armoni's glob

Pour vivre heureux, vibrons cachés!

25 mai 2007

Ca n'arrive VRAIMENT qu'à moi!!!

Dans la série, ça n’arrive qu’à moi, j’en ai une super.

Après avoir passé la journée de mercredi à déprimer genre « Je n’ai pas eu de poste, je ne suis bonne qu’à faire 2e derrière un candidat local » ou « Dans ce pays on ne valorise pas l’interdisciplinarité », etc. Je m’apprêtais hier matin à aller bosser au labo où je n’ai pas mis les pieds depuis 2 semaines. Je préparais mon sac pour le hammam où je devais aller dans la soirée avec ma collègue italienne, Carla, quand à 8h55 mon téléphone a sonné.

- Allo ????
- Melle Armoni ?
- Ouiii ?
- C’est l’université de Pétaouchnok…euh…est-ce que vous pourriez venir passer une audition ?
- Euh…aujourd’hui ? A Pétaouchnok ? (merci de me prévenir au dernier moment)
- Oui, si vous pouvez…bon, je vais vous expliquer ce qui s’est passé. En fait nous avons complètement oublié de vous envoyer la convocation pour l’audition. Mais vous avez l’un des meilleurs dossiers et nous aimerions beaucoup vous entendre.
- Ben euh…OK…il faut que je sois à Pétaouchnok à quelle heure ?
- Quand vous voulez, quand vous pouvez…on enverra quelqu’un vous chercher à la gare car l’université est assez éloignée du centre de Pétaouchnok.
- Bon, ben, je vais regarder les horaires de train et je vous rappelle. Pouvez-vous m’envoyer le profil du poste ? (Car je ne me souvenais même plus que j’avais postulé chez vous).

Et me voilà en route pour Pétaouchnok. Dans le train, je prépare un Power Point pour structurer ma présentation orale. Je lis quelques bouquins car le profil stipule « connaissance du Gloubiboulga essentielle ». Et je débarque à Pétaouchnok à 12h. Je n’ai même pas eu le temps de stresser. Au lieu du tailleur-pantalon habituel, j’ai la tenue que j’aurais porté pour aller au labo, je n’ai même pas le texte de ma présentation orale mais je le connais par cœur. Bref, j’y vais à l’arrache.

A la gare de Pétaouchnok, 2 personnes m’attendent avec la voiture de l’université. Une fois sur place, les gens sont aux petits soins, ils ne savent pas quoi faire pour se faire pardonner de leur monumentale erreur…et ils savent que j’aurais pu faire annuler la commission. Bon, là je fais une pause : l’université de Pétaouchnok, je la connais de réputation car une des mes meilleures amies est en poste là-bas et je pense que c’est la pire fac de France au niveau de l’organisation. La preuve.

Bref, je passe devant la commission de spécialistes. Ca se passe super bien. J’ai pas le profil à 100% mais je me défends. Ils me posent uniquement des questions sur ma thèse (pas de gloubiboulga, ouf !). Je sors et j’attends un peu car les trois autres candidats étant passés dans la matinée, la commission est en train de délibérer. Puis, le président de l’université sort et tend un papier à une secrétaire avec le classement. Je dois accompagner cette secrétaire jusqu’à son bureau pour consulter les horaires de train sur Internet. En chemin, elle me montre les résultats. Et je vous le donne en mille : je suis deuxième. Bon, je ne suis pas du tout déçue car j’avais déjà fait mon deuil des postes cette année et en plus je n’avais pas une folle envie de ce poste…ni d’emménager à Pétaouchnok, d’ailleurs. Et je dois dire que ce qui est important pour mon estime de moi, c’est que j’ai fini 2e dans une discipline qui n’est pas la mienne et je me suis payée le luxe de passer devant les deux candidats locaux et pour une fois…ça fait du bien !

PS: Message personnel: toi, jeune doctorant(e) qui lit ces pages, sache que le plus dur est devant toi!

 

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11 mars 2007

Quelques niouzes

Alors voilà, je pensais qu’après ma thèse, je pourrais prendre le temps…du temps pour moi, me promener au bord du lac par un dimanche ensoleillé, voir plein d’amis, sortir avec plein de garçons et surtout ne pas culpabiliser de glander un peu le week end. Ben non…

Ces dernières semaines, j’ai autant bossé que lorsque je terminais ma thèse : journées, soirées, week end…si bien qu’à un moment mon corps a dit stop. Je me suis réveillée samedi matin avec des maux de tête terribles et des nausées et surtout très fatiguée. On n’a pas idée de se rendre malade par le travail ! Franchement !

Des amies à qui j’ai décrit mes symptômes se sont demandées si j’étais enceinte. Ben voyons donc, ça a pas d’allure ! Je vois pas avec qui et surtout quand ! Ou alors, on m’a mal informée sur les risques de grossesse entraînés par l’usage du vibromasseur…vous croyez que je pourrais être enceinte d’un petit dauphin ? Ou plutôt d’une sirène : mi-femme, mi-poisson (OK, le dauphin est un mammifère, je sais)…bref…

Ma vie amoureuse est relativement déserte ces temps-ci et ma vie sexuelle majoritairement électrique…(d’ailleurs je ne saurais que recommander le modèle dauphin qui m’a donné totale satisfaction !)…

La vérité c’est que McSushi occupe pas mal mes pensées…A chaque fois que je regarde l’heure, je calcule mentalement l’heure du Japon (+ 8 heures)…je me dis : « là, il doit être en train de se lever, là sa journée de travail est terminée, etc.) C’est étrange de penser que quand je vais me coucher, lui se lève de l’autre côté de la Terre.

