N.B. : Je tiens à alerter les lecteurs sur le contenu très explicite de l’entrée qui suit. Eloignez enfants, femmes, maris et si vous lisez cette entrée au boulot, ben éloignez les collègues un peu trop curieux. Aussi, pour éviter d’être répertoriée au rayon X sur Google, je vais remplacer tous les O de certains mots par des *.


Ce week end, je repensais à mon projet d’écrire des scénarios de films ér*tiques voire p*rn* pour femmes mais pas des films lesbiens, hein, des films féministes avec des situations et des pratiques sexuelles qui correspondent plutôt à des fantasmes de filles et pas des trucs de gars. Je ne regarde pas souvent de films p*rn* car ça ne m’excite pas tellement, je trouve ça tellement ridicule parfois et souvent dégradant pour la femme. Franchement, le truc de la femme soumise qui hurle de plaisir au moindre effleurement, la s*d*mie à tour de bras et les éjaculati*ns en pleine face…merci très peu pour moi. Parfois je me demande si ça plait vraiment aux hommes aussi… enfin…Pourtant, je ne vois pas pourquoi nous, les femmes, n’aurions pas accès à ce genre de films…bon, pour tout dire je préfère l’ér*tisme au p*rn* mais admettons que l’on veuille ratisser large. Du coup, je me suis dit qu’avant de mettre à réfléchir à des scénarios que je pourrais inventer, qu’il fallait que je sache ce qui existait déjà sur le marché. En fait, c’est un peu comme faire une thèse : avant de choisir un sujet et de le traiter, il faut faire l’état des lieux de ce qui a été fait sur ce sujet, on appelle cela l’état de l’art ou la revue de la littérature qui vient de l’anglais « literature review » (bon ça c’était pour la partie intellectuelle de cette entrée). Donc, bref, j’ai commencé par ça. Et j’avoue que c’est un des côtés sympas du travail. J’ai donc un peu cherché sur Internet et je n’ai pas trouvé grand-chose au début. Et puis, je suis tombée sur le film d’Erika Lust : The good Girl. Erika Lust, c’est un peu mon idole (même si elle a pris un pseudo débile). C’est une universitaire qui a décidé de tourner un film p*rn* pour femmes et qui en plus l’a mis en ligne gratuitement pour que nous puissions toutes en profiter. Soyez sympas, finissez de lire cette entrée avant de vous précipiter sur le lien. Si vous êtes au boulot ou que vous n’avez pas envie de regarder ce film, je vais vous faire une petite critique cinéma de ce court métrage, les gens du Masque et la Plume n’ont qu’à bien se tenir !

 
The Good Girl

movie

Par Armo, critique de cinéma reconnue

Bon, alors, au début j’avoue que j’étais un peu déçue par le film. Je me souviens avoir lu le commentaire d’un internaute qui disait « on voit que c’est un film pour nanas, ça parle pendant la première moitié avant de passer à l’action ! ». Et c’est vrai. Pendant les 10 premières minutes, ça cause et c’est sans intérêt. L’héroïne est un peu jalouse de sa copine qui a une vie sexuelle trépidante et elle passe ses soirées chez elle toute seule à boire des verres de vin et à prendre des bains. (T’ajoutes que dans son bain elle écoute le Masque et la Plume à la radio et on dirait que la fille, c’est moi…flippant). Bref, elle aimerait bien oser un truc carrément sexuel alors elle commande une pizza…vous ne voyez pas le rapport ? Attendez un peu…le livreur de pizza arrive et là, devinez quoi ? Il est hyper canon ! Et là c’est une surprise car en général, dans les films p*rn*, les mecs ne sont pas terribles ou alors tellement bronzés, musclés, huilés et décolorés que ça fait un peu peur…non là, le pizzaman, il est bien…normal…beau même…Bon, quand même elle hésite un peu à s’offrir à un inconnu parce qu’on est dans un p*rn* pour femmes et qu’il faut un peu de morale et de réflexion. Finalement, c’est partiiiiiiiiii !!!! La pratique n’est pas si mal, plusieurs trucs qui plaisent aux filles, pleins de positions qui ont l’air sympas et un orgasme qui a l’air d’un vrai. Le gars est attentionné et créatif, c’est plaisant à regarder…la fin de l’acte par contre est un peu trop convenue : on n’échappe pas à l’éjactulati*n faciale ! Dommage. Bon, globalement, ça se laisse regarder, avec beaucoup plus de plaisir que les films p*rn* ordinaires mais c’est pas encore ça au niveau du scénario. Merde c’est quand même une fille désoeuvrée et en manque qui se tape le pizzaman ! Moi, je pensais plutôt à une femme d’affaire, une juge, une présidente (bref, une femme de pouvoir) qui se tape son petit secrétaire/assistant/directeur de campagne tout soumis…c’est pas encore tellement féministe…mais Erika Lust a un autre film en préparation qui a l’air plus esthétique et plus gros budget donc on peut espérer.

Quant à moi, ben, là, j’ai un peu trop d’articles scientifiques à écrire pour me pencher sur le sujet mais j’ai bien aimé faire l’état de l’art ! ;-)))

 

NB : Pour voir le film, cliquez sur la photo !