armoni's glob

Pour vivre heureux, vibrons cachés!

13 juin 2007

Les enfants sont formiiiiiiiidables

C’est dur dur en ce moment !

Je n’ai pas un moment de libre avant le…27 juillet ! je sens que mon assiduité sur ce blog s’en ressent !

Alors, un petit instantané pour la route :

Dimanche en fin d’après-midi, je sortais un gros sac de papiers divers à mettre au recyclage quand je suis tombée sur mes petits voisins dans la cour. Ce sont 3 petits d’origine africaine, les deux sœurs aînées doivent avoir 7 et 5 ans et le petit ne doit pas avoir 3 ans. Ils sont vraiment gentils mais me font toujours de la peine car dès qu’il fait beau et qu’ils ne sont pas à l’école (week end, vacances…) les parents les envoient jouer dans la cour. Ils n’ont jamais aucun jouet avec eux, juste une bouteille d’eau pour ne pas se déshydrater trop en plein soleil dans la cour. La plupart du temps, ils restent assis sur les marches de l’escalier, parfois ils se chamaillent mais plus par désoeuvrement que par désaccord. Bref, me voir mettre des papiers dans le conteneur de recyclage était une vraie attraction pour eux et ils ont insisté pour m’aider. Le tout petit voulait mettre les papiers dans la fente du gros conteneur mais c’était trop haut pour lui alors il me les tendait un par un pour que je le fasse moi-même. Les filles étaient contentes car il y avait des magazines et elle m’ont demandé si elles pouvaient en garder. La plus jeune fille a soudain tiré du sac un vieil exemplaire de Libé, elle a regardé la couverture et a déclaré : « Oh ! C’est Ségolène ! » puis m’a demandé d’un air suspicieux : « Est-ce que t’as voté pour Sarkozy, Marion ? » Euh…non, non t’inquiète pas…

Une fois l’opération recyclage accomplie, les enfants m’ont demandé « Est-ce que tu peux rester un peu avec nous, on s’ennuie ? ». J’avais du boulot mais pas une folle envie de m’y mettre alors je suis allée chercher quelques papiers de couleur, me suis assise dans les escaliers avec eux et j’ai montré aux filles comment faire des origamis. Elles étaient très appliquées mais le petit se sentait un peu abandonné. Il se tenait debout à côté de moi et s’amusait à faire glisser mes lunettes de soleil remontées dans mes cheveux sur le bout de mon nez. Au bout de la 12e fois, ça ne me faisait vraiment plus rigoler alors il a changé de trip : il a joué à m’emmêler les cheveux puis à me taper sur la tête avec un magazine ce qui complique beaucoup la concentration quand on fait des pliages japonais. De temps en temps, il poussait des cris d’exaspération et sa grande sœur lui disait : « Tais-toi sinon, la mémé va encore nous gronder ! »…ah je ne suis pas la seule à me faire engueuler par mémé, donc !

Une fois les origamis achevés, je les ai laissés pour aller me préparer pour une soirée d’anniversaire. Quand je suis ressortie bien habillée et maquillée, les filles m’ont dit « il est trop beau ton rouge à lèvres ! » et le petit qui n’avait pas vraiment articulé une phrase de l’après-midi m’a regardé amoureusement et m’a dit « t’es beeeeeeeeelle ». Je me disais qu’ils étaient vraiment adorables lorsqu’au moment où j’allais passer la porte, une des filles a posé la question qui doit leur brûler les lèvres depuis presque 2 ans : « Il est où le monsieur qui habitait avec toi avant ? » :-s

Euh…il n’habite plus ici…

« Pourquoi ??? Il est en prison ? »

:-ssss Ben non…(pas que je sache).

« C’était ton mari ? »

Bon, les enfants, ça m’a fait plaisir mais je suis pressée là, alors à bientôt, hein ?

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24 mars 2007

Mémé, tu vas m’aimer, je t’assure !

