armoni's glob

Pour vivre heureux, vibrons cachés!

15 novembre 2007

Comment j’ai abandonné ma vie de célibataire

2 ans de célibat, ça créé des dépendances (Prison Break et Grey’s Anatomy, les chips au vinaigre et les téléfilms érotiques de la TNT, par exemple), ça fait naître des petites manies (le bain du dimanche soir avec Chardonnay et le Masque et la Plume, traîner en jogging devant le téléfilm de M6 l’après-midi, etc.), ça fait se retourner dans la rue sur le premier garçon sexy, bref, ça conditionne…

Sauf que là, être en couple m’oblige (sans douleur, rassurez-vous) à quelques adaptations…tout d’abord repenser mon appartement de célibataire en appartement où des fois il y a un garçon qui dort (des fois, souvent même). C’est là que je me suis rendue compte qu’il n’y avait qu’une table de chevet à côté de mon lit, par exemple…c’est là que j’ai dû laisser un peu de place dans la salle de bain pour mousse à raser, rasoir et déodorant masculin…un peu de place dans l’armoire pour caleçons sexy et chaussettes de mâle. Renoncer également à quelques projets : passer mon brevet de secourisme juste pour mater des pompiers et baver devant la saison 2 de Men in Trees. Me résoudre à prêter mes sex toys et à partager mon bain du dimanche soir.

 

Mais franchement, quand je vois son sourire le matin au réveil, ses petites fossettes tellement craquantes et ses yeux qui me disent « je t’aime, toi » quand il me regarde…quand il me parle de notre vie à deux et quand il me serre contre lui, je me dis que ça valait la peine.

Et puis, on peut adopter de nouvelles habitudes à deux, de nouveaux rituels comme le bain du samedi soir avec Chardonnay et Miles Davis (à la radio pas dans le bain avec nous, hein ?), se faire des brunch de folie le week end et prendre la voiture pour aller à la mer, comme ça, sur un coup de tête.

Forcément, nous bénissons nos étudiants qui ont bloqué la fac depuis plusieurs jours ce qui nous met au chômage technique et nous contraint à garder le lit ;-)

Forcément, nous remercions le froid de sévir au dehors pour rester à la maison, au chaud, collés.

Forcément, nous remercions une copine de m’avoir raconté une histoire folle qui nous a permis de trouver le prénom de notre premier enfant….

Vous la voulez l’histoire ? C’est authentique, je vous promets. Une copine à moi travaille dans une maternité. L’autre jour un petit garçon est né. La sage-femme a demandé au papa comment le bébé allait s’appeler. Le papa a répondu fièrement « Clitis ». La sage-femme, surprise puis gênée, a remarqué « Clitis ? C’est pas courant comme prénom pour un garçon… » et le papa de répondre « ben oui Clitis comme Clitis Wood ! » Tout le monde connaît l’acteur américain, non ? :-s

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11 octobre 2007

Ma vie de pacha

Bon, les amis, je vous ai bien laissé tomber et j’en suis désolée. J’ai été pas mal débordée par mes nouvelles fonctions, quelques retours sur Paris fatigants et une vie sociale intense.

Bref, je reviens vers vous pour vous raconter un peu.

Etre maître de conférences, c’est le pied. Comme beaucoup de MCF fraîchement nommés, je suis arrivée dans un département gangrené par des querelles ancestrales. Au début je ne comprenais pas pourquoi tout le monde était aussi gentil avec moi…au bout d’un moment j’ai réalisé que chacun essayait de m’attirer dans son camp. Moi, ma philosophie c’est « aime tout le monde et ne vexe personne ». Du coup, j’ai deux bureaux dans le même bâtiment : un donné par mon équipe de recherche et un par le département où j’enseigne. Moi qui comptais bosser chez moi…c’est mort…

Plus sérieusement, être MCF c’est d’adonner à une vie de privilèges. Par exemple, je peux entrer dans le bureau de la secrétaire sans me faire aboyer dessus (à la différence des étudiants). Et surtout, surtout j’ai un passe qui me permet d’ouvrir les toilettes réservées au personnel. ET oui quand on est prof à la fac, on peut faire pipi dans un endroit propre équipé de papier hygiénique. Le pied, je vous dis. 

Bon, sinon, les étudiants sont sympas quoiqu’un peu mous. Je crois qu’ils sont surtout effrayés par mes méthodes. Oui, ma devise cette année c’est de rendre mes cours plus actifs. Par exemple, au lieu de donner aux étudiants la photocopie d’un tableau synthétique, je l’ai découpé en petits morceaux et leur ai donné sous forme de puzzle….ben, n’empêche qu’ils ont bien aimé faire des puzzles en cours !

 

A part ça mes collègues sont un peu étranges. Ma chef est très sympa mais ressemble à un cadavre : grande et maigre, livide….et de mes collègues fraîchement arrivé aussi et un peu dépressif m’a demandé d’emblée si j’avais pleuré en arrivant à La Cité. :-s Parce que lui, il avait envie de pleurer tout seul dans son appartement !