Soupirs.

Dur de penser que je ne vais pas le revoir avant 4 mois…même si en attendant, je ne vais pas m’ennuyer : pas mal de boulot avec le post doc, les postes de maîtres de conférences pour lesquels il faut envoyer des dossiers, quelques articles à écrire, un voyage à Chicago en Juin dont je rêve depuis longtemps…

Tiens à propos du post doc…c’est un peu galère en ce moment car ils comptent tous sur moi au labo pour faire les statistiques de leurs expérimentations…bon, soyons honnêtes, j’ai pris un cours de stat pendant ma thèse, je connais quelques calculs mais là, je cale car j’ai l’impression de ne pas savoir faire…en même temps dans mon labo, ils ne savent faire que des pourcentages alors je peux les épater en leur balançant quelques mots compliqués. Quand ils me demandent, est-ce qu’on pourrait faire un calcul, là ? Je leur réponds : « Ben ouais, je pense qu’on devrait faire une analyse de variance univariée mais bon, le problème c’est que je ne pourrais pas faire de test PLSD de Fisher alors je vais plutôt faire plusieurs test t non appariés, enfin, je vais y réfléchir. » Bon, là, ça les impressionne vachement et pendant qu’ils retournent à leur programmation informatique moi je me plonge dans la Bible des stats et j’essaie de comprendre ce que je viens de leur dire. Je ne sais pas combien de temps je vais pouvoir continuer à faire illusion comme ça alors en attendant, je me montre utile en faisant savoir que j’ai d’autres compétences indispensables à la survie du labo. Par exemple, jeudi j’ai mis de nouvelles chansons sur le i-pod de ma chef parce qu’elle n’arrivait pas à le faire. J’oblige les non francophones à parler français et je corrige leurs fautes et à l’occasion, je traduis aussi quelques trucs en anglais. Voilà…j’espère quand même que je vais avoir un poste de maître de conférences parce sinon je me demande bien ce que je vais devenir…

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22 janvier 2007

Nous n'avons pas les mêmes valeurs

L’autre soir, je suis allée avec ma copine S. à l’anniversaire d’un ami que je connais depuis 10 ans. Lui et sa femme sont charmants et je les apprécie beaucoup même si je les vois assez peu souvent. S. et moi, nous nous sommes donc retrouvées dans une soirée où on ne connaissait personne (à part mon ami et sa femme et un autre ami). Qu’à cela ne tienne, S. et moi sommes plutôt des filles sociables donc nous étions tout à fait ouvertes et disposées à faire de nouvelles connaissances…nous.

La femme de mon ami est dans le milieu médical et elle a, apparemment, connu la plupart de ses amis pendant ses études de médecine, après quoi, chacun semble avoir choisi sa spécialité. Du coup, il y avait dans ce petit appartement parisien, une grande variété de spécialités médicales. Quand les gens arrivaient et qu’ils venaient nous saluer S. et moi, la première question que l’on nous posait était : « Vous êtes psychiatres ? » ce à quoi, nous répondions « Euh, absolument pas. Nous ne sommes pas du tout dans le milieu de la médecine, en fait. » Aussitôt, nous semblions perdre tout intérêt à leurs yeux et ils s’éloignaient pour rejoindre d’autres confrères. Cela dit, je dois être tout à fait honnête et reconnaître que nous avons eu une conversation super intéressante avec un garçon et sa copine au début de la soirée. C’était des gens très ouverts et très cultivés. Quand j’ai demandé au garçon qu’elle était sa spécialité médicale, il a répondu « Je suis neurochirurgien, tu sais ce que c’est ?» Ce à quoi je me suis empressée de répondre « Ah oui ! C’est comme le Dr Shepherd dans Grey’s Anatomy ! »… Bon, on a les références qu’on a…

Après cela, je me suis gentiment pris la tête avec une fille qui venait de soutenir sa thèse en biochimie et qui commençait chacune de ses phrases avec un condescendant « Nous, en sciences…. », histoire de me faire comprendre que je ne faisais pas partie du même monde de la recherche puisque je suis en sciences sociales. J’avais une furieuse envie de lui répondre « Ecoute, fillette, si tu veux jouer à qui a le plus galéré pendant sa thèse, tu peux remballer tes billes car on ne joue pas dans la même cour. » Bon, je n’ai rien dit car je suis polie. En plus, elle, elle a un post doc et moi je suis au chômage alors, n’enfonçons pas le clou.