Ces derniers temps, je me suis amusée à récupérer des pistes de karaoké. C’est vraiment super marrant ça, le karaoké. Ceux que j’ai sont sous format mp3 donc y a pas les paroles qui défilent et qui te disent quand il faut prononcer quel mot si bien que des fois je suis un peu à la ramasse mais bon. J’avais une version vidéo karaoké de Hey Jude des Beatles mais au début on voyait un couple danser avec des tenues et coupes de cheveux années 80, ça avait l’air complètement débile et j’avais du mal à me concentrer sur les paroles mais quand j’ai vu le sosie de McCartney chanter, je riais tellement que je n’en pouvais vraiment plus et j’ai dû arrêter.


(Karaoke video) The Beatles - Hey Jude
Vidéo envoyée par armoni

Bref, je chante donc chez moi à tue-tête des chansons de Jewel, d’Eva Cassidy, des standards de jazz, quelques Goldman…je m’éclate. Samedi 18h30, j’étais en train de massacrer The Shadow of Your Smile (version Tony Bennett, une de mes chansons préférées) et je ne pouvais m’empêcher de penser que dans l’appartement d’en dessous Mémé devait me maudire ! Quand soudain, le téléphone a sonné. J’ai alors pensé que c’était Mémé qui m’appelait pour que je la ferme sous peine d’envoyer chez moi des policiers même pas beaux.

Ce n’était pas elle mais je n’étais pas loin :

« Bonsoir, mademoiselle, je m’excuse de vous déranger, ce que je vais vous demander va sans doute vous paraître un peu gênant mais heu…en fait vous habitez 39 rue des Pipeaux et vous êtes la voisine du dessus de ma mère… »

(ah ! La dégonflée, elle n’a même pas eu le courage de m’appeler elle-même, elle demande à son fils de faire le sale boulot !)

« Voilà, je voudrais bien vous demander quelque chose, j’espère que ça ne va pas vous déranger ».

« Je vous écoute. »

« Eh bien j’essaie de joindre ma mère depuis 1 heure et ça ne répond pas alors je suis assez inquiet… »

« Vous voulez que j’aille voir si elle va bien ? »

« Oui si ça ne vous dérange pas. »

« Mais pas du tout Monsieur, je comprends votre inquiétude, je vais descendre voir et je vous rappelle après, d’accord ? » (et j’espère que vous avez bien noté que je suis la voisine la plus sympa de la terre – ou du moins de la rue de Pipeaux).

Je suis alors descendue frapper chez Mémé…j’avais un peu peur car je ne savais pas si j’allais la trouver en robe de chambre ou bien…en décomposition. Elle m’a ouvert la porte et m’a jeté son regard méchant habituel (je devais la déranger pendant Questions pour un champion ou un truc comme ça). Je lui ai expliqué que c’était son fils qui m’envoyait et elle s’est adoucie…elle a attrapé son téléphone sans fil et l’a allumé. Pas de tonalité. Je lui ai alors expliqué qu’il fallait laisser le sans fil sur la base, sinon il se décharge même si on ne s’en sert pas. Elle l’a allumé et éteint au moins 7 ou 8 fois en le portant à son oreille à chaque fois et en me disant « C’est bizarre, ça marche pas » et moi de lui répéter « Il faut le recharger en le mettant sur la base »…bon, au bout d’un moment j’ai lâché l’affaire. Je lui ai dit que j’allais rappeler son fils pour lui dire qu’elle allait bien et pour ne pas qu’il s’inquiète. Elle était toute gentille « Il a dû vous déranger ! » «  Mais non c’est normal, voyons (mais j’étais en plein milieu d’une super chanson, quand même). »

J’ai rappelé le fiston en lui disant qu’il n’hésite pas à me rappeler en cas de problème. Franchement ce que je peux être sympa comme voisine…en même temps, je suis quasiment certaine que la prochaine fois que je vais croiser Mémé dans la cour, je lui dirai Bonjour et elle ne me répondra même pas mais bon…si je lui rends encore 2 ou 3 services, il y a peut-être une chance qu’elle m’aime un jour!

