30 mars 2007
La femme, cette inconnue
Cher(e)s ami(e)s,
Eh bien, c'est le moment pour les filles de se livrer un peu au sujet de leurs dates et de la préparation qui s'impose avant chaque rendez-vous (ou pas en fait...)
Donc, femme, toi qui lit ce blog, aurais-tu la gentillesse de répondre
honnêtement aux quelques questions suivantes:
1. Tu as un rendez-vous, un date, quoi. Est-ce que tu réfléchis à ce que tu vas mettre ? Est-ce que tu hésites entre le pull qui dit « Hold me, je suis super mimi » et celui qui dit « I'm a sexy girl » ? Ou est-ce que tu te dis que la tenue dans laquelle tu as passé la journée est très bien…
2. J'ajoute cette question: est-ce que tu es du genre à prendre l'initiative? Tu proposes carrément de sortir à un mec qui te plait ou est-ce que tu préfères attendre qu'il fasse le premier pas?
3. Est-ce que toi, tu lui envoies des indices pour lui montrer qu’il te plait ? Pour signifier que tu es libre ? Pour lui faire croire que tu es celle qu’il a toujours cherché ? Et si oui, s’il te plait, quels sont ces indices ?
4. Après le rendez-vous, le mec te plait carrément. Est-ce que tu lui envoies un SMS le soir même ? Tu lui passes un coup de fil le lendemain ? Tu te dis que tu vas faire la fille indifférente, le faire mariner et ne le rappeler que deux jours après ?
Merci de votre collaboration !
28 mars 2007
Yeaaaaaaaaaah!!!
La fac où je fais mon post doc vient de me verser 2 mois de salaire d'un coup! Mon compte en banque ne va pas s'en remettre. Il faut que je dépense ces sous!!!!
Et quoi de mieux que de faire un petit voyage? Chicago, me voilà!!!!! En juin, c'est la grand messe des chercheurs de ma discipline et j'ai été acceptée pour une communication. Alors, hop! Dans l'avion Marion! Et comme quand on est à Chicago, on est seulement à 1198 km de Montréal, ben au passage, je vais y faire un arrêt (il y avait une escale à Montréal de toutes façons). Donc Yvon, si tu m'entends (ou plutôt si tu me lis) je serai au Québec du 21 au 26 juin (et avec un emploi du temps déjà pas mal chargé).
Dr Carter, si tu m'entends, je serai à Chicago du 16 au 21 juin.
Les autres...ben vous ne me lirez pas du 16 au 26 juin.
27 mars 2007
Je rêve oh oui mon frère et ça vaut tous mes mois d’salaire
Je rêve oh oui mon frère et ça vaut tous mes mois d’salaire
Alors dans chaque dossier on doit mettre : 1 photocopie de carte d’identité, une copie de la déclaration de candidature datée et signée, un CV (avec publication, liste des enseignements et descriptif de la thèse), une photocopie du diplôme de doctorat et une enveloppe timbrée à son nom et adresse. Ensuite dans cette enveloppe, on doit ajouter deux autres grandes enveloppes contenant, chacune : un CV (avec publication, liste des enseignements et descriptif de la thèse), une copie de la déclaration de candidature datée et signée et une copie du rapport de la soutenance de thèse. Chacun de mes dossiers contenait ainsi 66 feuilles. Comme il faut 3 exemplaires de la déclaration de candidature par dossier et qu’elles sont à chaque fois différentes (puisque contenant le nom de l’université et le code du poste), cela veut dire que j’en ai daté et signé 69. A la fin, j’écrivais « Fait à Marion, signé Paris » !
