06 avril 2007
Je sature...
Bon, là c'est vrai, je sature.
Cet automne, j'ai bossé comme une folle pour finir ma thèse dans les temps, puis j'ai soutenu, puis j'ai écrit des articles, puis j'ai animé des formations, puis j'ai eu un post doc puis j'ai fait des dossiers de candidature MCF...et là je sature...j'ai besoin d'un vrai break parce que je n'arrive pas à bosser efficacement, parce que je piétine...
Cet après-midi, je suis allée présenter ma thèse dans une équipe de recherche (très sympathique par ailleurs) mais ça m'a saoûlée, j'en ai marre de toujours parler des mêmes trucs, de répondre aux mêmes questions, d'entendre les mêmes critiques auxquelles j'ai envie de répondre "Vous avez peut-être raison mais je m'en fous...j'ai des arguments pour me défendre mais ça me gave de vous les donner...".
J'aimerais bien avoir le temps de construire une recherche nouvelle, avoir de nouveaux trucs à raconter. J'ai quelques pistes intéressantes dans le post doc mais je n'ai pas le temps d'approfondir.
Et puis, j'avoue que ça me manque vachement de ne pas enseigner. J'ai seulement animé un cycle de conférences dans un séminaire de master 2 récemment mais maintenant c'est terminé et je trouve ça dommage.
Le centre de formation pour lequel je travaille parfois m'a proposé quelques missions exotiques que j'ai poliment refusées: 15 jours au fin fond de l'Afrique (toute seule) par exemple. En début de semaine, mon contact au centre m'a demandé "Ca te dirait une mission de quelques jours en Iran?"...j'ai quasiment hurlé au téléphone "En Iran????" et je lui ai répondu "Mis à part le fait que ça ne me semble pas être le pays le plus accueillant pour les occidentaux en ce moment, il est hors de question que je porte un voile." Heureusement, aujourd'hui, on m'a proposé la Finlande en septembre et là j'ai dit oui sans hésiter car c'est un pays que je rêve de visiter depuis longtemps.
Mais revenons en à mon degré de saturation. Je vais prendre un break de deux semaines. Je pars en Angleterre dimanche pour accompagner des enfants comme je le fais chaque année et j'enchaîne avec une semaine à Petiteville. Je rentrerai pour voter...je ne suis pas certaine de pouvoir actualiser ce blog ces deux prochaines semaines mais je vais essayer de vous programmer un petit jeu pour vous occuper...
D'ici là, je vous souhaite de pouvoir faire une coupure aussi et de prendre bien soin de vous.
08 janvier 2007
Un air de déjà vu...
L’autre nuit, j’ai rêvé que je devais re-soutenir ma thèse.
En fait, ma directrice de recherches m’annonçait comme ça, subitement… que c’était la tradition, chaque thèse doit être soutenue 2 fois pour être valable. Sinon, impossible d’obtenir son diplôme.
Dans mon rêve, je m’offusquais, je n’avais jamais entendu parler de ça ! Personne ne m’avait jamais dit qu’il fallait soutenir deux fois.
C’est alors que ma directrice me révélait le grand secret des initiés : depuis la nuit des temps, seuls les docteurs, maîtres de conférences, professeurs et autres maîtres Jedi de la recherche savaient que la soutenance de thèse devait être double et ils faisaient le serment de ne jamais révéler aux doctorants ce secret jusqu’à ce que ces derniers aient passé l’épreuve de la première soutenance. Ceci avait été décidé afin de ne pas décourager les doctorants pendant la rédaction de leur thèse.