Mais, j’en profite ici pour pousser mon coup de gueule contre tous ceux qui méprisent la recherche en sciences sociales et humaines, contre les média qui, lorsqu’ils parlent de chercheurs montrent toujours des gens en blouses blanches et qui contribuent ainsi à véhiculer ce stéréotype du chercheur. Enfin, un gros coup de gueule contre ceux (chercheurs et grand public) qui, lorsque je leur parle de la recherche dans mon domaine, me gratifient d’un méprisant « Y a quoi à faire comme recherche là-dessus ? » et balaient ainsi en une simple question, 4 ans de ma vie. Bon…ça y est ça va mieux…tout ça pour dire qu’il ne faut pas me chercher sur le sujet, ça m’irrite…

Autre point assez curieux de la soirée, nous étions entourées de couples. S. et moi avions l’impression de revivre cette scène dans Bridget Jones où elle est la seule célibataire à un dîner de couples. Nous étions donc une curieuse espèce que personne ne semblait avoir envie d’étudier.

Bref, au bout de quelques heures de communication difficile, le gâteau ayant été avalé ainsi que mes crêpes à la vanille, S. et moi avons décidé de déclarer forfait et de rentrer chez moi. J’avais proposé une suggestion fort pertinente à S. : « Quitte à entendre parler médecine, autant pouvoir mater du beau gosse en même temps, allons chez moi regarder Grey’s Anatomy ». Nous sommes donc parties vers 23h, arrivées chez moi vers minuit, fait une grosse théière de thé Mariages Frères et regardé la saison 1 de Grey’s jusqu’à 3h du matin.

Ce post était un peu méchant, je l’avoue, mais ni S. ni moi n’en voulons vraiment à personne en fin de compte. Ces personnes n’étaient pas vraiment désagréables et je pense que prises par petits groupes nous aurions bien accroché. Mais nous étions un peu trop à part : celles que personne ne connaît, celles qui ne sont pas du même milieu professionnel, celles qui ne sont pas en couple…alors la mayonnaise n’a pas pris, c’est comme ça.

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16 janvier 2007

Une aventure armoniesque 5 et fin

La version d’A

A arrive enfin au poste de police et on fond en larmes dans les bras l’un de l’autre sous le regard des policiers attendris qui nous tendent des Kleenex. Finalement, tout va bien, il est sain et sauf et s’est, apparemment, beaucoup inquiété pour moi.

En sortant du commissariat, les choses se corsent :
- Mais bon sang, t’étais où ?
- Ben, et toi, t’étais où ?
- Mais je t’ai cherché partout !
- Moi aussi je t’ai cherchée partout !

On rentre chez la sœur d’A et on s’explique :

Lorsque la bouteille de vin a été volée, A s’est mis à courir après le voleur puis il s’est très vite dit que ce n’était pas la peine, que c’était juste une bouteille de vin, qu’on avait un RDV etc…alors il a laissé tomber. Il est donc immédiatement remonté dans le train mais pas dans le même wagon car, comme il avait couru, il n’était plus à la hauteur de notre wagon. Au moment où les portes se ferment, il réalise que je ne suis plus dans le train mais sur le quai en train de le chercher…
Tout s’est passé en quelques secondes et pourtant il nous a fallu près de 4 heures pour nous retrouver ! A la station suivante, A descend et reprend le métro dans l’autre sens pour retourner à la station Langelier. Seulement, une fois arrivé là, il ne me voit plus sur le quai (et pour cause : je suis dehors en train de le chercher !), il se dit que je suis peut être partie au RDV avec les amis, il pense que je sais peut être où avait lieu ce RDV. Il rejoint donc ses amis, évidemment je n’y suis pas et il explique qu’il m’a perdue.
Son ami et lui se mettent alors à ma recherche : ils font toutes les stations de Métro de la ligne, font faire des appels au haut parleurs, interrogent les gens etc. Finalement, ils retournent à la station Langelier (d’où je suis déjà partie avec la police) et A demande au mec du guichet (à qui j’avais parlé 3 fois) s’il m’a vue. L’autre répond que non…preuve qu’il n’en n’avait rien à faire car, franchement, je portais un chapeau vert, je lui ai parlé plusieurs fois, et, en plus j’avais RDV avec la police juste devant son guichet, il ne pouvait pas ne pas m’avoir vue ! C’est d’ailleurs cette information qui met A sur la mauvaise piste : si le mec du guichet ne m’a pas vue c’est que je ne suis pas restée du tout à la station.
Là, A se demande vraiment où je suis passée, il commence également à s’imaginer des choses comme : les voleurs faisaient juste une diversion pour l’éloigner, pendant que leurs complices m’enlevaient ! Traite des blanches et compagnie !

Bref, il finit par retourner chez sa sœur, prend le téléphone et appelle la police pour me déclarer disparue. Là, je voudrais signaler un petit disfonctionnement au service de police québécois car quand A XXX fait porter Marion XXX disparue personne ne fait le lien avec la déclaration de disparition d’A XXX faite par Marion XXX !
Après avoir pris la déposition, on lui dit qu’une patrouille de police va venir. Il attend sur le pas de la porte et  voit, très rapidement, arriver une voiture de police. Mais en fait, ce n’est pas celle qu’il attendait, ce sont les policiers que j’avais rencontrés à la station qui sont revenus faire un tour dans le quartier au cas où…le policier descend de la voiture, le signalement d’A à la main et il lui dit « Vous êtes A XXX ? Marion XXX vous cherche, elle vous attend au poste de police ! »

Voilà, c’est la fin de l’histoire, une fois à la maison, on a comparé nos versions.
A 23h45 arrivent enfin les parents et la sœur d’A, on re-raconte l’histoire. 0h00 on se dit « bonne année ! » Tout se termine bien. 0h15, les parents repartent car ils ne se sentent pas fatigués.
Par contre A et moi étions encore en état de choc…On s’est endormis très vite, morts de fatigue.