Pour vous donner quelques chiffres (car je me suis amusée à compter !), j’ai fait 1518 photocopies (heureusement à la fac où je fais mon post doc mais chut !!!!). Les 23 enveloppes timbrées jointes au dossier m’ont coûté 12,42 euros, à cela il faut ajouter l’affranchissement des dossiers à 2,90 euros pièce soit 66,70 euros et donc un total de 79,12 euros de timbres ! La Poste peut me dire « Merci! ». J’ai pas envoyé les dossiers depuis la fac car je n’ai aucune confiance dans leur service courrier et puis c’était un peu abusé après toutes les photocopies que j’avais faites ! (Mais en fait, je suis trop conne de ne pas abuser de cette fac qui me doit deux mois de salaire pour mon post doc…)
Je rêve, oh
oui mon frère, et ça vaut tous mes mois d'salaire
Ma couette est le repaire où j'mène une vie pépère
J'libère le monde amer, et même si j'y reste fier
J'aurai du mal à refaire tout c'qui va de travers
Tryo, Yakamoneyé
24 mars 2007
Mémé, tu vas m’aimer, je t’assure !
Ces derniers temps, je me suis amusée à récupérer des pistes de karaoké. C’est vraiment super marrant ça, le karaoké. Ceux que j’ai sont sous format mp3 donc y a pas les paroles qui défilent et qui te disent quand il faut prononcer quel mot si bien que des fois je suis un peu à la ramasse mais bon. J’avais une version vidéo karaoké de Hey Jude des Beatles mais au début on voyait un couple danser avec des tenues et coupes de cheveux années 80, ça avait l’air complètement débile et j’avais du mal à me concentrer sur les paroles mais quand j’ai vu le sosie de McCartney chanter, je riais tellement que je n’en pouvais vraiment plus et j’ai dû arrêter.
(Karaoke video) The Beatles - Hey Jude
Vidéo envoyée par armoni
Bref, je chante donc chez moi à tue-tête des chansons de Jewel, d’Eva Cassidy, des standards de jazz, quelques Goldman…je m’éclate. Samedi 18h30, j’étais en train de massacrer The Shadow of Your Smile (version Tony Bennett, une de mes chansons préférées) et je ne pouvais m’empêcher de penser que dans l’appartement d’en dessous Mémé devait me maudire ! Quand soudain, le téléphone a sonné. J’ai alors pensé que c’était Mémé qui m’appelait pour que je la ferme sous peine d’envoyer chez moi des policiers même pas beaux.
Ce n’était pas elle mais je n’étais pas loin :
(ah ! La dégonflée, elle n’a même pas eu le courage de m’appeler elle-même, elle demande à son fils de faire le sale boulot !)
« Voilà, je voudrais bien vous demander quelque chose, j’espère que ça ne va pas vous déranger ».
« Je vous écoute. »
« Eh bien j’essaie de joindre ma mère depuis 1 heure et ça ne répond pas alors je suis assez inquiet… »
« Vous voulez que j’aille voir si elle va bien ? »
« Oui si ça ne vous dérange pas. »
« Mais pas du tout Monsieur, je comprends votre inquiétude, je vais descendre voir et je vous rappelle après, d’accord ? » (et j’espère que vous avez bien noté que je suis la voisine la plus sympa de la terre – ou du moins de la rue de Pipeaux).
Je suis alors descendue frapper chez Mémé…j’avais un peu peur car je ne savais pas si j’allais la trouver en robe de chambre ou bien…en décomposition. Elle m’a ouvert la porte et m’a jeté son regard méchant habituel (je devais la déranger pendant Questions pour un champion ou un truc comme ça). Je lui ai expliqué que c’était son fils qui m’envoyait et elle s’est adoucie…elle a attrapé son téléphone sans fil et l’a allumé. Pas de tonalité. Je lui ai alors expliqué qu’il fallait laisser le sans fil sur la base, sinon il se décharge même si on ne s’en sert pas. Elle l’a allumé et éteint au moins 7 ou 8 fois en le portant à son oreille à chaque fois et en me disant « C’est bizarre, ça marche pas » et moi de lui répéter « Il faut le recharger en le mettant sur la base »…bon, au bout d’un moment j’ai lâché l’affaire. Je lui ai dit que j’allais rappeler son fils pour lui dire qu’elle allait bien et pour ne pas qu’il s’inquiète. Elle était toute gentille « Il a dû vous déranger ! » « Mais non c’est normal, voyons (mais j’étais en plein milieu d’une super chanson, quand même). »
23 mars 2007
L'homme, cet inconnu
Cher(e)s ami(e)s,
Voici quelques temps que je me pose un certain nombre de questions sur les
hommes. Pour explorer davantage cet objet d'étude fascinant, je me suis dit que
j'allais profiter du lectorat masculin de ce blog en espérant que leurs
réponses passionneront également le lectorat féminin.