Autant vous dire que dans mon rêve, je tombais des nues…d’autant plus que ma deuxième soutenance était imminente et que personne ne m’avait prévenue. On m’avait alors conduite dans une salle pleine à craquer (comment le public était-il au courant de cette 2e soutenance quand moi-même je l’ignorais est un mystère non élucidé dans mon rêve). Déjà, le jury commençait à s’installer. Ma directrice m’avait avertie que les membres du jury me poseraient exactement les mêmes questions que la première fois…quelque part cela me rassurait car c’était sans surprise mais en même temps cela m’effrayait car j’avais peur de ne pas faire aussi bien que la première fois…comme si je ne m’en sentais plus capable…vous savez comme quand on a passé le bac ou le permis de conduire (euh mauvais exemple…) ou tout autre examen et que, quelques temps après (mois, années…), on se dit « Ouf ! J’aimerais pas à avoir à le repasser, pas sûr que j’y arriverais ! » Ben là ça me faisait pareil…
En plus, j’avais pas mais alors pas du tout envie de re-soutenir ma thèse ! Et comme on ne m’avait pas prévenue, je n’avais avec moi ni le manuscrit de ma thèse, ni le texte de mon discours inaugural…la merde quoi…sans filet la soutenance…Bon, pour tout vous dire, je n’ai même pas eu le temps de soutenir parce que je me suis réveillée lorsque, toujours dans mon rêve, je réalisais que j’allais devoir organiser un autre pot de thèse et que je n’avais pas fait les courses…
Bon, tout ça pour dire que je crois que j’ai un peu de mal à me faire à l’idée que ça y est, je l’ai soutenue cette maudite thèse…j’ai aussi un peu de mal à passer à autre chose…disons qu’en ce moment, je me cherche un peu et puis je croule sous des articles à écrire et des formations à animer mais je n’ai pas beaucoup de motivation, je me sens super paresseuse (même pour tenir le blog à jour, j’avoue) ! PS pour les doctorants : c’est pas vrai, hein, une seule soutenance suffit !
04 décembre 2006
Mon jour de gloire 2
Mon dieu, il m'arrive un paquet de trucs de fous ces jours-ci! Trucs qui n'ont rien à voir avec ma soutenance, d'ailleurs. Donc je finis le récit de la soutenance de thèse et demain, j'enchaîne sur le reste, vous ne serez pas déçus!
XXXXX
C’est lors de la 1ère intervention du jury, je crois, que la porte d’entrée de la salle, située juste dans mon champ de vision, s’ouvre et je vois apparaître la tête de Denis. J’essaie de lui faire un petit signe de tête pour l’inciter à entrer malgré son retard mais il referme la porte et reste à l’extérieur. Quelques minutes plus tard, la porte s’ouvre à nouveau et Stella et Denis entrent et trouvent 2 places libres tout près de moi. Je les laisse expliquer dans les commentaires de ce blog la raison de leur retard ! ;-))
Ma directrice de recherche, Bibi, prend ensuite la parole. Elle fait un discours très émouvant qui raconte notre collaboration, les conditions difficiles dans lesquelles j’ai fait ma thèse et comment j’ai réussi à la convaincre de me laisser travailler sur ce sujet périlleux. Sujet, que malheureusement, je ne peux vous dévoiler pour des raisons que vous comprendrez, je le sais. Je suis très touchée par les paroles de Bibi, limite larmes aux yeux, c’est chaud.
C’est l’heure de la pause. Tout le monde a les joues rouges, il fait extrêmement chaud dans la salle. Je parle avec quelques personnes…pour l’instant tout s’est bien passé, je suis confiante.
C’est après la pause que ça se complique. KDB prend la parole avec un accent Néerlandais à couper au couteau. Il amuse toute la salle en disant que grâce à ma thèse il a découvert le chanteur Pierre Lapointe (dont j’ai mis les paroles d’une chanson comme citation d’ouverture de ma thèse) et qu’il a même commandé l’album ! Il pose alors quelques questions qui me laissent assez dubitative. Je réponds un peu à côté à la première car je n’ai rien compris. Mais a priori, personne n’a rien compris non plus ! Après, il me pose une autre question un peu mal formulée et je ne vois pas du tout où il veut en venir, je rame à mort. Il précise sa pensée, je lui fais alors remarquer que ça n’a rien à voir avec mon objet d’étude, l’auditoire émet un petit rire soulagé et MG glisse à KDB qu’il devrait passer à la question suivante !