A propos de l’appartement, le mien est super sympa. Les voisins sont bien. Sauf dans l’immeuble derrière, il y a un jeune homme qui écoute de la musique à fond et qui me saoule mais comme il fait son ménage torse nu et qu’il a un physique avantageux, je lui pardonne. Mes proprio sont adorables, ils m’ont littéralement adoptée !

Bref la vie est belle ! J’espère qu’elle l’est pour vous aussi !

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12 septembre 2007

Le déménagement à la mode Armo 2

2e jour

C’est donc le 2e jour, celui où on part à l’aventure. La route est TRES longue car le camion est TRES lourd. Tu épuises toutes les énigmes et devinettes que tu connais pour occuper ton frère (avec qui tu es réconciliée) pendant le voyage. C’est ta mère qui conduit, de toutes façons, c’est la seule de la famille qui a le permis.

Quand vous arrivez à La Cité, vous branchez le GPS spécialement acheté pour l'occasion. En entrant dans la ville, il y a un panneau qui indique que le coin où tu vas habiter est vers la droite mais la madame du GPS dit "Tournez à gauche" alors tu écoutes la madame du GPS. Là tu te demandes vraiment où vous allez, on dirait que vous vous éloignez du point d'arrivée. Et puis à un moment, toujours en écoutant cette conne du GPS, vous vous retrouvez coincés dans un petit croisement de rues étroites. Ta mère essaie de faire marche arrière mais elle se retrouve avec un gros plot en plomb à l'arrière du véhicule et une borne en béton à l'avant avec environ 20 cm pour manœuvrer de chaque bord. Là ton frère et toi vous sortez pour aider maman: "Recule, recule encore…Stop! Maintenant braque à fond, avance, avance, stop! Braque, recule, etc." Ca dure au moins 20 minutes…chacun pense "on y arrivera jamais, on n'a qu'à tout laisser là" mais personne n'ose le dire à haute voix. Finalement, ta mère elle est trop forte et elle arrive à s'en sortir. Tout le monde remonte dans le camion et ça repart. La madame du GPS continue de vous dire "tournez à gauche" alors qu'on peut pas tourner, en fait elle donne toutes les indications avec quelques minutes de retard…à la fin, tu cries "ta gueule!" à la madame du GPS, oui tu es violente mais tu en as vraiment ras le bol et en plus tu commences à reconnaître le quartier.

Vous arrivez enfin dans ta nouvelle rue qui est étroite et bien encombrée, c'est le soulagement total, jusqu'à ce que ta mère, en se garant, abîme l'aile d'une voiture en stationnement…tu vas pouvoir faire rapidement connaissance avec tes nouveaux voisins!

Vous déchargez tout et ta mère et ton frère retournent sur Paris le lendemain matin. Tu es un peu stressée en leur disant "au revoir"…aucun d'entre vous ne s'est encore aperçu que le camion a été taggué pendant la nuit…

xxx

Bon, bilan des courses, la prochaine fois, je fais appel à des déménageurs professionnels! Parce que deux voitures amochées, un P.V., un camion un peu défoncé et taggué…ça fait cher à la fin!!!

Je vous mets quand même quelques photos.

bordel

C'est un peu le bordel avant de partir...

carton

Ta vie est un tas de cartons!!!

amis

Tes amis sont là pour t'aider!!!

ludique

Tu t'amuses un peu au passage!!!

maurice

Ah oui, sur le camion, il y a un mec à poils!!!! Nous, on l'a appelé Maurice!

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06 septembre 2007

Le déménagement à la mode Armo

On m’avait dit qu’un déménagement c’était la 3e plus grosse source de stress après le deuil et la séparation. Moi, des déménagements, j’en avais vus d’autres alors je me disais que c’était juste un moment à passer et qu'après tout, changer de murs c’est quand même sympa ! Je me trompais…

Résumé de mon déménagement chaotique en plusieurs épisodes (bien sûr) et sous forme méthodologique.

Chapitre 1:

Louer      un camion, c’est la classe

1er jour

T’avais vaguement pensé faire appel à des déménageurs professionnels mais bon, ça coûte cher, et ta mère avait déclaré avec enthousiasme : « On louera un camion et je le conduirai jusqu’à La Cité ». Alors tu avais dit « OK ». Tu avais emballé tes petites affaires (tes innombrables affaires) et tu avais prévu de charger ton camion le lundi et de faire la route et l’emménagement le mardi.

Le lundi matin, ta mère est partie chercher le camion. Elle t’appelle une fois devant l’agence de location, furax, car le camion n’est pas encore prêt. Une fois, le camion en mains, elle vient se garer devant chez toi. Sauf que dans ta rue, c’est le bordel, y a des voitures mal garées et des camions de livraison. Ta mère, elle conduit super bien, mais elle n’a pas encore le gabarit du véhicule en tête et, en se garant, elle défonce la voiture de ton voisin et abîme le camion tout neuf. Bon, toi, tu ne te souviens plus si la voiture esquintée, c’est celle de ton voisin, le gros black méchant qui crie tout le temps ou l’autre africain qui te parle jamais mais qui passe ses week end à bichonner son auto…en fait c’est ce dernier. Il n’est pas super content quand il découvre sa caisse amochée mais il ne frappe pas ta mère et gère le problème avec diplomatie.