Donc, homme, toi qui lit ce blog, aurais-tu la gentillesse de répondre
honnêtement aux quelques questions suivantes:
1. Tu as un rendez-vous, un date, quoi. Est-ce que tu réfléchis à ce que tu vas mettre ? Est-ce que tu hésites entre le pull qui dit « Hey Poupée, mate mes pectoraux » et celui qui dit « Putain, ce que j’ai l’air romantique avec ce pull rose » ? Ou est-ce que tu te dis que la chemise dans laquelle tu as passé la journée est très bien et puis que tu peux aussi garder ce caleçon qui date seulement d’hier…
3. Est-ce que toi, tu lui envoies des indices pour lui montrer qu’elle te plait ? Pour signifier que tu es libre ? Pour lui faire croire que tu es celui qu’elle a toujours cherché ? Et si oui, s’il te plait, quels sont ces indices ?
4. Après le rendez-vous, la fille te plait carrément. Est-ce que tu lui envoies un SMS le soir même ? Tu lui passes un coup de fil le lendemain ? Tu te dis que tu vas faire le gars indifférent, la faire mariner et ne la rappeler que deux jours après ?
Voilà, j’en ai plein d’autres mais on va commencer avec celles-ci. Avec vos témoignages, j’espère pouvoir commencer à rapprocher hommes et femmes et les aider à se comprendre pour que nous vivions tous dans la paix, l’harmonie, l’amour et le capitalisme…et accessoirement comprendre les comportements des mecs que je date et gagner du temps en ne m’acharnant pas sur ceux que je n’intéresse pas !
Merci de votre collaboration !
20 mars 2007
Rions Zun peu
A l'heure où la France découvre avec émoi et une surprise inqualifiable le nom des douze apôtres-candidats à l'élection de maître de la république et à l'heure où les Français se demandent s'ils vont vraiment devoir choisir entre Blanche Neige et le Nain au second tour, je pense qu'un peu de légèreté s'impose.
Tenez, par exemple, une réflexion que je me fait régulièrement. Vous connaissez le Sarcome de Kaposi? C'est une maladie infectieuse qui provoque des tumeurs cutanées. C'est malheureusement assez répandu chez les malades du SIDA. Je ne vous mets pas de photo parce que c'est pas hyper sexy. Mais si je m'en tiens à la définition de Wikipédia: "L'atteinte cutanée débute par une macule qui évolue vers une papule, un
nodule puis une plaque ulcérovégétante. Cette lésion est bien limitée,
érythémateuse puis violacée, et peut simuler tout d'abord un hématome.
Les lésions sont de taille variable, localisées ou généralisées.
L'évolution est elle aussi très variable, très lente ou progressant
rapidement." (c'était juste pour mettre des mots super compliqués sur mon blog!).
Eh ben, ça fait un moment que je me dis que le nom de Sarkozy sonne comme une contraction de sarcome et de kaposi et que son évolution se fait lentement mais sûrement et va bientôt marquer toute la France de sa plaque ulcérovégétante à coups de Ministère de l'immigration et d'identité nationale (déjà un concept balèze à définir) et de répression peu équitable.
Bref, rions un peu donc, tant qu'on a encore le droit et je vous offre deux petites animations qu'on m'a fait découvrir hier:
En voiture Mamie! Clique ici si tu l'oses!
Et une spéciale pour Bidouille: Et là aussi, vas-y!
Sur ce, portez vous bien!
N.B. de dernière minute, en regardant les mots-clé tapés sur google et qui ont conduit des internautes égarés sur mon blog, je remarque ce matin, un très alléchant: "Porno + Bidouille"...Bidouille, nous aurais-tu caché certaines de tes activités???