Enfin, FC, la présidente du jury prend la parole. D’après ce que j’ai su par Bibi après la soutenance, FC trouvait que les autres membres du jury avaient été trop sympas avec moi. Elle a donc endossé le rôle de la méchante et a enchaîné les critiques. Pendant qu’elle parle, je sens l’ambiance de la salle changer progressivement, il me semble que le public est mortifié. Bibi est plutôt blanche et arbore un visage fermé. Sans m’inquiéter, je prends assidûment des notes sur tout ce que FC m’envoie à la figure…mais elle ne me semble pas trop agressive…juste un peu dure…au moment où elle annonce qu’elle va enfin me poser ses questions, j’ai déjà rempli quasiment 3 pages de critiques auxquelles je veux absolument répondre ! Quand j’ai finalement la parole, je synthétise rapidement les critiques et je choisis les plus virulentes que je reprends une par une en démontant les arguments de FC. Je pense que je ne m’en suis pas mal sortie…en tout cas tout le monde m’en a reparlé après ! Mes parents n’ont pas arrêté de répéter que je l’avais « bien mouchée ». Même FC, quand j’ai terminé, a déclaré que je savais rebondir !
Le jury se retire pour délibérer. Je parle un peu avec quelques amis, mes parents puis je rejoins mes anciens étudiants qui occupent les deux derniers rangs de la salle. Ils ont pris plein de notes et me posent des questions supplémentaires. Comme je viens de passer plus de 3h à parler de mon sujet, je suis tellement en mode automatique que je leur réponds tranquillement. Mais je commence à stresser…la délibération s’éternise…une nouvelle réforme stipule que les félicitations du jury ne doivent être attribuées qu’à l’unanimité et non plus à la majorité…ça va être chaud…je sens s’envoler les félicitations même si j’avoue n’avoir jamais cru que je les aurais…le jury revient enfin et s’installe devant la salle debout. Je regarde Bibi, elle m’adresse un clin d’œil discret qui signifie « c’est dans la poche ». Je souris déjà alors que la présidente annonce tranquillement la mention et que le public est suspendu à ses lèvres. Ca y est, elle l’a dit, elle l’a vraiment dit « mention très honorable avec félicitations du jury »…moi qui suis si émotive, je sens que j’ai les larmes aux yeux, je m’aperçois d’ailleurs que je ne suis pas la seule ! Même dans mes fantasmes les plus fous, je n’avais pas imaginé que ça pourrait être une telle réussite. Je vous le dis sans aucune modestie, je suis extrêmement fière de moi.
Et puis je vais transmettre un
message à tous ceux parmi vous qui sont en train de faire une thèse : j’ai
vraiment galéré mais le résultat final en vaut la peine. Pendant toutes les
années de thèse, on fantasme sur le jour J et quand il arrive vraiment je pense
que c’est une magnifique occasion de se faire plaisir, comme disait Yvon dans
un commentaire. Après, pendant plusieurs jours on plane en plein Nirvana
intellectuel…ça donne des ailes…alors, allez jusqu’au bout ne serait-ce que
pour connaître ce sentiment, ce bien être total !
03 décembre 2006
Mon jour de gloire 1
Alors voilà, il faut quand même que je vous raconte mon grand jour tant que je m’en souviens encore ! Je ne ferai pas franchement preuve de modestie et vous me pardonnerez, je l’espère, mais j’ai passé les 4 années de ma thèse à me dévaloriser en tant que chercheure car je ne travaillais pas dans un environnement propice et valorisant. J’ai toujours eu du mal à me convaincre que ce que je faisais était vraiment bien même si cela me plaisait, je me demandais toujours comment cela se passerait le jour de ma soutenance. Et ça c’est super bien passé, je me suis étonnée et je pense que j’en ai épaté plus d’un à commencer par mes parents qui ont été scotchés par ma prestation et qui ont pris la mesure du travail accompli.
Avant toute chose, une soutenance de thèse comme la mienne n’a pas été une formalité. Les questions posées par les membres du jury peuvent être difficiles et concernent souvent des points que l’on n’a pas traités. La personne qui pose ce genre de questions tente de savoir si le candidat maîtrise le sujet et s’il est capable de proposer une réponse satisfaisante du tac au tac.
XXXXX
Vendredi matin, c’est donc le grand jour. J’avais mis mon réveil à 6h45 mais je suis bien réveillée dès 6h. Curieusement, j’ai très bien dormi, j’ai la pêche, je n’ai pas d’appréhension, je ne me dis pas que je n’ai pas envie d’y aller mais, au contraire, c’est le jour de la délivrance, le jour où tout finit et où tout commence. Pas d’hésitation sur la tenue puisque je me suis décidée la veille au soir pour un tailleur pantalon beige et un top rose fushia sans manche sous la veste du tailleur.