Déjà, tu te dis que la journée commence mal. L’ambiance est super bien plombée, ton déménagement ne ressemble pas à la grande fête que tu imaginais. Heureusement, des amis dévoués arrivent pour t’aider à charger cartons et meubles dans le véhicule. Toi, quand même, tu te sens pas super bien. Tu es super stressée, énervée et t’as pas trop le sens de l’humour. Quand ton frère appelle en début d’après-midi, tu penses qu’il va s’excuser d’avoir zappé ton déménagement sur lequel il était supposé t’aider. Non, en fait il t’appelle pour te demander si les pneus du vélo qui est dans ta cave sont gonflés. Alors là tu pètes un plomb, tu hurles, il hurle et vous vous raccrochez au nez. Là tu t’enfermes dans ta chambre qui n’a plus de lit et tu te mets à pleurer. T’en peux plus, c’est tout. Enfin, quand tu te calmes, tu appelles ton frère pour t’excuser.

Une fois le camion chargé, les portes fermées, les adieux aux voisins faits (sauf à Mémé qui s’est cloitrée chez elle mais t’es trop énervée pour aller la voir de toutes façons), tu pars avec ta mère pour aller garer le camion chez tes parents. Tu dors dans ton ancienne chambre dans la demeure familiale. C’est maintenant une chambre d’amis. Tu ne dors pas super bien car tu fais la liste de tout ce que tu as oublié d’emmener et tu es persuadée qu’on va te dévaliser le camion pendant la nuit. Le lendemain matin, le camion est intact, il est seulement décoré d’un joli PV déposé à 22h30 parce que ta mère a garé le véhicule sur son propre bateau et un tout petit peu sur un arrêt de bus (je précise que les bus ne passent pas en ce moment pour cause de travaux dans la rue.

Mais aujourd’hui, un jour nouveau se lève, celui où tu vas t’installer dans ta nouvelle maison et tu te dis que ça se passera certainement mieux que la veille. Evidemment tu as tort…

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08 juin 2007

Ma vie de potiche

L’autre jour, un homme en costume, plutôt jeune, m’a abordée sur le quai de la gare pour savoir quel train prendre pour aller je ne sais plus où…après que lui avoir donné l’information qu’il demandait, j’allais m’éloigner lorsqu’il m’a tendu sa carte en disant : « Je suis dans l’évènementiel, si ça vous intéresse de travailler pour moi, appelez-moi. » J’ai répondu « Non merci, j’ai déjà un travail (et j’ai pensé : je suis maît’ de conf’ !!!). Il a insisté « Oui, mais on ne sait jamais, c’est pour escorter des personnalités comme la reine d’Angleterre quand elle vient à Paris ou même Nicolas Sarkozy ! ». J’ai regardé sa carte, ce n’en était même pas une : un petit morceau de papier où était tamponné le nom de sa boite et son adresse. Le truc typique de l’amateur qui vient de lancer sa compagnie…je me suis dit que les personnalités à escorter devaient plutôt être de vagues stars d’émission de télé-réalité, tout au plus.

Le truc c’est que le boulot d’hôtesse, je l’ai pas mal expérimenté au début de mes études…il faut dire ce qui est : comme métier, ce n’est pas très stimulant intellectuellement et il y a mieux pour valoriser l’image de la femme. Même si en bossant sur des salons ou dans des compagnies diverses, j’ai pu découvrir des domaines d’activités super différents et enrichissants, j’en ai gardé un dégoût profond des talons et des tailleurs-jupe.

Mes premières expériences en tant qu’hôtesse et sans doute les pires, furent celles de distribution. A l’époque, les journaux gratuits n’existaient pas mais le quotidien Le Parisien éditait un supplément gratuit : Le Parisien/SNCF. Une fois par mois, je crois, on allait dans les gares les distribuer…les gens n’en avait rien à faire et les jetaient souvent par terre à peine distribués. Je me souviens un jour avoir parlé avec un monsieur qui faisait le ménage dans la gare. Je lui ai dit « Je suis la personne qui distribue les journaux », il m’a répondu « Et moi la personne qui les ramasse ! » J’étais carrément gênée.

La mission durait 4 heures : de 16h à 20h. Quand le groupe d’hôtesses arrivait à la gare, la première chose que l’on faisait c’était estimer la pile de journaux à distribuer. Quand la pile était peu importante nous étions super contentes et motivées car nous savions que si on arrivait à épuisement du stock, on pourrait partir avant 20h et être payées pareil. Du coup, on distribuait à toute allure et comme les suppléments étaient très fins, on en donnait 2 ou 3 à la fois à la même personne. Lors de ma première distribution, j’étais inexpérimentée et naïve. Je m’étais placée en haut d’un escalator alors qu’une de mes collègues distribuait en bas. La plupart des voyageurs arrivaient en haut de l’escalator déjà équipés de leur supplément le Parisien/SNCF. Pire, ceux à qui ma collègue en avait donné 2 ou 3 me les rendaient en disant « Tenez, votre collègue m’en a donné trop ! »…Su-per…merci.