Tout ça pour dire que je me suis tellement inquiétée pour la disparition d’un adulte responsable que je n’ose même pas imaginer comment j’aurais été si ça avait été la disparition de mon enfant !

Aussi, j’en ai tiré 2 leçons :
1. Toujours savoir où on va, avoir un numéro de téléphone ça peut être utile aussi !
2. A chaque fois qu’on va quelque part, se donner un RDV au cas où on se perdrait !

J’ai essayé de convaincre A d’acheter un portable (car cette histoire aurait duré 5 minutes s’il en avait eu un) mais ça n’a pas marché ! A la place, il est retourné vivre au Québec plusieurs mois plus tard et moi je suis restée à Paris !

Voilà, j’espère que le récit vous a plus, c’est évidemment, le pire réveillon du nouvel an de ma vie mais c’est le plus mémorable aussi !

Posté par armoni à 19:30 - Ca n'arrive qu'à moi - Commentaires [21] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 janvier 2007

Une aventure armoniesque 4

Bon, j’ai retrouvé ma connexion Internet. Je revis !

Alors reprenons le fil du récit. Mes ex-futurs beaux-parents sont donc en route pour Montréal. Je suis au poste de police et il est plus de 21h30. Un agent me dit qu’il faut à présent que je fasse porter A disparu. Eh oui, comme dans les séries américaines sauf que c’est pas la peine d’aller au FBI. Je fais donc une déclaration dans laquelle je donne son signalement : sa taille, son poids, couleur des cheveux, des yeux, ce qu’il portait, etc.
Les deux policiers qui étaient venus me chercher à la station de métro repartent ensuite patrouiller avec le signalement d’A. Un autre policier (P) me dit : « maintenant, il n’y a qu’à attendre. S’il est en santé, il va finir pas se manifester. En plus, pour lui aussi vous avez disparue, il va sans doute appeler la police, c’est son devoir. »

M : oui mais ça fait 2h, pourquoi il n’a pas encore appelé ?
P : ben…euh…avait-il bu avant de partir à la soirée ?
M : non.
P : et…euh…entre vous, tout va bien en ce moment ?
M : ???? Oui, tout va TRES bien ! (il ne m’aurait quand même pas larguée en m’abandonnant un 31 décembre dans le métro d’une ville que je connais mal!)
P : bon, ben s’il est en santé, il va finir pas se manifester.
M : mais euh…s’il va pas bien ?
P : ben, on va commencer à appeler tous les hôpitaux…
M : ah…

Dans le temps qui a suivi, j’ai attendu…à m’imaginer tous les scénarios possibles et à me jurer que si jamais il lui était arrivé quelque chose de grave à cause d’une bouteille de vin, je n’en boirais plus jamais de ma vie ! Vous ne pouvez même pas vous faire une idée de l’état de stress dans lequel j’étais. Et puis cette interminable attente, sans rien à faire d’autre qu’à imaginer le pire. J’en rigole maintenant car, comme vous vous en doutez sûrement, l’histoire se finit bien mais sur le coup, ça ne me faisait pas rire du tout.

Finalement, vers 23H15, le téléphone sonne au poste de police, c’est ma patrouille. Ils ont retrouvé A et il va bien. Soulagement : ça faisait presque 4h qu’il avait disparu. On appelle mes beaux parents qui sont toujours en chemin. Et pendant que la police est en route pour me le ramener, je me demande bien ce qui a pu lui arriver…quelle est sa version de l’histoire ?

Eh bien, je pense qu’on saura ça au prochain épisode, non ?

Posté par armoni à 12:03 - Ca n'arrive qu'à moi - Commentaires [34] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 janvier 2007

Une aventure armoniesque 3

Je suis donc en compagnie des policiers qui m’ont rejointe devant le guichet de la station de Métro. Je leur raconte mon histoire. Ces policiers sont vraiment charmants et très compréhensifs. Ils me disent, qu’effectivement, si A. a disparu depuis plus d’une heure, on peut s’inquiéter, ce n’est pas normal. Ils me proposent de monter dans leur voiture pour patrouiller dans le secteur et voir si on trouve une trace d’A.

Pendant qu’on patrouille, ils me posent des questions du genre :
- Où aviez-vous rendez-vous avec vos amis ?
- 
Je ne sais pas
- 
Comment s’appellent vos amis ?
- 
Je ne sais plus
- 
Vous avez leur numéro ?
- 
Non
- 
Aviez –vous un point de RDV avec votre fiancé au cas où vous vous perdiez ?
- 
Ben…non (mais j’aurais dû)
- 
Votre fiancé a-t-il un téléphone cellulaire ?
- 
Ben…non (sinon c’est lui que j’aurais appelé et pas vous !)