19 mars 2007
Un moment entre filles...la suite
Bon, alors reprenons…
Vous vouliez donc savoir quelles sont les pièces à joindre au dossier de candidature de Maîtres (Jedi) de Conférences. Quoi ? Vous n’avez pas consulté le Journal Officiel du 16 février 2007 ? Comment ça on n’y comprend rien ? Mais c’est l’administration ça ma brave dame, de l’art de rendre compliqué un truc tout simple…
Ah ? Non ? Ce n’est pas pour cela que vous vous êtes empressés de visiter mon blog aujourd’hui ? Vous êtes sûrs que vous ne voulez pas que je vous parle des dossiers MCF ? Vous préférez que je vous parle de Carla ? Oh, vous n’êtes pas drôles, vous savez !
(parce que sinon, j’ai vraiment mené une étude de fond sur les dossiers de recrutement, hein ?)
Bon, alors, je m’étais arrêtée au déjeuner de mardi midi,
lorsque nos collègues masculins nous ont demandé ce que nous allions faire sans
eux. J’ai répondu « Nous allons à la Mosquée. ». Oui alors que tous
ceux qui s’étaient imaginés des trucs sexuels remballent leur langue pendante,
vous n’y êtes pas du tout. La vérité, c’est que sommes allées à la grande
mosquée de Paris pour faire un hammam. Eh oui, Milie avait vu juste et avait
dévoilé mon secret dès le 3e commentaire de ce post ce qui m’avait
un peu fichu les boules mais, bon, j’ai quand même plus ou moins réussi à semer
le doute parmi vous.
Les plus curieux d’entre vous, les plus tatillons aussi vont s’empresser de me demander : mais pourquoi fallait-il impérativement être deux ? Et c’est quoi cette histoire de jambes en l’air à la fin ? Hein, Armo ? Eh bien, chers amis, je vais tout vous expliquer.
Mais, voyageons tous de suite un peu dans le temps et arrêtons nous à ce fameux jeudi soir où Carla et moi sommes allées à la Mosquée.
Le hammam est évidemment réservé aux femmes. On paie à l’entrée pour tous les services que l’on souhaite : massage, gommage, savon noir, thé à la menthe… Vu les prix, Carla et moi avions décidé de nous en tenir au minimum : entrée (15 euros quand même), savon noir et thé. Je ne voulais pas qu’on me fasse un gommage genre Karcher car je tiens aux grains de beauté de mon dos, je préférais maîtriser ça toute seule. Je ne voulais pas non plus me faire masser par une des employées du hammam car le massage ne dure que 10 minutes, est fait à la chaîne et j’avais entendu dire que les masseuses n’étaient pas très sympathiques, ce que je confirme. A leur décharge, elles passent leurs journées dans un endroit suffocant mais quand même…Lorsque l’on est dans le hammam, ces masseuses débarquent à tout moment, nous sautent dessus et nous hurlent à la face : « Madame, massage ? » Euh, non je n’ai pas demandé de massage, merci. Une fois ça va mais au bout du 5e « Madaaaaaaame, massaaaaaaaaage ???? », je commençais à être un peu lassée.
Après avoir payé, nous nous sommes dirigées vers les vestiaires. Euh rectification, vers le couloir de placards. Il s’agit en effet d’un long couloir, très étroit et réduit de moitié par une rangée de casiers. On n’a pas beaucoup de place pour se changer, aucune intimité et pas beaucoup de surface sèche où poser ses affaires. Carla et moi, nous sommes déshabillées et nous nous sommes alors posées une question cruciale : dans quelle tenue allons-nous au hammam ? Le nu intégral étant apparemment relativement rare dans ce hammam (enfin, d’après ce que j’ai pu constater), nous étions d’accord sur le fait que le bas de maillot de bain était un minimum (ne serait-ce que pour des questions d’hygiène). Pour le reste, nous avons fait comme la majorité des femmes, nous avons laissé le haut du maillot au vestiaire. (Alors, pour tous les garçons curieux qui se posent la question, je vais répondre tout de suite : oui, mes seins sont plus gros que ceux de Carla, voilà, c’est dit, fin de la discussion).