Mais le pire, c’était la tenue réglementaire, l’uniforme le plus humiliant que j’ai porté de ma vie : une jupe genre tailleur bleu électrique avec une veste sans manche qui se fermait avec une fermeture éclair. Sous cette veste-gilet, on portait une sorte de pull fin rouge vif. Sur la veste était écrit « Le Parisien/SNCF ». Avec ça talons, chignon et rouge à lèvre rouge pétasse et le tour était joué !

Je dois dire que le boulot n’était pas si affreux que ça, je faisais ce job en plaisantant, sans me prendre au sérieux, je distribuais toujours plus de journaux que mes collègues car je souriais et disait « bonsoir » tandis qu’elles faisaient la tronche et ne disaient rien.

Par contre nous avons vécu des moments très difficiles. La pire fois eut lieu par un après-midi de décembre, nous étions à la gare de l’Est et il faisait -10°C dehors. La gare était pleine de courants d’air et nous avions super froid.

Mais le pire n’était pas là.

En cette froide journée, la SNCF était en grève.

Imaginez la scène : les usagers SNCF rentrent du boulot, ils sont fatigués, stressés et furieux à cause de la grève qui va leur faire perdre des heures avant de pouvoir rentrer chez eux. Ils sont enragés, veulent hurler leur colère sur quelqu’un et que voient-ils, juste aux abords des quais, sous le panneau d’affichage des trains bardé de mentions « supprimés » ou « retardés », hum ? Que voient-ils ? Une jeune fille sans défense arborant un uniforme étiqueté SNCF…la cible facile, le bouc émissaire idéal que les personnels de la SNCF étaient trop contents d’avoir. Ce jour-là, je me suis fait traiter de tous les noms, insultée « salope », « pétasse », « fonctionnaire »…une femme en furie est même venue donner de grands coups de pieds dans ma pile de journaux qui a volé dans tous les sens. Inutile de leur expliquer que je n’y étais pour rien, que moi aussi j’étais victime de la grève, que je payais comme eux ma carte de transport…inutile…ils ne voulaient rien savoir. Alors je continuais à me geler les mains en distribuant des journaux dont personne ne voulait et je gelais aussi le sourire sur mon visage tandis que les personnels de la SNCF, enfermés au chaud dans le kiosque « Informations Voyageurs », buvaient du café et se marraient.

Pas facile, pas facile.

Depuis ce jour, je suis toujours très aimable et compréhensive face aux jeunes qui font de la distribution, parfois dans le froid, souvent sous la pluie…

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06 juin 2007

A bichiclette…

Bon, les choses bougent pas mal de mon côté depuis plusieurs semaines et je n’ai même pas eu l’occasion de vous raconter deux/trois trucs de mon dernier séjour à Petiteville.

Donc en avril, je suis allée quelques jours rejoindre mes parents à Petiteville. Depuis longtemps, nous parlions de faire une longue balade en vélo parce que le vélo, c’est sympa et parce que le garage de la maison de Petitville est encombré de bicyclettes dont on ne se sert jamais. Oui, parce que mon papa achète des vélos. Il va dans des vides-greniers, des brocantes et il achète des vélos pour une poignée d’euros et les retape. Résultat : on a plus de bicyclettes que de membres de la famille…mais en même temps, on a surtout des vélos de course masculins que seul mon père voire mon frère peuvent utiliser !

Bref. La veille de notre randonnée, j’inspectais les vélos avec ma mère, notamment les 2 seuls VTT (un pour homme et un pour femme) que nous avons. J’ai dit « Zut, sur le VTT femme, il n’y a pas de porte-bidon, ça va être chiant de porter la gourde dans le sac à dos. » Ma mère m’a regardé stupéfaite : « De toutes façons, c’est moi qui prend le VTT femme et ton père prend l’autre. »

Et moi, j’ai quoi ?

Ma mère a désigné du doigt une bicyclette en disant « Ben, tu prends le tiens ! »

Le mien.

Le vélo mauve.

Bon, OK, avant toute chose, je tiens à dire que si ce vélo a été à moi à une époque c’était il y a TRES longtemps. Je pense que j’étais au collège quand on me l’a offert. A l’époque je voulais un vélo de FEMME. Donc, j’en avais choisi un mauve et blanc avec un joli panier devant. Il avait même un cache pour protéger les plateaux pour ne pas se salir les jambes (ou les socquettes blanches) et une grille en plastique blanc sur la roue arrière pour ne pas que la jupe se prenne dans les rayons (comme si j’avais l’idée de faire du vélo en jupe !!!). Un vrai vélo de femme. Je dois avouer que dès le lycée, je suis repassée au VTT car le vélo mauve est hyper lourd et pas du tout adapté aux terrains un peu accidentés (= chemin de terre, cailloux, etc.) J’ai fait l’acquisition d’un VTT rose fushia (ouais no comment sur la couleur) que j’ai bien usé puis prêté à mon frère lorsqu’il s’est fait volé le sien il y a quelques années et qu’il avait besoin d’un vélo pour aller bosser. Pour mon frère, il était hors de question de se montrer publiquement assis sur un vélo rose alors il l’a repeint en noir. Depuis, il m’a rendu le VTT, la peinture noire s’écaille de partout et le rose refait surface. Le VTT est logé dans ma cave à Banlieueville et aurait besoin de nouveaux pneus, d’une nouvelle selle et d’une réparation du dérailleur.

v_lo

THE Vélo!!!