Etc…bref, ils se rendent compte que je suis vraiment paumée…J’ai un peu honte d’ailleurs d’être aussi ignorante de tous ces détails. D’habitude, quand je voyage j’ai toujours pleins d’informations avec moi : numéro de téléphone, plan de ville etc. Mais là, je m’étais complètement reposée sur A pour tout.

On décide d’aller chez la sœur d’A pour voir s’il y est retourné. Comme je ne connais pas l’adresse, on essaie de retrouver l’endroit par des indices : le numéro du bus à prendre, le nom de l’arrêt, le parc qui est en face…on y arrive enfin mais pas de trace d’A.

Finalement, on va au poste de police.

Là, je suggère d’appeler les parents d’A car il leur a peut-être donné des nouvelles, on ne sait jamais…comme j’ai leur nom et leur adresse, on retrouve facilement leur numéro. Voici la conversation entre l’agent de police (AP) et mon ex-beau-père (BP).

AP : Bonsoir monsieur XXX, police de Montréal, Agent XXX à l’appareil…ça va bien ? (J'adore leur façon de dire "ça va bien?" d'un ton jovial même si c'était complètement décalé à ce moment-là)
BP : Ben…oui…
AP : bon, alors, je suis avec Marion XXX, je pense que vous la connaissez ?
BP : Ben…oui…
AP : Bon, alors, elle était dans le métro avec son copain, votre fils donc, et ils se sont faits voler une bouteille de vin…
BP : ????? (et c’est pour cela que vous m’appelez ?)
AP : Oui et depuis il a disparu…son copain, votre fils donc…
BP : Quoi ?????

Suit une explication plus détaillée de l’affaire. Puis le policier me passe le téléphone car ma belle sœur (BS) veut me parler. Là quand j’entends « Marion, ça va ? » pour la première fois depuis le début de cette histoire, je craque et je me mets à pleurer…

BS : Bon, t’inquiète pas, on arrive.
M : Mais vous n’allez pas faire 2H30 de route maintenant ! (il est 21h30)
BS : ben, tu vas pas passer la nuit au poste et nous, on va pas attendre derrière le téléphone. Donc on va prendre la cellulaire, si vous avez du nouveau, appelez-nous.

Posté par armoni à 18:19 - Ca n'arrive qu'à moi - Commentaires [30] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 janvier 2007

Une aventure armoniesque 2

J’étais donc seule sur le quai du métro à me demander ce que j’allais bien pouvoir faire. Vers qui me tourner ? Où trouver de l’aide ? A 20h, dans cette station pas trop fréquentée, les quelques personnes que je voyais passer se pressaient vers des soirées de réveillon entre amis et ne se souciaient pas d’une française toute paumée et flippée sur le quai.

Tout à coup, je m’aperçois qu’il y a un téléphone public près de moi. Je pourrais appeler quelqu’un ? Oui mais qui ? Je n’ai aucun numéro sur moi et je n’ai même pas d’argent ! Mais en m’approchant de l’appareil, je lis que le numéro d’appel d’urgence est le 911 et l’appel est sûrement gratuit. Je me dis qu’après tout, je suis dans un cas d’urgence, non ?

Je compose le numéro.

Dring Dring !!! (ben quoi ? C’est de l’écriture réaliste !!!)

- 911, j’écoute ? (ou un truc comme ça)
- Bonjour, voilà, je suis une touriste française et je suis dans une station de métro et…
- Quelle station ?
- Ben euh…je sais pas…euh…je me souviens plus…attendez…(je me tords le cou dans tous les sens pour voir écrit quelque part le nom de la station.)
- Madame il me faut le nom de la station
- Langelier ! C’est Langelier !
- D’accord
- Bon, voilà j’étais avec mon chum…euh mon ami… et il s’est fait volé une bouteille de vin et il a couru après les voleurs et je le vois plus parce que j’avais perdu mes gants, en fait, et je sais pas quoi faire parce que je suis une touriste française et…
- Madame, est-ce que vous êtes blessée ?
- Euh non mais…
- Madame, est-ce que voyez quelqu’un de blessé ?
- Non, non personne n’est blessé (comment ça j’appelle le 911 pour rien ?)

 

Je continue à raconter mon désarroi en dramatisant un peu genre je suis ressortissante française et je connais pas du tout Montréal (mais je sais dans quelle rue sont tous les sex shops !!!). La dame me met finalement en ligne avec la police de Montréal. J’explique mon problème à la police qui me dit d’attendre près du guichet, ils vont m’envoyer une patrouille.

J’attends donc impatiemment devant mon pote le guichetier qui a l’air d’être trop content de passer le réveillon du premier de l’an devant une minuscule télé noir et blanc dans une station de métro de m…pleine de pick pockets.

Quelques instants plus tard, deux policiers arrivent. Si vous saviez comme j’étais soulagée, je n’ai jamais eu autant de bonheur à voir des agents de police de ma vie. Et la principale raison qui me rend si heureuse c’est que je peux décharger un peu de mon angoisse sur d’autres personnes, des gens qui sont venus là pour m’aider et qui savent sûrement quoi faire dans une telle situation.

Oh la la ! Je sens que je vais pouvoir faire au moins 15 épisodes de cette histoire parce que c’est pas fini, les amis !!!