Comme je me suis levée tôt, je ne suis pas en plein rush et je peux prendre le temps de vous déposer un petit message sur le blog. Je me maquille en dansant dans la salle de bains au son des Rolling Stones, ça donne la patate. J’attrape mon sac à dos contenant les deux tomes de ma thèse et mon speech de présentation, le sac dans lequel j’ai mis quelques cake et quiche préparés la veille en vue du pot de fin de thèse. Je rejoins mes parents à la gare de Banlieueville, eux aussi sont chargés de victuailles pour le pot. Mon téléphone portable n’arrête pas de sonner pour marquer l’arrivée de très gentils SMS d’encouragement d’amis ne pouvant pas assister à la soutenance. L. m’appelle également à 8h pour me transmettre oralement son soutien et sa foi dans ma prestation.
Nous arrivons sur place à 8h30, la soutenance est à 9h30. Ma directrice de recherche, Bibi, (ainsi que nous la surnommons affectueusement depuis des années sans qu’elle ne s’en doute), est là. Je lui demande si elle a bien dormi car il m’a semblé ces derniers jours qu’elle était la plus stressée de nous deux. Elle part ensuite chercher MG et KDB (deux membres du jury venant des Pays-Bas, vous vous souvenez mon voyage à Bledungen, l’année dernière ?) à leur hôtel. Peu à peu, les gens arrivent, collègues, amis, anciens étudiants, ma professeure d’histoire-géo du lycée est même là. Arrive DG, une des membres du jury, un peu perdue et je la conduis à notre bureau (à Bibi et à moi) où doivent se rassembler les membres du jury. MG et KDB viennent aussi d’arriver avec Bibi, je suis très heureuse des les revoir, eux aussi, ils me font la bise et me font remarquer que j’ai les joues très chaudes. C’est que la salle dans laquelle aura lieu la soutenance est un véritable four malgré la climatisation qui n’a pas l’air de marcher. Je retourne dans la salle qui se remplit à présent rapidement.
Je me rends compte qu’il va falloir rajouter des chaises et que je n’ai pas fait assez d’exempliers. Je charge quelqu’un de faire des photocopies supplémentaires. Comme je n’ai pas trop envie de parler, je laisse les gens s’installer et je pars faire un tour dans les couloirs afin d’essayer de me détendre un peu. Je passe devant la salle de la photocopieuse où deux secrétaires tentent d’aider la personne que j’avais chargé de reproduire mes exempliers. Aucune des 3 ne sait faire de photocopies recto-verso et elles sont engagées dans un grand débat sur la marche à suivre…je n’ai pas trop envie de m’en mêler, alors je m’éloigne.
C’est l’heure H. Je suis dans la salle qui est à présent quasiment pleine. Je pense qu’il y a dû avoir une soixantaine de personnes dans le public mais je n’ai pas compté. Certains m’ont dit plus, je ne sais pas. Le jury arrive et s’installe. Ca y est, ça va commencer.
Mon estomac se noue un peu plus qu’il ne l’est déjà. FC, présidente du jury, fait l’introduction d’usage en donnant mon nom, le titre de ma thèse et l’ordre des interventions. Puis elle me donne la parole. J’avais rédigé ma présentation orale, 10 pages (interligne double, hein !), je dois parler une petite demi-heure. J’ai répété mon texte tellement de fois ces derniers jours que je le connais quasiment par cœur. Dès la première phrase que je prononce, la boule qui me serre le ventre depuis 3 jours disparaît, je suis étonnement à l’aise et mon plaisir de parler en public prend le dessus, la joie aussi d’être enfin là, à présenter l’objet fini. Ma présentation orale est bonne, j’arrive à m’exprimer de manière claire et naturelle.