Mais revenons-en à la belle bicyclette mauve de femme, en cette veille de randonnée cycliste…j’ai regardé de plus près l’engin et ai constaté quelques modifications : le protège-chaîne avait disparu, ainsi que le protège-jupe et le panier avait migré de l’avant du vélo vers l’arrière…apparemment, d’autres l’ont utilisé ces dernières années…sûrement une copine de mon frère. Je suis restée perplexe un bon moment devant la bicyclette…comme mes parents osaient-ils me faire ça ? Se prendre les deux VTT et me refourguer le vélo le plus lourd et le plus ringard de la Terre ? J’allais en prendre pour des années de psychanalyse…

paris_roubaix

Paris-Roubaix???

Dès le lendemain, en route pour la balade et première impression, mon vélo n’est PAS DU TOUT adapté aux chemins caillouteux. Ca tremble de partout, je fais 2 fois plus d’efforts que les autres et en plus, il n’y a pas de dérailleur alors je mouline comme une folle pour avancer.

canal

Je marche sur l'eau!

MAIS ! Le vélo mauve a beau avoir les défauts que l’on sait, il conserve un avantage non négligeable : la bonne grosse selle de mémère, bien large et bien confortable. Et lorsqu’au bout d’une heure de randonnée ma mère a commencé à se plaindre du VTT qui lui faisait mal aux fesses, j’ai bien rigolé !!!

joie

Les joies du vélo!

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23 mai 2007

Il faut de tout pour faire un monde!

Bon, je ne vous décris pas ma dernière audition dans le sud de la France qui s’est super bien passée mais comme je n’ai pas de nouvelle, je suppose que j’ai pas eu le poste.
Je ne vous raconte pas que j’en veux à la terre entière ou au moins au monde la recherche de m’avoir laissée sur le carreau.
Je ne vous confie pas à quel point je hais les candidats locaux.

Non, non…à la place je vais vous raconter mon week end à la montagne et en profiter pour être méchante un peu car je suis dans ma période amère.

 

montagne

 

J’ai passé ce long week end de l’Ascension à la montagne donc, pour un stage d’Arts Martiaux. C’était super sympa, il faisait un temps incroyable (j’ai même bronzé) et faire du sport au milieu de la nature magnifique : forêt, montagne, rivière et amateurs de capoeira torse nu (qui s’entraînaient sur le même terrain que nous !)

 

capoeira

 

Ca m’a fait un bien fou…un peu de détente au milieu de ces journées d’angoisse et d’attente d’auditions. Le bonheur !

 

pratique

 

Sauf…que même si j’adore la plupart des gens qui pratiquent ce sport et que j’aime retrouver/rencontrer des pratiquants des 4 coins de la France. Il y a toujours quelques cas spéciaux.

groupe

Tout d’abord, il y a les naturomaniaques (bon, c’est le petit nom que je leur ai donné). Eux, ils sont plus natures que vrais. En général, ils mangent bio et sont végétariens parfois même végétaliens. Les plus extrêmes ne supportent même pas de manger pendant 3 jours dans le restaurant de collectivité et apportent leur propre bouffe. D’ailleurs ils mangent des trucs vraiment étranges comme de la purée de sésame blanc. Bon, je ne voudrais pas avoir l’air de me moquer parce que moi-même je mange très peu de viande et bio quand je peux (et en plus j’adore le sésame) mais j’ai remarqué que leur extrémisme les coupait vachement du groupe. Ils ne font pas vacciner leurs enfants pour ne pas entretenir les lobbys pharmaceutiques, ils organisent leur logement selon les règles du Feng Shui et certains trippent sur le pouvoir des pierres ou sur les énergies magnétiques du monde. Ils commencent souvent leurs phrases par « Mon naturopathe pense que… » ou bien « Depuis que j’ai arrêté de… ». Ce qui me déplait c’est quand ils essaient de me convaincre de faire comme eux et qu’ils tentent de ma faire gober de l’homéopathie ou quand ils me disent que telle ou telle habitude que j’ai est mauvaise pour moi. Il y en a même un qui nous a expliqué qu’il buvait ses urines le matin et j’aurais préféré qu’il ne nous raconte pas ça au petit déjeuner. D’autant plus que je le trouvais pas mal…avant…

Autre phénomène, la fille qui partageait ma chambre : Mélanie. Bon, alors là je précise que les organisateurs ont cru bon d’apparier les participants par chambre en fonction de leur âge. Résultats, je me suis retrouvée dans une chambre avec une fille de mon âge mais c’était à peu près tout ce que l’on avait en commun. Ca m’a rappelé un échange franco-québécois qu’on avait fait au collège. Nous avions rempli une fiche de renseignements et les organisateurs nous avait appariés par points communs : les fans de basket ensemble, les fans de rap ensemble, etc. Ma correspondante et moi étions liées par un point commun solide : nous étions toutes les deux asthmatiques. Ah ! La solide amitié qu’on a pu construire là-dessus ! Ah Les heures passées à discuter de l’asthme et de ses petits bonheurs quotidiens ! Un vrai régal !