(moi aussi je vous aime !!!)

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09 janvier 2007

Une aventure armoniesque 1

Bien, amis lecteurs, comme le réveillon du nouvel an est encore assez frais dans vos mémoires et comme nous nous connaissons depuis quelques temps déjà, je pense que vous êtes murs pour entendre l’histoire hallucinante qui m’est arrivée il y a deux ans, le 31 décembre 2004. Cette mésaventure a eu pour effet de me faire encore moins aimer le réveillon du nouvel an que je ne portais déjà pas en grande estime.

Bien sûr, comme toujours, je tiens à affirmer que tout cela est 100% authentique.

Alors, voilà…

Il y a deux ans, j’étais fiancée à un québécois du nom de A. Nous vivions en France tous les deux à l’époque. En décembre 2004, A. et moi sommes venus passer le temps des fêtes au Québec pour voir un peu sa famille et ses amis. Après Noël en famille dans les Laurentides, nous sommes redescendus à Montréal où nous logions chez ma belle sœur dans la très proche banlieue de Montréal. Nous avions prévu de passer le réveillon du nouvel an chez des amis mexicains d’amis d’A. J’avais déjà vu les amis mais pas les Mexicains, A non plus du reste.

Le 31 décembre, vers 19h, nous nous mettons en route pour aller à la fête et nous prenons le bus puis le métro. Notre plan est simple : rejoindre les amis d’A à la sortie d’une station de métro et aller tous ensemble chez les Mexicains pour passer la soirée. Comme la SAQ (la Société des Alcools du Québec) était en grève depuis plusieurs semaines, nous avions apporté du vin de France. Nous sommes donc là, assis dans le métro avec pleins de sacs posés devant nous et contenant des bouteilles et d’autres victuailles pour le souper. Un jeune homme est assis près de nous et nous regarde. Je réalise qu’il était également dans le bus avec nous. Il a un air bizarre mais je ne m’attarde pas trop dessus.

Alors que le métro s’arrête à la station Langelier, le jeune homme s’empare subitement d’une de nos bouteilles et sort du wagon en courant suivi de trois de ses complices qui étaient également dans le wagon. Dans un réflexe, A part à leur poursuite à toute vitesse.

Tout se passe très vite. Je me dis immédiatement que je dois les suivre et pas rester comme une cloche dans le wagon mais alors que je sors du train, je laisse tomber mes gants par terre. Bon, on est au Québec, en plein hiver, il est hors de question de sortir sans gants ! Je me penche alors pour les ramasser.

Oui mais voilà quand je relève la tête : plus de trace ni des pick pockets ni d’A. Le métro dans lequel nous étions vient de partir et le quai sur lequel je suis est désert.

Je monte alors vite les escaliers devant moi par où ils sont forcément partis et j’arrive au niveau du guichet. Je me rends compte alors qu’il y a deux sorties et que je ne sais pas laquelle ils ont prise. Je demande alors au monsieur du guichet s’il a vu des gens s’enfuir en courant et il m’indique une sortie que je m’empresse de prendre.

Là, je me retrouve dans la rue : personne.

Je redescends sur le quai : personne.

Je retourne voir le mec du guichet : il n’a pas vu A.

Je retourne dans la rue : pas de trace d’A mais j’aperçois les voleurs un peu plus loin à un coin de rue et ils ont l’air occupé à faire quelque chose mais je ne vois pas quoi. Je me dis alors qu’ils sont peut être en train de massacrer mon chéri et que je ne peux rien faire.

Deux des voleurs me voient et s’approchent alors de moi. Ils me demandent ce que je veux et je leur réponds que je cherche mon chum* ! L’un d’eux me dit « On sait pas où il est ton chum mais viens avec nous, on va te rendre ta bouteille de vin ! » Moi je me dis « méfiance, ils ont quand même une sale tête» et je les quitte pour retourner dans la station.

Après avoir demandé vainement pour la 3e fois au mec du guichet s’il n’a pas vu mon chum, je décide de rester sur le quai où je l’ai perdu de vue et d’attendre. Je me dis qu’il aura forcément l’idée de revenir sur les lieux où nous nous sommes perdus de vue !

Et là, j’attends, j’attends, j’attends…

Vers 20h, je fais le point :

  1. Ca fait une heure qu’A a disparu et s’il n’est pas retourné sur le quai où nous nous sommes perdus c’est qu’il est sans doute dans l’incapacité de le faire…il est peut être blessé quelque part, gisant dans la rue par une nuit d’hiver…ou pire encore !
  2. Nous avions rendez-vous avec des amis à une station de métro mais je ne sais pas laquelle car A s’est occupé de ce rendez-vous et ne m’en a pas donné les détails.
  3. Je n’ai vu les amis d’A qu’une seule fois, 1 an et ½ auparavant donc je ne sais pas où ils vivent, je n’ai pas leur numéro et en plus comme je suis très stressée je n’arrive même plus à me souvenir de leur nom de famille !
  4. Nous logeons chez la sœur d’A à Montréal : elle n’est pas là ce soir, je n’ai pas les clés de l’appartement, je ne connais même pas son adresse (je sais seulement y aller mais je ne connais ni le numéro ni le nom de la rue).
  5. Les parents d’A vivent dans les Laurentides, à 2h30 de route de Montréal, je ne connais pas leur numéro de téléphone par cœur.
  6. Je n’ai pas mon portable avec moi, je connais peu de gens à Montréal, je n’ai pas leur numéro sur moi et de toutes façons, un soir de réveillon, ils ne sont peut être pas chez eux.