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05 décembre 2006

Mes voisins, mon fardeau

Oui, j’ai peut-être réussi à poser mon fardeau doctoral mais pas celui du voisinage. Plusieurs d’entre vous m’ont demandé ce que j’allais faire maintenant que je suis docteure, je leur répondrai : gagner beaucoup d’argent et m’acheter une maison complètement isolée et par conséquent, sans voisin !

Mes voisins sont des freaks, des êtres étranges, associables, méchants, cela est de notoriété publique, mais là hier, nous avons atteint un stade relativement élevé de la connerie humaine…ça s’est d’ailleurs fini à la police car j’ai dû porter plainte contre un des mes charmants voisins…non, il ne s’agit pas de Mémé qui est restée cachée tout en assistant à la scène cachée derrière un rideau comme à son habitude, mais de mon autre voisin préféré : Monsieur B. qui, à une époque, s’était vu attribuer sur ce blog le doux surnom de démineurman, puisqu’il passait ses journées à jouer au démineur sur Windows 95. 

Mais résumons les faits depuis le début.

Lorsque nous avons acheté mon appartement, nous avons également fait l’acquisition d’une remise en pierre qui se trouve dans la cour de la co-propriété. Cette remise faisait partie de la vente de l’appartement. Elle est divisée en deux parties : une avec une porte fermant à clé et utilisée par les anciens propriétaires de l’appartement et l’autre sans mur de façade, fermée par un grillage et prêtée à titre gracieux à Mémé et à Monsieur B. Lors de l’achat de l’appartement, mes parents avaient projeté d’utiliser cette partie de la remise pour entreposer leur remorque, cependant, ils ne voyaient pas d’objection à ce que Mémé et Monsieur B. continuent à l’utiliser. Ma mère était donc allée voir ces deux personnes pour leur faire part d’un projet de construction : monter un mur de façade et mettre une porte et pour leur demander si, pendant le temps des travaux (aux frais de mes parents, bien sûr), ils voulaient bien entreposer leurs affaires dans notre cave. Monsieur B. avait déclaré à ma mère qu’effectivement cette remise était entièrement à nous mais qu’il n’y avait rien à lui dedans. Mémé avait également affirmé qu’elle n’avait aucune affaire dedans et qu’elle n’avait même pas la clé ! Evidemment, le jour où mes parents ont commencé les travaux, Mémé leur a hurlé dessus que la remise était un bien commun, elle a accouru avec sa clé et a récupéré ses affaires à l’intérieur tout en maugréant contre nous.

Entre temps, Monsieur B. avait déménagé et son charmant fils s’était installé dans son petit appartement. Il ne semblait plus y avoir de problème avec cette remise.

Jusqu’à la fin du mois de septembre 2006, lorsque mes parents ont reçu une lettre recommandée extrêmement agressive de Monsieur B. les accusant de s’être appropriés un bien commun. Mes parents, très surpris, ont alors reconsulté l’acte de vente qui montrait bien que nous étions propriétaires de cette remise. Suit alors un échange de courriers, très violents de la part de Monsieur B. qui, au fil des lettres, ne parle plus d’un bien commun mais de son « bien propre et indivisible » ! Les lettres se faisaient de plus en plus agressives et Monsieur B. menaçait de venir casser cette remise.

Hier matin, alors que j’allais descendre chercher le courrier, j’aperçu Monsieur B. dans la cour qui déplaçait les plantes en pot que Mémé dispose devant la remise. Ni une ni deux, je suis remontée cher moi vite fait et ai saisi mon appareil photo. J’ai alors pu observer par la fenêtre de ma salle de bains, Monsieur B. en train de casser le mur de la remise à coups de masse ! J’ai pu le photographier à loisir et même le filmer. Quand j’ai jugé qu’il en avait cassé suffisamment, j’ai tranquillement appelé la police. « Allo, bonjour, mon voisin est en train de casser le mur de la remise à coups de masse. » réponse de la police : « ???? euh, ben oui, j’entends des coups derrière vous, je vous envoie une patrouille ». Le plus drôle dans l’histoire c’est que Monsieur B. a attendu lundi matin pour casser parce qu’il devait penser que je travaillais ! Si vous aviez vu sa tête quand j’ai débarqué avec 3 policiers ! Evidemment, la police ne pouvait pas faire grand-chose face à Monsieur B. qui, très en colère, expliquait que c’était SA remise. Mais je n’étais pas inquiète, je ne voulais pas discuter, seulement que la police constate et fasse une main courante.