Nous sommes ensuite passées dans une première salle du hammam, la température était chaude mais pas trop ce qui nous a permis de nous accoutumer à la chaleur. Ensuite, nous nous sommes enduites de savon noir pour éliminer l’excès de sébum de la peau puis douchées. Puis, passage dans une salle plus chaude où nous avons remis ça avec le savon noir. Déjà, les petites peaux mortes se décollaient de notre corps. On les a d’ailleurs achevées au gant de crin. C’est fou la quantité de peau morte qu’on a sur nous, un vrai cadavre ambulant ! On a ensuite voulu tenter la super salle chaude, j’ai tenu 1 seconde et quart, Carla, plus téméraire est restée au moins une demie seconde de plus. Infernal.
On a papoté de tout un tas de trucs : les hommes, la chirurgie esthétique, les hommes bizarres, la cellulite, les hommes pas clairs, les produits de beauté et les hommes immatures.
Nous nous sommes ensuite douchées (c’est drôle j’avais fait une faute de frappe au début, j’avais écrit « touchées » au lieu de « douchées » !), séchées et nous avons enfilé un peignoir. Nous nous sommes enfin vautrées dans la salle de repos sur des banquettes-coussins, nous avons bu notre thé et nous nous sommes enduites de crème hydratante. On hallucinait complètement sur la beauté de notre peau après ce hammam. Nous étions allongées sur le dos les jambes en l’air (ah ah ah) et nous admirions leur douceur et leur velouté.
J’ai fait remarquer à Carla que le labo avait bien fait de m’engager car même si je ne suis pas une brute en statistiques, je suis une super partenaire de hammam. Car en effet, c’est bien d’être deux pour aller au hammam : on peut se passer le savon, se passer le gant de crin et se mettre de la crème mutuellement, tout particulièrement dans le dos. Voilà !
16 mars 2007
Un moment entre filles…
Cette entrée est dédiée à mon
petit panda qui comprendra certainement pourquoi.
Ca faisait longtemps que j’y
pensais, que j’en avais envie. Je n’osais pas vraiment sauter le pas, je ne
savais pas à qui proposer de tenter l’aventure avec moi. Il fallait que je
trouve la fille idéale pour cela, pour apprécier pleinement ma première
expérience et avoir envie de recommencer après.
J’avais proposé à quelques très bonnes amies mais elles n’étaient soit pas disponibles, soit pas emballées par l’idée. J’avais fini par me demander si je pourrais vraiment le faire un jour.
C’est Carla qui a pris
l’initiative de m’en parler d’abord. Curieusement, elle en avait envie elle
aussi et cherchait une partenaire. Comme elle ne connaît pas grand monde à
Paris et comme nous nous entendons bien, elle s’est tout naturellement tournée
vers moi. J’en étais d’ailleurs assez surprise car c’était m’accorder une
grande confiance. Je lui ai dit que j’étais très emballée mais c’est vrai que
j’étais un peu gênée aussi. Partager cette intimité avec elle que je connais à
peine, nous montrer nues un soir et nous retrouver ensemble à bosser au labo le
lendemain, c’était quand même un peu étrange. J’ai pris le temps de la
réflexion.
Lundi, je ne suis pas allée au labo car j’avais des trucs à finir chez moi. J’ai envoyé un mail à Carla pour lui dire que je ne venais pas et puis, à la fin de mon message, je lui ai proposé : « si on le faisait jeudi soir ? » Elle en était ravie.
Mardi matin au labo, nous avons tout organisé. Il s’agissait de déterminer où cela se passerait. La seule certitude était que ce serait jeudi soir après le travail. Nous discutions des détails de l’aventure en gloussant et en montrant des signes d’excitation qui ont mis la puce à l’oreille de nos collègues masculins. A l’heure du déjeuner, Mario l’italien et Jasper le néerlandais nous ont fait une proposition « On va au ciné jeudi soir, vous venez avec nous, les filles ? » Carla et moi avons échangé un sourire. Non, nous on a déjà des projets pour jeudi soir. Cela a intrigué nos garçons. Qu’est-ce qu’on pouvait bien faire sans eux ?