Bref, je suis seule dans une ville que je connais mal, je n’ai nulle part où aller et mon chum est peut être en danger…

...

Ben quoi, si je ne peux plus faire durer le plaisir, quel est l'intérêt de ce blog ?  ;-)))

 

* Ben oui, à Rome il faut faire comme les Romains ! Pour ceux qui l’ignoraient encore « chum » c’est petit ami en français québécois.

Posté par armoni à 20:45 - Ca n'arrive qu'à moi - Commentaires [27] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 décembre 2006

Pourquoi j’ai la poisse comme ça ???

Long soupir…

Je ne sais pas pourquoi mais depuis 6 mois, le sort s’acharne sur moi…tout part en c…tout le temps…

Résumé des épisodes précédents :

Armo était hier toute contente du départ de Marcel, sa vieille chaudière, et de l’arrivée de Popeye, la nouvelle chaudière super costaud qui déchire sa mère. Armo rêvait déjà de prendre de bons bains chauds (trèèèès chauds) avec des tas de bougies autour, toute seule en prenant un petit verre de Chardonnay et en écoutant le masque et la plume à la radio, avec un beau garçon musclé qui lui embrasserait le gros orteil plein de mousse.

Le gentil chauffagiste est arrivé à 8h30 du matin, il a démonté Marcel et a laissé son corps traîner pathétiquement dans la cour devant les plantes de mémé. En allant chercher le courrier, je suis d’ailleurs tombée stupéfaite devant le cadavre de mon ancienne chaudière et ça m’a fait un choc.

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Le chauffagiste (qu’on pourrait appeler le chaufasciste là) est ensuite parti déjeuner. Ce qui m’a permis tranquillement d’observer le vide laissé par Marcel et de contempler d’un œil pétillant Popeye, la chaudière qui mange des épinards.

   

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Le gars est ensuite revenu avec un collègue (mignon soit dit en passant). Ils ont installé la bête puis le premier chauffagiste est parti et le mignon est resté pour faire les réglages. Moi, j’étais dans la pièce à côté, faisant semblant d’écrire un article super scientifique en anglais mais j’avais une oreille attentive à ce qui se passait dans l’entrée. Faut dire que j’avais hâte qu’il remette le chauffage en route car je commençais à vraiment geler chez moi. En plus je ne pouvais pas me faire de thé pour me réchauffer car je n’avais plus d’eau dans la bouilloire (et l’eau était coupée) et puis en plus j’avais hyper envie de faire pipi et je ne pouvais pas accéder aux toilettes. Bref, la loose.

 Le chauffagiste continuait à bricoler ses trucs mais je sentais bien que quelque chose n’allait pas. A un moment, il a appelé son patron et a déclaré : « je sais pas ce qui se passe mais ça fait deux fois que la chaudière se met en code 2. » Moi j’étais sur MSN avec mon ami le panda et je lui ai dit « tu crois que c’est mauvais signe, un code 2 ? ». Lui m’a répondu « Code 2…CODE 2 ?!!?!? Vite Marion, cours ! Et ne te retourne surtout pas ! Sors de l’appartement ! Viiiiiiiiiite !!! ». J

Bon, je n’ai jamais su ce que c’était en fait. Au bout d’un moment, je suis allée voir le beau chauffagiste et j’ai demandé d’un air angélique : « ça marche paaaaaas ? ». Ben non ça marche pas, le chauffage c’est OK mais l’eau chaude non. Son pote est revenu.

Alors les deux gars se sont mis à bricoler et bricoler, le boss les appelait régulièrement pour savoir ce qui se passait…les heures passaient…passaient…passaient…oui mais voilà, moi hier soir je devais aller au restau à Paris (19h45) avec mes zamis pour fêter l’obtention de mon doc.

19h, les gars m’ont dit : « ça maaaaaaaaaaaarche !!!!On a de l’eau chaude !!!! »

19h15, ils ont déclaré : « ça maaaaaaaaaarche plus, y a plus de chauffage !!! »

Bon, la merde…

Mes amis commençaient à arriver au restau et s’étonnaient de ne pas m’y voir. Coup de fil de Caro à qui j’ai expliqué que j’étais encore chez moi…patientez un peu, je vais venir…

Enfin, j’ai décidé de prendre les choses en main. Les gars sont arrivés à 8h30 le matin, il était près de 20h, je les avais assez vu. Je leur ai dit : « Bon, écoutez, je sais que vous êtes fatigués, que vous en avez marre et que vous faîtes tout ce que vous pouvez, mais là, il faut vraiment que je parte. C’est vrai, je vous trouve très sympathiques mais je pense que vous avez autre chose à faire que passer la soirée chez moi et puis ça marche pas, alors revenez demain, hein ? ». Les gars ont appelé le boss qui a dit qu’il passerait le lendemain avec un mec de l’entreprise qui fabrique les chaudières car c’était alors clair, c’était bien la chaudière toute neuve qui était défectueuse.

