montréal alors qu’on se voit presque tous les jours à Paris !

18h00

Je dois partir pour l’aéroport. Ma valise pèse encore 25 kilos.

valise

Geneviève me conseille de prendre un taxi plutôt que le bus jusqu’à Station Centrale puis la navette jusqu’à Dorval. Le chauffeur de taxi est d’origine Saoudienne. Il me raconte qu’il a vécu 12 ans à New York où il était Businessman dans une grande compagnie qui l’a viré après le 11 septembre parce qu’il était un peu trop arabe…il m’explique comment il arnaque les hommes d’affaires et les Juifs qui prennent sont taxi pour l’aéroport : il leur fait payer le prix fort au compteur et non le forfait aéroport…il me dit que moi j’ai l’air sympa (et étudiante) alors il ne va pas me rouler (merci !).

 
Voilà, fin du séjour ! Tiens comme récemment plusieurs personnes m’ont montré leurs photos de voyage, je me suis aperçue que les gens prenaient souvent leur avion en photo…chose que je n’ai jamais faite…jusqu’au 16 mai 2006…

avion

Posté par armoni à 11:05 - Mes voyages, ma liberté - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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