DG prend ensuite la parole et, en tant que rapporteure de la thèse, présente le travail. Au moment où je l’entends dire le titre de ma thèse, je réalise que je suis là, en train d’assister à ma propre soutenance de thèse, que ces gens dans le jury ont lu le travail et sont en train d’en parler…je pense que ceux parmi vous qui sont en train de faire ou ont fait une thèse comprendront sans peine ce que l’on peut ressentir lorsque la thèse et la soutenance dont on a rêvé depuis des années, imaginé, n’appartiennent plus au fantasme mais deviennent tout d’un coup réelles. Pendant 4 ans, je me suis demandée si j’irai au bout, si je verrai un ce jour venir, et c’est pendant que DG parle que je me rends compte que c’est bien vrai.
Elle me pose quelques questions, je l’avoue, pas très passionnantes ni difficiles mais cela me permet de commencer en douceur. Vient ensuite, MG, qui dans le milieu de la recherche est clairement mon idole. Je suis touchée de l’entendre dire qu’elle a beaucoup apprécié ma thèse, que c’est un travail important qui traite d’un objet d’étude inexploré et nécessaire. Ses questions sont fantastiques, très difficiles mais extrêmement passionnantes. Des points auxquels je n’avais pas vraiment songés mais qui sont tellement intéressants. Je tente de réponde de la manière la plus pertinente possible, je vois aux sourires qu’elle m’adresse que mes réponses la satisfont.
Bon, je m’arrête là les amis car vous vous doutez bien que je vais faire quelques épisodes !
PS 1 : Curieusement, je viens de m'apercevoir que le message précédent dans lequel j'annonçait le résultat de ma soutenance était ma 300e entrée!
PS 2 : Denis m'a fait remarqué, et il a raison, que la catégorie "ma thèse, mon fardeau" devrait être renommée...que pensez-vous de "ma thèse, mon joyau" ? ;-)))
01 décembre 2006
En speed
Car je dois repartir sur Paris mais je passe vous le dire en toute modestie :
J'ai tout déchiré!
J'ai eu la mention très honorable avec félicitations à l'unanimité = le top du top.
Je suis tellement mais tellement heureuse vous n'avez pas idée. Je m'en suis super bien sortie, je crois même que je me suis étonnée!
Plusieurs lecteurs amis étaient présents à la soutenance, ils viendront, je l'espère témoigner sur ce blog.
Je vous laisse et merci de vos pensées positives.
Je vous raconte tout en détails bientôt!
Bisous!
Docteure Marion
30 novembre 2006
Mon angoisse du moment :
Qu'est-ce que je vais mettre le jour de ma soutenance ?
Je n'arrête pas de changer d'avis!
Jupe avec escarpins? Classe mais pas confortable.
Tailleur pantalon avec petit pull mignon ? C'est ma tenue habituelle et ça ne fait pas vraiment habillé...
J'avais acheté un top sympa il y a quelques temps en vue de ma soutenance mais en fait il ne me plait plus du tout.
Enfin bref c'est la misère...je n'arrête pas d'essayer des trucs et de me demander si ça va...alors qu'évidemment, le jury ne fait pas le déplacement pour regarder comment je suis habillée mais plutôt pour écouter ce que j'ai à dire...
Bon, si j'avais eu du temps, j'aurai pris en photo mes différentes tenues pour vous demander votre avis mais j'ai une tonne de trucs à faire...
Cette nuit, j'ai rêvé que c'était le Jour J et que je ne me réveillais pas...après ça, le jury, coincé dans les embouteillages, arrivait avec 5 heures de retard...bref le genre de rêve qu'on fait la nuit précédant le grand jour. Du coup, ce matin, quand j'ai ouvert les yeux, je me suis dit "ça y est, c'est aujourd'hui!"...et puis quelques minutes après, je me suis dit "Ah non! C'est demain"...mais j'avoue que pendant quelques minutes, j'ai eu un doute!
29 novembre 2006
Ma thèse, mon fardeau
Bonjour les amis
Désolée, je ne suis pas très assidue ces jours mais pour des raisons que vous comprendrez : ma soutenance de thèse est vendredi…inutile de vous dire que je ne suis pas en mode relax là. Ca fait 15 jours que je bosse sur mon oral, à tel point que je ne supporte plus mon texte de présentation. Mais ce qui me stresse le plus, ces jours-ci, ce n’est pas tant la soutenance en elle-même mais bien la logistique autour. Tout d’abord, je dois me débrouiller avec la petite salle qu’on a bien voulu me laisser, ensuite, je dois parcourir l’UFR dans tous les sens pour trouver des chaises et puis, je dois penser au pot de thèse, la bouffe et les boissons. Bref, c’est un peu compliqué.