Vers midi, ma mère et moi sommes allées porter plainte au commissariat pour destruction de bien, avec acte de vente et photo à l’appui. En racontant tout ça, j’avais l’impression d’être dans une mauvaise émission de Julien Courbet, qui se délecte des problèmes de voisinage.

Plus tard dans l’après-midi, le gendre, puis le fils de Monsieur B. m’ont téléphoné mortifiés. Ils se confondaient en excuses et avaient beaucoup de mal à prendre sa défense. Je pense que cette histoire va se terminer au tribunal car je ne retirerai pas ma plainte… non mais, faut pas exagérer !

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13 juillet 2006

Mémé s'adresse à vous...

Bonjour, c’est Mémé.

Comme Armoni, la délinquante qui vit au dessus de chez moi n’a plus le temps d’écrire sur son blog, je me suis dit que j’allais prendre un peu les commandes.

Tout d’abord, je voulais vous rassurer, je suis en pleine forme malgré la canicule. Oui, je sais, certains d’entre vous imaginaient déjà que j’avais succombé à la chaleur et que mon corps en décomposition au milieu du salon dégageait des odeurs pestilentielles. Eh bien, non, je vais très bien. J’ai écouté attentivement tous les conseils qu’a donnés Jean-Pierre Pernaud au 13h sur comment se protéger de la canicule et donc ça va… 

Ca va en ce qui concerne la chaleur mais le bruit, ça, c’est une autre histoire…je vous le dis comme ça entre nous mais depuis quelques semaines, Armoni reçoit la visite d’un homme, toujours le même, avec qui elle passe ses nuits à rigoler…enfin, à rigoler et peut-être à faire d’autres choses (sans être mariée en plus, on n’a pas idée, mais enfin, à son âge, il serait peut-être temps quand même…ce n’est que mon avis). Enfin, tout ça pour dire qu’ils sont bruyants… non seulement ils se couchent tard mais en en plus ils se lèvent tôt.

Un matin, l’Homme était à la fenêtre de la cuisine d’Armoni en train de fumer en caleçon. Ah oui, parce que c’est un fumeur, ça ne va pas plaire à la mère d’Armoni, enfin, moi ce que j’en dis… bref, il était à la fenêtre et moi je téléphonais à ma famille. Tout à coup, l’Homme a dit tout haut à Armoni « Hey ! J’entends ta vieille qui râle ! Elle dit qu’elle a mal dormi ! » Forcément, j’avais mal dormi…à 5h de matin, ils étaient morts de rire dans le salon, les fenêtres ouvertes. Et puis d’abord, je ne râle pas…

 

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27 mai 2006

Qui veut inviter Mémé?

Ou Qui m'invite dans son immeuble?

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30 avril 2006

Ta mémé en tongs à la foire du Trône

La porte d’entrée en bas avait quelques problèmes…le groom étant hors service, la porte claquait tout le temps. Et forcément, à force de claquer, la vitre de la porte avait fini par se briser. J’avais décidé de ne pas m’en occuper, si un voisin suggérait quelque chose je serais prête à l’aider mais depuis l’affaire des canalisations bouchées pour laquelle seulement le fils de monsieur démineur (qui vit dans son appartement à sa place) m’a dit merci, je ne voulais plus rien faire pour la communauté.