J’ai filé à Paris pour le dîner. J’ai raconté toute l’aventure à mes amis. S. m’a suggèré d’appeler ma nouvelle chaudière Titanic au lieu de Popeye.

XXX

Ce matin donc, je devais avoir la visite du boss et du mec de la société des chaudières. Oui mais voilà, j’avais un autre plan pour l’heure du déjeuner. En effet, il y a une semaine, une des prof de mon labo de recherche nous a envoyé un courriel proposer un pot de fin d’année au labo aujourd’hui, mercredi, vers midi, pour fêter, je cite « la fin de l’année, notre nouveau micro-ondes et la soutenance de thèse de Marion ». Flattée d’avoir été élevée au même niveau d’estime que le micro-ondes, j’avais décidé d’y aller. J’ai donc appelée ma môman pour qu’elle attende chez moi les gars pour la chaudière. Sympa môman.

Elle m’a appellée dans l’après-midi pour dire que tout était OK, que c’était juste une petite pièce à la con qui était mal placée et qui empêchait à la chaudière de faire à la fois chauffage ET eau chaude. Parfait !

CIMG2740

Ce soir, je me suis dit que j’allais prendre un bon bain chaud avec un petit vin blanc et la radio. J’ai commencé à faire couler l’eau, j’ai choisi de la poudre parfumée à la mangue, tout allait bien. La baignoire se remplissait tranquillement.

Mais, en passant devant la chaudière toute neuve, je me suis rendue compte que le voyant lumineux vert…était…rouge. Et que sur l’écran digital, il y avait des symboles bizarres. Hop ! Mode d’emploi pour voir que la lumière rouge indique une anomalie et que le symbole précise que c’est un problème de ventilation ou je sais pas quoi. Le manuel conseille d’éteindre puis de rallumer la chaudière. Je m’exécute. C’est pareil. Le manuel dit que si ça marche pas, il faut contacter le service après-vente de la chaudière…

Je vais sérieusement péter un câble…et je pense définitivement que Titanic est le surnom idéal pour ma nouvelle chaudière. Merde…je regrette Marcel, là.

Posté par armoni à 21:28 - Ca n'arrive qu'à moi - Commentaires [25] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 décembre 2006

Rendez vous avec Monsieur X

Ce midi je suis allée déjeuner avec Monsieur X, mon ancien directeur de maîtrise. Il a été mon directeur de recherche, il y a 6 ans et nous nous entendions très bien mais je l'ai assez peu revu depuis...je crois que la dernière fois c'était il y a 2 ans. Mais on est toujours plus ou moins resté en contact par email et là, il voulait m'inviter à déjeuner pour que je lui raconte ma soutenance de thèse à laquelle il n'a pas pu assister.
C'est un homme très charismatique, un excellent prof et un chercheur brillant. Je pense qu'il n'a pas loin de la cinquantaine mais parait plus jeune. J'ai toujours trouvé qu'il exerçait une certaine fascination sur ses étudiantes, ce n'est pas qu'il soit follement sexy mais il a effectivement beaucoup de charme et il est tellement doué dans son domaine qu'on ne peut être qu'en admiration devant lui. En plus, c'est un domaine où il y a beaucoup de filles alors forcément, il était toujours suivi d'un troupeau d'étudiantes dévouées et admiratives prêtes à rester tard le soir et à venir le samedi à la fac pour l’aider dans l’organisation de ses colloques…j’avoue avoir fait partie de la troupe…

Je ne pourrais pas vraiment dire s’il y a un rapport de séduction entre lui et moi mais la relation n’est pas totalement neutre même si nos discussions restent très « intellectuelles ».

Pendant le déjeuner, il m’a déclaré : « alors, Marion, vous êtes mariée à présent, puisque la dernière fois que je vous ai vue vous étiez fiancée ? »
Oups…effectivement, ça fait longtemps qu’on ne s’est pas vu…
« Non, je suis célibataire… »

Mais c’est à peu près le seul échange d’infos perso que nous avons eu à part quand je lui ai demandé comment allait ses enfants et quel âge ils avaient.

En partant, il m’a raccompagnée jusqu’au métro, a posé sa main sur mon bras et m’a fait la bise. Puis toujours la main sur mon bras, il m’a dit « Il faut qu’on déjeune ensemble comme ça plus souvent…ça m’a fait plaisir de vous revoir et de constater que vous êtes en forme, et puis vous êtes ravissante. »

Bon, j’avoue que ça fait toujours du bien au moral d’entendre des trucs comme ça, de sentir qu’on a quand même un peu de sex appeal !

Plus tard dans l’après-midi, il m’a même envoyé un SMS pour me redire le plaisir qu’il avait eu de me revoir et qu’il faudrait qu’on refasse ça bientôt…eh ben…Monsieur X qui m’envoie un SMS, ça fait drôle quand même…enfin…je ne lui ai pas demandé des nouvelles de sa femme, tiens…

Posté par armoni à 17:26 - Ca n'arrive qu'à moi - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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