Bref…vous l’aurez compris, ce genre d’appariements ne fonctionne pas toujours.

Mais revenons-en à Mélanie…et là ce qui suit n’est pas un témoignage anti-catholique je tiens à le dire tout de suite, mais effectivement ma camarade de chambre était une pratiquante fervente et moi, ben…c’est pas DU TOUT mon trip. Son livre de chevet était un livre de prières, ses CD des chants religieux, lorsqu’elle fredonnait des chansons c’était également des chants catholiques, etc. Le samedi après le dîner, nous nous demandions où était passée Mélanie car elle avait disparu depuis un moment. Elle était en fait descendue au village pour aller à la messe. Bon, vous vous imaginez bien que la différence d’univers dans lesquels nous évoluons a réduit considérablement les sujets de conversation. Impossible de lui confier que je trippais à mort sur la belle paire de fesses d’Angelo, l’instructeur italien !!! Ben, non…mais le pire n’est pas là.

Le premier soir, Mélanie m’a fait une remarque sur le fait que je m’étais maquillée pour faire du sport. Eh oui, je dois avouer cette faiblesse : je suis coquette et je n’aime pas ne pas être maquillée (même pour sortir acheter le pain). Après cette aveu de ma coquetterie, Mélanie a rétorqué : « Moi, c’est tout le contraire : je ne me maquille jamais, je me brosse les cheveux rarement et je me lave les dents tous les 36 du mois ! »  :-s

Devais-je lui préciser que se laver les dents n’était pas une question de coquetterie mais d’hygiène ? Je ne dis rien. Mais je remarquais qu’effectivement, Mélanie ne s’est pas lavé les dents de tout le séjour et qu’en plus elle n’avait même pas apporté sa brosse à dents. En fait, les seules affaires qu’elle avait déposées dans la salle de bains étaient son téléphone portable et son chargeur branché sur la prise du rasoir. D’ailleurs elle ratait constamment les innombrables appels de sa mère. J’ai pu constater que Mélanie n’était pas très portée sur l’hygiène d’une manière générale car il lui est arrivé de zapper la douche après 3 heures d’entraînement intense en plein soleil…herk…

 Enfin, j’aime aussi ce genre de stage pour l’opportunité qu’il me donne de rencontrer des gens…très différents !

nuage

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14 avril 2007

En transit

Coucou, je suis en transit chez moi. Nous sommes rentrés à 2h du matin et je reprends le train demain vers 8h30 pour Petiteville. Autant vous dire que je suis en speed et que je dois refaire toute ma valise, un peu de lessive, laisser la clé de ma boite à lettres à Mémé (!), préparer de quoi bosser là-bas et ranger le milion de trucs que j'ai acheté en Angleterre.

Nous avons passé un super séjour: temps magnifique, visites géniales, chauffeur de car adorable, collègues déjantées, gamins trop mignons et surtout nous avons logé chez un mec incroyable! J'ai vraiment hâte de vous raconter ça vous allez adorer! J'ai pris plein de photos!

J'essaie de rédiger ça dans la semaine et de trouver un cyber café à Grandeville.

D'ici là je vous embrasse, portez-vous bien!

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02 avril 2007

Parce que nous le valons bien

N.B. : Je tiens à alerter les lecteurs sur le contenu très explicite de l’entrée qui suit. Eloignez enfants, femmes, maris et si vous lisez cette entrée au boulot, ben éloignez les collègues un peu trop curieux. Aussi, pour éviter d’être répertoriée au rayon X sur Google, je vais remplacer tous les O de certains mots par des *.