Seulement le problème avec la vitre cassée, c’est que n’importe qui pouvait passer sa main à l’intérieur et tirer sur le loquet pour l’ouvrir. Ainsi, un soir, un de mes voisins black vient me voir pour m’annoncer qu’on lui a volé son vélo qu’il laissait dans la cour. J’avais vraiment de la peine pour lui car il part bosser très tôt le matin, en vélo et que, sans, il va devoir se lever encore plus tôt. Il m’explique qu’il peut souder une plaque de métal à la place de la défunte vitre, ça ne sera pas très esthétique mais au moins, plus personne ne pourra pénétrer chez nous et ça coûte moins cher que d’acheter une nouvelle vitre. Il me dit qu’il en a parlé à « la vieille en bas » et qu’elle lui a répondu qu’elle voulait mon avis (???). Je dis au mec que je suis d’accord, s’il sait le faire, je lui fais confiance et je participerai aux frais. Là, le gars hésite un peu, il me dit qu’il va retourner voir mémé pour lui en reparler mais apparemment, il est très gêné. Il me demande si je peux venir avec lui. Bon, là j’avoue que j’ai été vache car je lui ai répondu que je ne m’entendais pas avec elle et que je ne voulais plus lui adresser la parole. Le mec comprend mais est en train de devenir blanc de peur, il se dirige vers chez mémé quasiment à reculons. Une fois rentrée chez moi, je l’ai mauvaise, c’est pas très sympa de laisser le voisin affronter mémé tout seul. J’enfile mes chaussures et descends le soutenir.

Comme, il est 20h30, mémé est déjà en chemise de nuit et robe de chambre. Au moment où j’arrive, elle est déjà en train d’intimider le pauvre voisin en le persuadant qu’il va ruiner la porte avec son système, qu’en gros il va faire du sale boulot. Je m’interpose, ne regardant même pas mémé, je dis au voisin : « Vous allez souder la plaque en métal, soudeur, c’est votre métier et moi je vous fais pleinement confiance ». Mémé ne sait plus trop où se mettre, elle me dit qu’elle voulait avant tout connaître mon avis sur la question (tu parles !).

Incident clos…je pars en Angleterre…à mon retour, le voisin a soudé la plaque, c’est propre. Je le croise dans la cour, il est en train de parler avec mémé. J’ignore la vieille et félicite le voisin pour son travail. Puis je réalise qu’il a de l’argent dans la main qu’il a dû réclamer à mémé comme participation à l’achat du matériau. Je m’apprête à lui demander combien je lui dois lorsque mémé me devance en me montrant du doigt et en disant au voisin : « Il faudra lui dire à le jeune fille aussi, pour l’argent ». Le voisin, un peu gêné car il savait que j’allais lui demander, répond que la participation est de 15 euros. Mémé qui a peur de se faire rouler me répète : « c’est 15, hein, 15 euros !». Moi, très froide, « oui, j’avais entendu ». Elle désigne alors l’appartement de monsieur démineur junior « Et lui aussi, il faudra qu’il paie ! ». Le voisin black est hyper mal à l’aise, je lui dis de ne pas s’inquiéter, j’irai lui en parler.

Voilà, cet incident de la porte a donc mis fin à la partie de cache-cache avec mémé. Cela dit, je tiens à préciser qu’elle me réveille tous les samedis matins avec son traditionnel coup de fil. En effet, mémé appelle une fois par semaine, un membre de sa famille (j’espère que ce n’est pas toujours le même !) pour râler. Je le sais car, même si je ne distingue pas les mots, je perçois la prosodie (les intonations) de son discours qu’elle ponctue très nettement de « oh la la » agacés. J’ai remarqué il y a quelques temps que l’aptitude de mémé à râler devait être génétique.

En effet, le dimanche de Pâques, son frère est venu la chercher pour sa sortie annuelle en dehors de Banlieueville. Ca n’a pas été une longue sortie car il l’a ramenée le soir même (je pense qu’il n’en pouvait plus). Toujours est-il que le matin, quand il est arrivé, mémé et lui ont parlé longuement dans la pièce sous ma chambre. Je me suis mise à rire en les entendant car ils ponctuaient tous les deux leurs phrases de « oh la la » exaspérés. Je vous le dis, c’est génétique !