Héhéhé…
En fait, je n’avais pas envisagé d’écrire plusieurs épisodes mais c’est Renard qui m’a donné l’idée dans un commentaire hier.
15 mars 2007
Grande Nouvelle!
Demain, je publie une nouvelle entrée!
Tenez-vous prêts!
Voilà, c'est juste pour vous faire patienter car j'aurai un truc à raconter...je vous laisse deviner quoi.
Bonne journée!
11 mars 2007
Quelques niouzes
Alors voilà, je pensais qu’après ma thèse, je pourrais prendre le temps…du temps pour moi, me promener au bord du lac par un dimanche ensoleillé, voir plein d’amis, sortir avec plein de garçons et surtout ne pas culpabiliser de glander un peu le week end. Ben non…
Ces dernières semaines, j’ai autant bossé que lorsque je terminais ma thèse : journées, soirées, week end…si bien qu’à un moment mon corps a dit stop. Je me suis réveillée samedi matin avec des maux de tête terribles et des nausées et surtout très fatiguée. On n’a pas idée de se rendre malade par le travail ! Franchement !
Des amies à qui j’ai décrit mes symptômes se sont demandées si j’étais enceinte. Ben voyons donc, ça a pas d’allure ! Je vois pas avec qui et surtout quand ! Ou alors, on m’a mal informée sur les risques de grossesse entraînés par l’usage du vibromasseur…vous croyez que je pourrais être enceinte d’un petit dauphin ? Ou plutôt d’une sirène : mi-femme, mi-poisson (OK, le dauphin est un mammifère, je sais)…bref…
Ma vie amoureuse est relativement déserte ces temps-ci et ma vie sexuelle majoritairement électrique…(d’ailleurs je ne saurais que recommander le modèle dauphin qui m’a donné totale satisfaction !)…
La vérité c’est que McSushi occupe pas mal mes pensées…A chaque fois que je regarde l’heure, je calcule mentalement l’heure du Japon (+ 8 heures)…je me dis : « là, il doit être en train de se lever, là sa journée de travail est terminée, etc.) C’est étrange de penser que quand je vais me coucher, lui se lève de l’autre côté de la Terre.
Soupirs.
Dur de penser que je ne vais pas le revoir avant 4 mois…même si en attendant, je ne vais pas m’ennuyer : pas mal de boulot avec le post doc, les postes de maîtres de conférences pour lesquels il faut envoyer des dossiers, quelques articles à écrire, un voyage à Chicago en Juin dont je rêve depuis longtemps…
Tiens à propos du post doc…c’est un peu galère en ce moment car ils comptent tous sur moi au labo pour faire les statistiques de leurs expérimentations…bon, soyons honnêtes, j’ai pris un cours de stat pendant ma thèse, je connais quelques calculs mais là, je cale car j’ai l’impression de ne pas savoir faire…en même temps dans mon labo, ils ne savent faire que des pourcentages alors je peux les épater en leur balançant quelques mots compliqués. Quand ils me demandent, est-ce qu’on pourrait faire un calcul, là ? Je leur réponds : « Ben ouais, je pense qu’on devrait faire une analyse de variance univariée mais bon, le problème c’est que je ne pourrais pas faire de test PLSD de Fisher alors je vais plutôt faire plusieurs test t non appariés, enfin, je vais y réfléchir. » Bon, là, ça les impressionne vachement et pendant qu’ils retournent à leur programmation informatique moi je me plonge dans la Bible des stats et j’essaie de comprendre ce que je viens de leur dire. Je ne sais pas combien de temps je vais pouvoir continuer à faire illusion comme ça alors en attendant, je me montre utile en faisant savoir que j’ai d’autres compétences indispensables à la survie du labo. Par exemple, jeudi j’ai mis de nouvelles chansons sur le i-pod de ma chef parce qu’elle n’arrivait pas à le faire. J’oblige les non francophones à parler français et je corrige leurs fautes et à l’occasion, je traduis aussi quelques trucs en anglais. Voilà…j’espère quand même que je vais avoir un poste de maître de conférences parce sinon je me demande bien ce que je vais devenir…