Ce week end, je repensais à mon projet d’écrire des scénarios de films ér*tiques voire p*rn* pour femmes mais pas des films lesbiens, hein, des films féministes avec des situations et des pratiques sexuelles qui correspondent plutôt à des fantasmes de filles et pas des trucs de gars. Je ne regarde pas souvent de films p*rn* car ça ne m’excite pas tellement, je trouve ça tellement ridicule parfois et souvent dégradant pour la femme. Franchement, le truc de la femme soumise qui hurle de plaisir au moindre effleurement, la s*d*mie à tour de bras et les éjaculati*ns en pleine face…merci très peu pour moi. Parfois je me demande si ça plait vraiment aux hommes aussi… enfin…Pourtant, je ne vois pas pourquoi nous, les femmes, n’aurions pas accès à ce genre de films…bon, pour tout dire je préfère l’ér*tisme au p*rn* mais admettons que l’on veuille ratisser large. Du coup, je me suis dit qu’avant de mettre à réfléchir à des scénarios que je pourrais inventer, qu’il fallait que je sache ce qui existait déjà sur le marché. En fait, c’est un peu comme faire une thèse : avant de choisir un sujet et de le traiter, il faut faire l’état des lieux de ce qui a été fait sur ce sujet, on appelle cela l’état de l’art ou la revue de la littérature qui vient de l’anglais « literature review » (bon ça c’était pour la partie intellectuelle de cette entrée). Donc, bref, j’ai commencé par ça. Et j’avoue que c’est un des côtés sympas du travail. J’ai donc un peu cherché sur Internet et je n’ai pas trouvé grand-chose au début. Et puis, je suis tombée sur le film d’Erika Lust : The good Girl. Erika Lust, c’est un peu mon idole (même si elle a pris un pseudo débile). C’est une universitaire qui a décidé de tourner un film p*rn* pour femmes et qui en plus l’a mis en ligne gratuitement pour que nous puissions toutes en profiter. Soyez sympas, finissez de lire cette entrée avant de vous précipiter sur le lien. Si vous êtes au boulot ou que vous n’avez pas envie de regarder ce film, je vais vous faire une petite critique cinéma de ce court métrage, les gens du Masque et la Plume n’ont qu’à bien se tenir !

 
The Good Girl

movie

Par Armo, critique de cinéma reconnue

Bon, alors, au début j’avoue que j’étais un peu déçue par le film. Je me souviens avoir lu le commentaire d’un internaute qui disait « on voit que c’est un film pour nanas, ça parle pendant la première moitié avant de passer à l’action ! ». Et c’est vrai. Pendant les 10 premières minutes, ça cause et c’est sans intérêt. L’héroïne est un peu jalouse de sa copine qui a une vie sexuelle trépidante et elle passe ses soirées chez elle toute seule à boire des verres de vin et à prendre des bains. (T’ajoutes que dans son bain elle écoute le Masque et la Plume à la radio et on dirait que la fille, c’est moi…flippant). Bref, elle aimerait bien oser un truc carrément sexuel alors elle commande une pizza…vous ne voyez pas le rapport ? Attendez un peu…le livreur de pizza arrive et là, devinez quoi ? Il est hyper canon ! Et là c’est une surprise car en général, dans les films p*rn*, les mecs ne sont pas terribles ou alors tellement bronzés, musclés, huilés et décolorés que ça fait un peu peur…non là, le pizzaman, il est bien…normal…beau même…Bon, quand même elle hésite un peu à s’offrir à un inconnu parce qu’on est dans un p*rn* pour femmes et qu’il faut un peu de morale et de réflexion. Finalement, c’est partiiiiiiiiii !!!! La pratique n’est pas si mal, plusieurs trucs qui plaisent aux filles, pleins de positions qui ont l’air sympas et un orgasme qui a l’air d’un vrai. Le gars est attentionné et créatif, c’est plaisant à regarder…la fin de l’acte par contre est un peu trop convenue : on n’échappe pas à l’éjactulati*n faciale ! Dommage. Bon, globalement, ça se laisse regarder, avec beaucoup plus de plaisir que les films p*rn* ordinaires mais c’est pas encore ça au niveau du scénario. Merde c’est quand même une fille désoeuvrée et en manque qui se tape le pizzaman ! Moi, je pensais plutôt à une femme d’affaire, une juge, une présidente (bref, une femme de pouvoir) qui se tape son petit secrétaire/assistant/directeur de campagne tout soumis…c’est pas encore tellement féministe…mais Erika Lust a un autre film en préparation qui a l’air plus esthétique et plus gros budget donc on peut espérer.

Quant à moi, ben, là, j’ai un peu trop d’articles scientifiques à écrire pour me pencher sur le sujet mais j’ai bien aimé faire l’état de l’art ! ;-)))

 

NB : Pour voir le film, cliquez sur la photo !

Posté par armoni à 20:20 - J'ai testé pour vous! - Commentaires [55] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 mars 2007

Un moment entre filles...la suite

Bon, alors reprenons…

Vous vouliez donc savoir quelles sont les pièces à joindre au dossier de candidature de Maîtres (Jedi) de Conférences. Quoi ? Vous n’avez pas consulté le Journal Officiel du 16 février 2007 ? Comment ça on n’y comprend rien ? Mais c’est l’administration ça ma brave dame, de l’art de rendre compliqué un truc tout simple…

Ah ? Non ? Ce n’est pas pour cela que vous vous êtes empressés de visiter mon blog aujourd’hui ? Vous êtes sûrs que vous ne voulez pas que je vous parle des dossiers MCF ? Vous préférez que je vous parle de Carla ? Oh, vous n’êtes pas drôles, vous savez !

(parce que sinon, j’ai vraiment mené une étude de fond sur les dossiers de recrutement, hein ?)