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29 avril 2006

Ta mémé en short devant le prisunic

Ca fait pas mal de temps que je ne vous ai pas donné de nouvelles de la mémé la plus célèbre de la blogosphère (ok, de ce blog, disons). Mémé la Râleuse, rassurez-vous, se porte comme un charme. Toujours active dans l’art de râler.

En fait, mémé et moi avons été engagées pendant des mois dans une grande partie de cache-cache (à côté la partie Ben Laden contre George W. Bush, c’est de la gnognotte).

Bon, évidemment, c’est mémé qui se cachait et moi qui devait la trouver. Elle était touchante, quelque part, car sa cachette, c’est chez elle, trop facile…mais bon, comme je ne voulais pas lui gâcher son plaisir, je faisais semblant de ne pas le savoir.

Pendant plusieurs semaines, le principe était simple : à chaque fois que mémé voulait sortir de chez elle (pour prendre le courrier ou sortir les poubelles) elle regardait d’abord par sa fenêtre qui donne sur la cour puis par celle qui donne dans la rue. Une fois assurée que je n’étais pas dans les parages, elle pouvait sortir tranquille. Pas de bol, parfois je sortais juste de chez moi à ce moment-là ! Mémé refermait alors précipitamment sa porte d’entrée et se cachait derrière jusqu’à ce que je m’en aille. Je savais qu’elle épiait car sa porte restait légèrement entrouverte. Du coup, je faisais parfois exprès de traîner un peu, je triais mes déchets dans les poubelles de recyclage dans la cour, je regardais pousser mes fleurs dans mon bac, etc… bref, c’était rigolo.

En même temps ce n’est pas toujours drôle d’être épiée par mémé. Par exemple, avant de partir en Angleterre, je me suis dit qu’il était temps que je taille le rosier sauvage de la cour. Celui-ci avait poussé de façon un peu anarchique et de grandes tiges bien épaisses de 1 à 2 mètres de haut surgissaient verticalement…pas très beau quoi. Un dimanche, je sors donc  l’échelle et le petit sécateur (de merde) que ma mère m’avait prêtés. Montée sur l’escabeau, je commence à tailler…pas facile, il faut que je presse le sécateur à deux mains pour sectionner la tige, une fois fait, je dois tirer dessus pour la dégager de l’amalgame de ronces. Je me plante des épines partout (mains, bras, cuisses…) de loin, on dirait que je suis en train de me battre avec un ennemi imaginaire dans un tas de ronces. Plusieurs fois, je me dis que je vais abandonner mais sachant que mémé est en train de m’espionner (et sans doute critiquer ma méthode) je me dis que je ne peux lui donner cette satisfaction. Je termine le boulot et rentre ensuite chez moi toute penaude, soigner mes blessures et retirer les épines de mes doigts.

Quant aux autres voisins, je les apprécie de plus en plus, surtout depuis que j’ai réalisé qu’ils ne pouvaient pas encadrer mémé et que même, certains en avaient peur.

Mais ça c’est une autre histoire que je garde pour demain…

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27 février 2006

La plus forte, c’est ma mère…

Chers lecteurs, je n’ai pas été très assidue pour tenir ce journal, ces derniers jours car, believe it or not, je croulais sous le boulot. Mais cela vous a permis entamer un sevrage car je vais bientôt m’absenter pour passer une dizaine de jours à Petite Ville, là où l’Internet est réduit à l’état de légende (tout le monde en parle mais personne ne l’a jamais vu).

Toujours est-il, que puisque vous êtes friands de mes histoires de voisinage en voici les derniers développements…Attention, le contenu scatologique de certaines scènes risque de heurter la sensibilité des lecteurs les plus délicats.