Est-ce que je stresse pour la soutenance à part ça ? Ben, à vous de me dire, il est 5h du matin et j'écris une entrée sur mon blog parce que j'ai une insomnie...c'est grave, docteur?
Aujourd’hui en plus, j’ai un peu le blues…je ne sais pas trop…bon, je suis dans ma rengaine habituelle : pas de mec, pas de boulot, pas de fric mais en plus, je n’ai même plus de thèse à faire…est-ce que le syndrome du PhD blues me guette ? Bon, aller, ne vous inquiétez pas, ça me prend de façon cyclique, cette petite baisse de régime…demain ça ira mieux…et puis merde, je suis bac + 8 – 3 jours !
02 octobre 2006
Ma thèse en chiffres
Eh ben, franchement, ma thèse-mon fardeau, c'est vraiment quelque chose!
Comme je viens de finir la mise en page. J'ai décidé de vous donner quelques chiffres:
Ma thèse fait 400 pages tout rond (ouais je sais, c'est la classe)
Elle pèse 140 Mo soit 147 566 080 octets (ce qui signifie qu'elle ne tient pas sur ma clé USB)
Il y a 15020 lignes et 138 281 mots tous plus pertinents les uns que les autres.
Il y a une bibliographie de 17 pages avec 252 entrées, un sommaire, une table des tableaux, une des figures, une des sigles, deux index: notions et auteurs (que j'ai refaits trois fois), une table des matières, 2 pages de remerciements (le seul moment drôle) et une chanson de Pierre Lapointe en citation d'entrée.
Elle est divisée en 4 sections.
La mise en page
J'ai passé plus de 50h à la faire et j'ai rencontré TOUS les problèmes possibles et imaginables que l'on peut rencontrer avec Word (je vous passe les détails). Le logiciel a planté un nombre de fois incalculable.
Pendant la mise en page, j'ai écouté beaucoup de chansons en chantant très fort, dit pas mal de gros mots, versé quelques larmes d'énervement, bu plusieurs verres de vin blanc et ai failli me remettre à fumer (après 3 ans d'arrêt).
Bon, il me reste le tome II à faire (les Annexes) mais les rapporteurs ont dit qu'ils pouvaient attendre.
J'imprime demain (non sans une certaine angoisse) 4 volumes: pour les 2 rapporteurs, pour ma directrice adorée et pour moi.
L'impression définitive sera pour plus tard.
Marion qui en a plein le dos, mais l'accouchement de ma thèse et proche, je vois déjà la tête!
24 septembre 2006
Liste des choses qu'il me reste à faire...
- Écrire l'intro de ma thèse
- Corriger tout le texte
- Faire les index (auteurs et notions)
- Vérifier et harmoniser la bibliographie
- Numéroter tous les tableaux et figures
- Établir la table des tableaux et figures
- Faire une liste des sigles et abréviations
- Faire les annexes
- Peaufiner toute la mise en page
- Faire la table de matières...
Et tout ça sous 10 jours...vous comprendrez que le blog reste relativement muet en ce moment...mais le bout du tunnel n'est pas loin!
PS: Au fait merci pour vos messages de "bon anniversaire" pour mon blog! Je n'ai pas répondu mais ça m'a fait très plaisir!
15 septembre 2006
Une journée dans ma vie ces jours-ci...
7h
8h
(train pour aller au bureau)
9h
13h30
14h
20h
(train pour rentrer à la maison)
21h
21h30:
(télé)
23h
23h15
insomnie jusqu'à 1h30 puis
Donc pas de
ni de
encore moins de
et de
et pas beaucoup de
Et c'est tous les jours pareil...mais à ce rythme là, j'aurai peut-être fini de rédiger ma thèse à la fin du mois...
Je grille pas mal de neurones chaque jour, espérons qu'il m'en restera pour la soutenance!