Bon, alors, je m’étais arrêtée au déjeuner de mardi midi, lorsque nos collègues masculins nous ont demandé ce que nous allions faire sans eux. J’ai répondu « Nous allons à la Mosquée. ». Oui alors que tous ceux qui s’étaient imaginés des trucs sexuels remballent leur langue pendante, vous n’y êtes pas du tout. La vérité, c’est que sommes allées à la grande mosquée de Paris pour faire un hammam. Eh oui, Milie avait vu juste et avait dévoilé mon secret dès le 3e commentaire de ce post ce qui m’avait un peu fichu les boules mais, bon, j’ai quand même plus ou moins réussi à semer le doute parmi vous. 

Les plus curieux d’entre vous, les plus tatillons aussi vont s’empresser de me demander : mais pourquoi fallait-il impérativement être deux ? Et c’est quoi cette histoire de jambes en l’air à la fin ? Hein, Armo ? Eh bien, chers amis, je vais tout vous expliquer.

Mais, voyageons tous de suite un peu dans le temps et arrêtons nous à ce fameux jeudi soir où Carla et moi sommes allées à la Mosquée.

Le hammam est évidemment réservé aux femmes. On paie à l’entrée pour tous les services que l’on souhaite : massage, gommage, savon noir, thé à la menthe… Vu les prix, Carla et moi avions décidé de nous en tenir au minimum : entrée (15 euros quand même), savon noir et thé. Je ne voulais pas qu’on me fasse un gommage genre Karcher car je tiens aux grains de beauté de mon dos, je préférais maîtriser ça toute seule. Je ne voulais pas non plus me faire masser par une des employées du hammam car le massage ne dure que 10 minutes, est fait à la chaîne et j’avais entendu dire que les masseuses n’étaient pas très sympathiques, ce que je confirme. A leur décharge, elles passent leurs journées dans un endroit suffocant mais quand même…Lorsque l’on est dans le hammam, ces masseuses débarquent à tout moment, nous sautent dessus et nous hurlent à la face : « Madame, massage ? » Euh, non je n’ai pas demandé de massage, merci. Une fois ça va mais au bout du 5e « Madaaaaaaame, massaaaaaaaaage ???? », je commençais à être un peu lassée.

Après avoir payé, nous nous sommes dirigées vers les vestiaires. Euh rectification, vers le couloir de placards. Il s’agit en effet d’un long couloir, très étroit et réduit de moitié par une rangée de casiers. On n’a pas beaucoup de place pour se changer, aucune intimité et pas beaucoup de surface sèche où poser ses affaires. Carla et moi, nous sommes déshabillées et nous nous sommes alors posées une question cruciale : dans quelle tenue allons-nous au hammam ? Le nu intégral étant apparemment relativement rare dans ce hammam (enfin, d’après ce que j’ai pu constater), nous étions d’accord sur le fait que le bas de maillot de bain était un minimum (ne serait-ce que pour des questions d’hygiène). Pour le reste, nous avons fait comme la majorité des femmes, nous avons laissé le haut du maillot au vestiaire. (Alors, pour tous les garçons curieux qui se posent la question, je vais répondre tout de suite : oui, mes seins sont plus gros que ceux de Carla, voilà, c’est dit, fin de la discussion).

Nous sommes ensuite passées dans une première salle du hammam, la température était chaude mais pas trop ce qui nous a permis de nous accoutumer à la chaleur. Ensuite, nous nous sommes enduites de savon noir pour éliminer l’excès de sébum de la peau puis douchées. Puis, passage dans une salle plus chaude où nous avons remis ça avec le savon noir. Déjà, les petites peaux mortes se décollaient de notre corps. On les a d’ailleurs achevées au gant de crin. C’est fou la quantité de peau morte qu’on a sur nous, un vrai cadavre ambulant ! On a ensuite voulu tenter la super salle chaude, j’ai tenu 1 seconde et quart, Carla, plus téméraire est restée au moins une demie seconde de plus. Infernal.

On a papoté de tout un tas de trucs : les hommes, la chirurgie esthétique, les hommes bizarres, la cellulite, les hommes pas clairs, les produits de beauté et les hommes immatures.

Nous nous sommes ensuite douchées (c’est drôle j’avais fait une faute de frappe au début, j’avais écrit « touchées » au lieu de « douchées » !), séchées et nous avons enfilé un peignoir. Nous nous sommes enfin vautrées dans la salle de repos sur des banquettes-coussins, nous avons bu notre thé et nous nous sommes enduites de crème hydratante. On hallucinait complètement sur la beauté de notre peau après ce hammam. Nous étions allongées sur le dos les jambes en l’air (ah ah ah) et nous admirions leur douceur et leur velouté.

J’ai fait remarquer à Carla que le labo avait bien fait de m’engager car même si je ne suis pas une brute en statistiques, je suis une super partenaire de hammam. Car en effet, c’est bien d’être deux pour aller au hammam : on peut se passer le savon, se passer le gant de crin et se mettre de la crème mutuellement, tout particulièrement dans le dos. Voilà !

Posté par armoni à 12:58 - J'ai testé pour vous! - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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