Depuis une semaine, une canalisation bouchée avait entraîné le rejet dans la cour de tout un tas d’immondices. Pas la peine de vous détailler ce que contiennent nos égouts, je laisse votre imagination faire le travail. Bref, comme d’habitude, aucun de mes voisins n’avait pris l’initiative de faire quelque chose pour régler le problème…Correction : mémé avait tenté quelque chose : rejeter la responsabilité et la faute sur le monsieur vivant dans le petit logement dans la cour (alias Monsieur Démineur). J’ai effectivement appris par une autre voisine que mémé avait déclaré que c’était la canalisation de M. Démineur et que, par conséquent c’était à lui de faire quelque chose. J’avais en retour expliqué à la voisine que j’étais assez septique sur les déductions de mémé dont le seul objectif était pour elle de se désengager de toute cette affaire afin que le problème puisse être réglé par les autres sans qu’elle n’ait ni à se fatiguer ni à débourser un centime d’euro.

Personnellement, la vue d’une marre de m…. à chaque passage dans la cour commençait à me dégoutter sans compter que ce n’était pas très hygiénique. Notre petite résidence n’ayant pas de syndic pour une raison que j’ignore, c’est donc à chacun de régler les problèmes de sa propre initiative. Autant dire qu’il ne se passe pas grand-chose…Après prise de renseignements, j’ai appris que le coût de l’intervention d’une société spécialisée coûtait au moins 300 euros. Je me voyais mal avancer les frais et avoir ensuite à demander à mes voisins de me rembourser, j’imaginais déjà mémé en train de m’expliquer que ce n’était pas ses canalisations…et moi j’avais moyennement envie de réaliser un test ADN sur ses déjections pour lui prouver que si…

Que faire alors ?

La solution, je l’ai trouvée, c’est ma mère. Ma mère est une personne incroyablement manuelle et douée. Elle sait toujours régler les problèmes, trouver les solutions, réparer, faire elle-même des tas de trucs (carrelage, couture, peinture, reliure…) même quand elle s’exerce à une activité pour la première fois, elle réussit brillamment…elle est incroyable. Du coup, je l’ai appelée pour savoir si elle n’avait pas une solution…

Samedi après-midi, elle a donc débarqué chez moi avec un Karcher qu’on lui avait prêté pour l’occasion. Mon père, qui l’avait accompagnée, s’est d’abord occupé de réparer la porte d’entrée de l’immeuble puis voyant la mer de déjections à nettoyer est monté vite fait chez moi, mater le rugby à la télé. Restaient ma mère et moi et des canalisations sacrément encombrées. Là, je dois dire que ma mère a été épatante. Armée de bottes et de gants en caoutchouc, elle a tout ouvert, tout sorti, tout nettoyé, tout désinfecté… moi, je me suis contentée de tourner le robinet d’eau pour alimenter le Karcher et je me permettais quelques commentaires très pertinents de temps à autre du genre : « Ah mais qu’est-ce que ça pue ! », « Oh mais c’est vraiment dégueu, y en a partout ».

Ce qui était drôle, c’est qu’on savait que mémé nous épiait par la fenêtre, dissimulée derrière ses rideaux, elle ne voulait pas se montrer des fois qu’on lui demande de nous aider. Dans ma cave, sous l’appart de mémé, je pouvais même l’entendre râler…d’ailleurs je me demande de quoi elle se plaignait vu qu’on était en train de nettoyer sa merde et que ça n’allait rien lui coûter…peut-être était-ce le bruit du Karcher qui la dérangeait.

En tous cas, je confirme, la canalisation bouchée était bien commune à mon appart, celui de mémé et de M. Démineur. D’ailleurs, avec ma mère, nous avons fait exprès d’en parler bien fort juste sous les fenêtres de mémé : « Ah, oui, on voit bien les 3 tuyaux qui vont dans chaque appartement, tiens, celui-là, c’est celui de Mme XXX ! ».

Voilà, ce n’était pas mon entrée la plus poétique mais après avoir passé des heures les pieds dedans, je devais bien cet hommage à ma mère. D’ailleurs avant de partir, mon père m’a dit « Ca te fera un truc à raconter dans ton blog ! ». C’est fait ! Mes parents ne lisent pas ce journal mais, vous, maintenant, vous savez tous que ma mère est mon héroïne !

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16 février 2006

La vie sexuelle de mes voisins

Depuis quelques temps, je m'interroge sur la vie sexuelle de mes voisins. (eh oui, c'est ça le célibat, des heures entières à se poser des questions existentielles).
D'abord...d'abord y a mémé qui est sèche comme un vieux pruneau oublié au fond d'un placard. Je ne pense pas qu'elle ait jamais été mariée car, apparemment, le seul homme avec qui elle ait jamais vécu, c'est son frère. De là à dire que mémé est encore vierge... je ne lui souhaite pas...c'est déjà difficile d'être aigrie et détestée de tous ses voisins (car j'ai récemment constaté que je n'étais pas la seule à avoir une dent contre elle), si en plus elle n'a jamais connu le grand frisson, je risque de ne plus la détester mais de la plaindre. Bon, en tous cas, vous l'aurez compris, depuis qu'elle m'a laissée à la rue samedi, je lui garde un chien de ma chienne (j'adore cette expression qui n'a aucun sens).
Après, il y a monsieur B. dont je ne parle pas souvent et qui habite une petite maison dans la cour. En fait, ses journées sont constituées de 3 activités: dormir, regarder la télé et jouer au démineur sur son ordi. 3 activités qui témoignent d'une libido quasi-nulle.
Ensuite, il y a la famille africaine (je ne sais pas de quel pays ils sont originaires) qui a l'appartement à côté du mien. Notre seul mur mitoyen est celui de ma chambre et je peux vous dire que la parois est fine. C'est simple, quand je suis dans ma chambre, j'entends tout: leurs engueulades, leur téléphone sonner, leurs gamins, leur télé et même le mec qui ronfle de temps en temps. Je peux donc certifier qu'ils n'ont aucune vie sexuelle. En effet, aucun signe d'activité de ce côté-là: ni soupirs étouffés sous la couette, ni grincement de lit, ni râle profond et viril en fin de course...rien, niet, nada...Remarquez, je ne veux pas me plaindre car je n'aimerais pas partager leur intimité, ça me ferait péter les plombs.
Bilan des courses, j'en conclus très justement que j'ai la vie sexuelle la plus intense de la résidence...je ne vous donne pas plus de détails, laissez faire votre imagination perverse...

Bon, c'est pas le tout mais une journée chargée m'attends: déjeuner et après-midi avec mon ami Big Fish et ce soir...eh ben, ce soir, il parait que j'ai rendez-vous avec Bob...

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07 janvier 2006

Y a un canapé dans la cour!

J'ai découvert un truc ce matin: j'ai des voisins sympas. Je ne sais pas si ce sont des nouveaux ou non mais dans les trois appartements du fond, j'ai toujours l'impression qu'il y a de nouvelles têtes. Anyway...ce matin, je descends prendre le courrier et dans la cour je croise deux voisins qui se faisaient livrer un clic/clac, vendu d'occasion par un particulier (qui n'a d'ailleurs pas voulu monter les escaliers avec son chargement). Donc ils étaient en train d'entreposer provisoirement le canapé dans la cour et en passant je leur dis "Ah! vous installez un salon dans la cour, c'est sympa ça"...et, évènement miraculeux: ils ont ri!!! Non, attendez, vous ne mesurez peut être pas l'ampleur de la chose: ILS ONT RI!!!! Meeeeeeerde! J'ai des voisins sympas!

Bon, je m'emballe peut être un peu vite...ils n'ont peut être pas fait exprès...c'est peut être un piège...en tout cas, le canapé est bien là et j'ai immortalisé cet instant:

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Posté par armoni à 19:52 - Mes voisins, mon cauchemar - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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